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Antisémitisme et Islamisme

Par Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com
22/10/19

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Dès 2009, Israël a pris un essor décisif et exponentiel parvenant à devenir la 8ème puissance dans le monde, selon de nombreux critères, économiques, culturels, technologiques, militaires... Lors de cette décennie, nous avons assisté parallèlement à une montée inattendue de l’antisémitisme un peu partout, en même temps qu’une diversification et une consolidation de l’avancée de l’islamisme en Occident.

Que s’est-il passé de notable eu égard à ces diverses évolutions ?

On peut noter la présidence de 8 ans de Barack Hussein Obama aux États-Unis et le développement d’une mentalité en cours, surtout en Europe, qu’on peut appeler “le politiquement correct”. Face à la montée de l’Islam politique, cette manière de penser et d’agir a entraîné une diminution de la résilience et de la liberté.
Les élites occidentales se sont progressivement “qatarisées”, alors que des résistants à ce « politiquement correct », désirant pratiquer la libre parole d’antan, sont obligés de prendre des gardes du corps. Inimaginable il y a seulement 20 ans !
Obama a introduit la Confrérie des Frères musulmans dans le jeu politique international, ce qui a entraîné au Moyen Orient un désordre encore plus intense, la création de nombre de groupes islamiques d’obédiences diverses, certains cherchant à rétablir le califat, mais tous animés de la haine de l’Occident et des Juifs.

Et voilà qu’aux États-Unis, le peuple installe au pouvoir un président qui sort de l’ordinaire, non issu de la classe politique de Washington, dont la famille a fait fortune dans l’immobilier, et dont la fille bien aimée Ivanka s’est convertie au judaïsme. Et haro sur le baudet Trump... ! Le pouvoir politique établi se déchaîne, notamment les démocrates entraînés par l’ex-président Obama, qui a compris que le nouveau président allait défaire son échafaudage. Et l’Europe “bien pensante” suit le mouvement.

De plus, ce nouveau président a le toupet de réussir économiquement pendant les 3 premières années de son mandat. Et il a le toupet de reconnaître un fait établi depuis des millénaires, Jérusalem comme capitale d’Israël. On n’a jamais connu une aussi grande levée de boucliers depuis cette reconnaissance...
Et Donald Trump continue de favoriser Israël, dans l’intérêt de son pays, au grand dam de tous les antisémites qui ont miné le parti démocrate, ayant à la tête une clique islamo-gauchiste... inimaginable aux États-Unis, il y a seulement 10 ans.
La sortie des Américains de l’accord boiteux de 2015 conclu par Obama avec l’Iran sur le nucléaire a provoqué des remous; cet accord ne fait que retarder de dix ans l’accès à l’arme nucléaire de l’Iran qui s’est juré en toute occasion de détruire Israël (1).
Donald Trump apparaît ainsi comme un résistant à « la pensée correcte » de « l’establishment » de Washington et il est amené à « tweeter » pour se faire entendre du peuple, les medias étant acquis aux démocrates, soutenus par la « gauche caviar » et Soros, et qui cherchent sans cesse à le destituer (2).

On peut résumer la situation en quelques phrases.
En un siècle, la société judéo-chrétienne a subi les assauts de 3 systèmes autoritaires, le nazisme, le communisme et l’islamisme.
                                                          

L’islam s’est engouffré dans le vide spirituel et identitaire créé par un globalisme multiculturel et athée. Dans son combat « saint », cet islam utilise                              

 - la démographie,                                                                                               

 - sa culture et son allure vestimentaire,                                                                               

- la “victimisation” (3),                                                                                       

 - l’invasion victimaire d’Asie et d’Afrique                                                                                  

 - et la lente réduction de résistance de l’Occident, grâce à des attentats sporadiques, mais répétés et diversifiés.
Pour éviter des troubles, le pouvoir établi préconise le “politiquement correct”, voire une forme de soumission, sans “amalgame”, ni “islamophobie”...
                           

Par peur de disparaître, une gauche attardée a crû trouver dans cet Islam sa bouée de sauvetage et elle concourt ainsi, avec lui, à l’effondrement lent mais assuré de la société occidentale et à la montée de l’antisémitisme, le Juif restant le bouc émissaire idéal. (4)
Bien sûr, la droite extrême, au racisme endémique, participe aussi à cette montée.

L’essor de l’état d’Israël et l’élection de Trump ont donné un élan à l’antisémitisme (camouflé sous l’antisionisme) et la faiblesse spirituelle et identitaire de l’Occident ont alimenté l’islamisme et sa haine d’Israël.


Notes
(1) Le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Jérusalem : « Je pense que le peuple israélien devrait fixer du regard le changement probablement le plus brutal que cette administration ait apporté à la politique étrangère par rapport à celle de l'administration précédente - les sanctions les plus sévères que nous ayons jamais imposées. Des sanctions qui suffiront à réduire la portée et la taille de l'économie iranienne de plus de 12 % l'an prochain. C'est du sérieux.  Nous le faisons parce que cela prive l'Iran des ressources nécessaires pour mener des campagnes d'assassinats en Europe, des systèmes de missiles et des progrès technologiques en matière d'infrastructure, en soutenant le Hezbollah et les milices chiites dans le monde. Nous avons matériellement réduit leur capacité à s'engager dans ces comportements…. Personne ne devrait interpréter le retrait des troupes américaines de Syrie comme un signe que l'Amérique n'est plus engagée dans sa stratégie visant à arrêter l'agression iranienne et ses efforts pour obtenir une capacité nucléaire ».                                                                                                      

(2) Voir « George Soros, Satan du Capitalisme » à www.nuitdorient.com/n3647.htm                                                                                                               

(3) Le statut de victime, vraie ou fausse, suscite la compassion et désigne le bourreau
(4) On peut noter aussi d’autres sources de l’antisémitisme: jalousie ou envie, désir de déculpabilisation, dogme religieux, éducation et enseignement, atavisme, haine de soi, ou de celui qui est différent...

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