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La guerre des mots

Israël ne peut se permettre de rester passif pendant que d'autres définissent son histoire.

Par David Bedein, directeur de l'Agence de presse Israel Resource News Agency et du Centre de recherche sur les politiques du Proche-Orient, auteur de *Genèse de l'Autorité palestinienne* et de *Obstacle à la paix : comment l'ONU perpétue le conflit israélo-arabe : les politiques de l'UNRWA reconsidérées*.

8 juillet 2026

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Le mensonge du génocide – Joseph Goebbels, ministre de l'Éducation du peuple et de la Propagande d'Hitler, appliquait le principe selon lequel un mensonge, répété suffisamment souvent, finit par être crédible.

Cette leçon n'a pas été oubliée.

Aujourd'hui, un vaste réseau d'organisations, dont beaucoup se réclament des droits de l'homme, a investi des ressources considérables pour promouvoir le récit mensonger selon lequel Israël mène une « guerre de génocide ».

Cette accusation n'est pas seulement fausse. Il s'agit d'une réécriture délibérée de l'histoire et d'une accusation de crime rituel moderne dirigée contre l'État juif. Israël mène une guerre défensive contre des organisations terroristes qui cherchent ouvertement à le détruire. Pourtant, une grande partie du discours international s'est déplacée de l'examen des atrocités du Hamas vers la mise en cause d'Israël lui-même.

Cette campagne ne peut être contrée par la simple publication d'une nouvelle fiche d'information ou d'une nouvelle déclaration diplomatique.

Israël doit commencer à sanctionner ceux qui répandent sciemment des mensonges diffamatoires tout en bénéficiant d'un accès privilégié au pays. Israël devrait examiner attentivement si des individus qui accusent régulièrement l'État juif de génocide, sans preuve et de mauvaise foi, doivent continuer à bénéficier d'un accès professionnel sans restriction en Israël.

Le programme scolaire de l'Autorité palestinienne

Un autre front dangereux de ce conflit est l'éducation dispensée par l'Autorité palestinienne.

Lorsque Israël et les États-Unis ont accepté de dialoguer avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), il était communément admis que l'OLP renoncerait à son engagement envers la destruction d'Israël et s'orienterait vers la coexistence.

Cette transformation n'a jamais eu lieu.

Mon organisation, le Centre de recherche sur les politiques du Proche-Orient, suit de près le programme scolaire de l'Autorité palestinienne depuis le 1er août 2000, date à laquelle le système éducatif de l'organisation a introduit son premier programme indépendant. Au cours des vingt-cinq dernières années, nous avons collecté et archivé plus de 1 000 manuels scolaires de l’Autorité palestinienne.

Les conclusions sont profondément préoccupantes.

Les programmes scolaires n’enseignent ni la paix, ni la réconciliation, ni le compromis, ni la reconnaissance mutuelle. Au contraire, les élèves sont exposés à des messages qui glorifient le martyre, nient les liens historiques du peuple juif avec la terre et encouragent une idéologie de lutte perpétuelle.

L’Autorité palestinienne avait promis que ses programmes scolaires seraient reconnus par l’UNESCO. Cette promesse n’a jamais été tenue.

L’éducation façonne les générations futures. Aucun processus de paix ne peut aboutir si les enfants sont éduqués au conflit.

Israël doit donc reconsidérer sérieusement sa politique actuelle à l’égard des établissements scolaires qui incitent systématiquement à la violence.

Le système de « rémunération pour le terrorisme » persiste

Depuis des années, les responsables de l’Autorité palestinienne promettent des réformes du système communément appelé « rémunération pour le terrorisme ».

Ces promesses sont restées vaines.

Au contraire, l’Autorité palestinienne continue de verser des aides financières aux terroristes condamnés et aux familles des auteurs d’attentats.

Aucune société démocratique ne peut accepter un système où des actes de terrorisme sont récompensés par un soutien financier à vie.

La communauté internationale a condamné à maintes reprises cette politique. Pourtant, le programme demeure en vigueur.

Il est temps pour Israël de passer à l’action et d’aller au-delà des protestations diplomatiques.

Quiconque facilite, transfère, administre ou distribue sciemment des fonds qui récompensent le terrorisme doit être poursuivi en justice.

Réseaux de financement étrangers

Un autre problème qui exige une attention urgente est le vaste réseau d’organisations non gouvernementales opérant en Judée-Samarie, ainsi qu’ailleurs, sous l’égide de gouvernements étrangers et de donateurs privés.

Nombre de ces organisations œuvrent ouvertement contre les intérêts israéliens tout en recevant d’importants financements étrangers.

Une attention particulière doit être portée au Qatar, qui est devenu un acteur financier majeur dans toute la région. Le Qatar s'est simultanément positionné comme intermédiaire diplomatique tout en continuant d'apporter son soutien et sa légitimité à des acteurs fondamentalement opposés à l'existence d'Israël.

Israël doit réévaluer ses relations avec le Qatar et examiner de près les activités des entités financées par le Qatar opérant sur son territoire.

De même, les alliés d'Israël devraient évaluer avec soin leurs propres relations avec Doha.

L'heure est à une nouvelle stratégie.

Israël a démontré à maintes reprises sa capacité à se défendre militairement.

Le défi qui se pose à nous aujourd'hui est de savoir si nous faisons preuve de la même détermination dans les domaines diplomatique, éducatif et informationnel.

Les guerres ne se mènent plus uniquement avec des chars et des avions.

Elles se mènent aussi par le biais des récits, des salles de classe, des institutions internationales et des campagnes médiatiques.

Israël ne peut se permettre de rester passif tandis que d'autres définissent son histoire.

L'État juif doit riposter dans la guerre des mots avec clarté, confiance et détermination.

Car si nous ne racontons pas notre histoire, d'autres le feront pour nous. Et comme l'ont dit nos Sages : le pouvoir sur la vie et ​​la mort est dans la langue חיים ומוות ביד הלשון

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The war of words

Israel cannot afford to remain passive while others define its story.

By David Bedein, Director of the Israel Resource News Agency and heads the Center for Near East Policy Research, author of Genesis of the Palestinian Authority and Roadblock to Peace: How the UN Perpetuates the Arab-Israeli Conflict: UNRWA Policies Reconsidered.

Jul 8, 2026,

The Genocide Lie -Joseph Goebbels, Hitler’s Minister for Public Enlightenment and Propaganda, famously operated on the principle that if a lie is repeated often enough, it eventually gains credibility.

That lesson has not been forgotten.

Today, a vast network of organizations, many operating under the banner of human rights, has invested enormous resources in promoting the false narrative that Israel is conducting a "war of genocide".

The accusation is not merely wrong. It is a deliberate inversion of history and a modern blood libel directed against the Jewish state.

Israel is fighting a defensive war against terrorist organizations that openly seek its destruction. Yet much of the international discourse has shifted from examining Hamas atrocities to placing Israel itself in the dock.

This campaign cannot be countered simply by producing another fact sheet or issuing another diplomatic statement.

Israel must begin imposing consequences on those who knowingly spread defamatory falsehoods while benefiting from access to the country. Israel should carefully examine whether individuals who repeatedly accuse the Jewish state of genocide, without evidence and in bad faith, should continue to enjoy unrestricted professional access within Israel.

The Palestinian Authority Curriculum

Another dangerous front in this conflict is Palestinian Authority education.

When Israel and the United States agreed to engage with the Palestine Liberation Organization, a central assumption was that the PLO would abandon its commitment to Israel’s destruction and move toward coexistence.

That transformation never occurred.

My organization, the Center for Near East Policy Research, has monitored the Palestinian Authority curriculum since August 1, 2000, when the the organization's educational system introduced its first independent curriculum.

Over the past quarter-century, we have collected and archived more than 1,000 Palestinian Authority textbooks.

The findings are deeply troubling.

The curriculum does not teach peace, reconciliation, compromise, or mutual recognition. Instead, students are exposed to messages that glorify martyrdom, reject Jewish historical ties to the land, and promote an ethos of continued struggle.

The Palestinian Authority once promised that its curriculum would receive UNESCO endorsement. That promise was never fulfilled.

Education shapes future generations. No peace process can succeed while children are educated for conflict.

Israel must therefore seriously reconsider its current policies toward educational institutions that systematically promote incitement.

Pay for Slay Continues

For years, Palestinian Authority officials have promised reforms to the system commonly known as “Pay for Slay."

Those promises have not materialized.

Instead, the Palestinian Authority continues to provide financial payments to convicted terrorists and to the families of attackers.

No democratic society can accept a system in which acts of terrorism are rewarded with lifelong financial support.

The international community has repeatedly condemned this policy. Yet the program remains in place.

The time has come for Israel to move beyond diplomatic protests.

Anyone who knowingly facilitates, transfers, administers, or distributes funds that reward terrorism should face legal consequences.

Foreign Funding Networks

Another issue demanding urgent attention is the extensive network of non-governmental organizations operating in Judea and Samaria, as well as elsewhere, under the sponsorship of foreign governments and private donors.

Many of these organizations openly work against Israeli interests while receiving substantial foreign funding.

Particular scrutiny must be directed toward Qatar, which has emerged as a major financial player throughout the region.

Qatar has simultaneously positioned itself as a diplomatic intermediary while continuing to provide support and legitimacy to actors fundamentally opposed to Israel’s existence.

Israel must reassess its relationship with Qatar and closely examine the activities of Qatari-funded entities operating within the country.

Likewise, Israel’s allies should carefully evaluate their own relationships with Doha.

Time for a New Strategy

Israel has repeatedly demonstrated that it can defend itself militarily.

The challenge before us now is whether we possess the same determination in the diplomatic, educational, and informational arenas.

Wars are no longer fought solely with tanks and aircraft.

They are also fought through narratives, classrooms, international institutions, and media campaigns.

Israel cannot afford to remain passive while others define its story.

The Jewish state must fight back in the war of words with clarity, confidence, and resolve.

Because if we do not tell our story, others will tell it for us.

And as our Sages said: THE POWER OVER LIFE AND DEATH IS IN THE TONGUE חיים ומוות ביד הלשון