Si
l’Antisémitisme est un Délit,
alors
Pourquoi Progresse-t-il tel un Incendie ?
Par Patrick Granville
20 août 2026
Juif perfide, démoniaque, usurier… Ces anciens mythes se sont perpétués depuis l’Antiquité, d’abord dans le monde ancien, égyptien, grec, romain, jusqu’au Moyen-Âge. L’histoire montre comment le peuple juif est passé, en quelques millénaires, de l’accusation chrétienne de peuple « déicide » à peuple « génocidaire », omettant même de rappeler leur victimisation et la disparition de six millions d’entre eux. Le IIIe Reich, avait mis en place une immonde machine d’extermination humaine à l’échelle industrielle appelée solution finale. Toute la terminologie utilisée à travers les siècles retrace l’histoire de la haine des Juifs, la plus longue de tous les temps, laquelle loin de s’être éteinte à la fin du IIIe Reich devient aujourd’hui un sujet d’actualité brûlant.

De nos jours, l’idéologie islamo-gauchiste a pris le relais du IIIe Reich afin d’assimiler le sionisme au nazisme ! Et enfin, après le 7 octobre, afin de faire oublier ses crimes et ses massacres, le Hamas va inventer une façon encore plus ignoble de se dédouaner. Pour réussir sa ruse (taqîya), il se fait soutenir par une mobilisation médiatique mondialisée sans précédent. Son ignominie aura suffi à retourner ses propres crimes en accusant les soldats de Tsahal de génocidaires, de tueurs de bébés palestiniens. Sous la propagande nazie de Goebbels, plus le mensonge est gros, plus il devient vérité. La mayonnaise du Hamas a bien pris, jusqu’à convaincre les candides et les demeurés !…
Dans l’histoire du monde, ces clichés monstrueux, ces calomnies, ces ignominies existaient déjà contre les Juifs, depuis la nuit des temps. Elles se manifestaient par un racisme virulent spécifiquement anti-juif, qui n’a fait que progresser de jour en jour. Une agression récente de 7 français juifs à Barcelone, pris à partie par une meute d’islamo-gauchistes espagnols, s’est accompagnée d’insultes, de crachats, de hurlements, de menaces, de lynchage public aux cris de (sic) : « Les Juifs ne sont pas les bienvenus ici ». « Mort à Israël ».
Nous revoici plongés dans les années 30, aux heures les plus sombres pour les Juifs. La grand-mère de ma femme Betty Avram, juive allemande née à Berlin, nettoyait les trottoirs à genoux en 1939 avec une brosse à dents sous le regard rieur des SS. J’ai même récemment photographié ce trottoir, non loin de la maison de Freud.
Il faut y voir une progression hallucinante de l’antisémitisme, presque exponentielle. Cela se passe en France : à Avignon, aux Deux-Alpes, à Deauville, à Paris, et demain partout ! Mais aussi dans le monde. Durant ces vacances d’été, des agressions contre des Juifs sont signalées en Thaïlande, au Sri-Lanka, en Iran, à Rome, à New-York, en Grèce, en Espagne à Barcelone, en Australie, et même hier en Finlande !…
Ce racisme endémique, viral, virulent est appelé antisémitisme lorsqu’il insulte, agresse, humilie des Juifs identifiables, donc visibles ou non ! On découvre avec stupeur qu’il pullule en France depuis le 7 octobre 2023 ! Or, ceux qui avancent cet argument erroné nient ou oublient 436 actes antisémites pour la seule année 2022 en France, et 23.000 en 2025 dans le monde, dont 1420 en France la même année. Chiffres du ministère de l’Intérieur et de l’IA. Rappelons qu’avant 2022, il y a eu les meurtres d’Ilan Halimi (févr.2006) ; de l’école Ozar Hatorah de Toulouse (mars 2012 – 4 morts dont 3 enfants) ; de l’attentat Hyper Casher à Vincennes tuant 4 personnes juives (en janvier 2015) ; du docteur Sarah Halimi (avr. 2017) ; de Mireille Knoll (85 ans) poignardée et brûlée à Paris en mars 2018 par deux individus #balancetonantisémite, responsables de la chasse aux Juifs !…
Pour Émile Zola, ardent défenseur du Capitaine Dreyfus, avec son célèbre « J’accuse !» paru dans l’Aurore, le 13 janvier 1898, l’antisémitisme a quelque chose d’odieux car il exclut les Juifs. Dans la novlangue en vigueur, on dira qu’il les essentialise, ce qui est contraire aux lois de notre République, vous me suivez ?… Par conséquent l’antisémitisme décomplexé devient condamnable, car c’est un crime, c’est un délit et surtout pas une opinion, encore moins une banalité ! Face à cette situation tragique, il faut voir la défaite de la République, impuissante et incapable de défendre et protéger ses concitoyens dans le cadre de sa laïcité, et déroulant un tapis rouge de sang à la victoire de la tyrannie, son vainqueur.
Avec raison, si l’essentialisation des migrants, des Noirs, des Arabes, des étrangers est condamnable par une gauche LFI antiraciste, alors pourquoi l’essentialisation des Juifs n’est-elle pas considérée comme homophobe, judéophobe, pour choisir de se banaliser, hardi pari « 2 poids, 2 mesures » ? Or s’attaquer aux Juifs revient à s’attaquer aux fondements de la République. Article 1 de sa Constitution :
« Les hommes naissent libres et égaux en droit ! »
Foutaise ! Visiblement pas tous, et certainement pas les Juifs menacés dans ce pays ! Pour cela, vous constaterez qu’ils finiront tous par partir un jour ! Une France sans juif sera regrettable ! Les nazis disaient Judenrhein. Les islamistes diront ??? Le mot n’existe pas encore.
On se rappellera toujours que le cataclysme apocalyptique de la Shoah, perpétré par le régime nazi, est resté à jamais dans le cœur et la mémoire du peuple juif.
Des institutions telles le Yad Vachem à Jérusalem ; le Mémorial de la Shoah à Paris ; le United States Holocaust Memorial Museum à Washington ; le musée des Juifs assassinés en Europe (Denkmal für die ermordeten Juden Europas) à Berlin ; et la liste est longue avec la Belgique, les Pays-Bas, partout en Europe. Rappelons que la Shoah est un fait unique, un fait incomparable avec aucun autre génocide ou holocauste de l’histoire !
Ces institutions citées plus haut représentent des lieux chargés d’histoire et de mémoire. Elles sont en tous points honorables par les fonctions dédiées qu’elles occupent, celles de conserver et transmettre l’histoire de ce cataclysme (la Shoah) aux générations futures pour pouvoir dire un jour « plus jamais ça ! ».
Dans ces institutions, il faut voir une promesse libératrice des consciences, un totem à l’égard de ces millions d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards exterminés dans les camps de la mort nazis. Or, ironie de l’histoire, pendant que les USA inauguraient leur musée de l’Holocauste à Washington (en 1994), criant, eux aussi « plus jamais ça ! », le génocide des Tutsis produisait au Rwanda 800.000 morts en 3 mois, presque dans l’indifférence générale.
Comprendre alors le cheminement qui a mené l’Europe à Auschwitz n’absout en aucun cas les criminels, ni ne légitime leurs crimes par l’oubli ou le refoulement. Cependant, cette analyse doit nous permettre de tirer les leçons de l’histoire afin qu’elles ne puissent plus – pensait-on à tort -, repasser les plats. Ce n’est pas la leçon observée de nos jours ! Des caricatures infâmes circulent contre les Juifs. Le climat devient insoutenable. C’est un tsunami anti-juif décomplexé ajoutera Me Arnault Klarsfeld. Ajoutons, inquiets, qu’aucune leçon de l’histoire n’ait été tirée de cette situation.
Exemple récent
Une vidéo virale se propage sur le net depuis quelques jours. C’est l’image de la gérante d’une buvette des Deux-Alpes qui refuse de servir Elie Sultan, Juif barbu orthodoxe, religieux pratiquant son judaïsme, avec sa famille disant (sic) : « II y a trop de juifs ici, cela indispose mes autres clients ! ». Reste à boycotter les antisémites fières de leurs propos !

« Cette vidéo virale nous laisse un goût amer, même un dégoût pour tout dire, à voir que dans la France de 2026, lorsqu’on est Juif, avec une kippa sur la tête, on peut se voir refuser d’être servi ». Scandale XXL, même pas ! Promesses de poursuites pénales avec sanctions, bla, bla, bla… conformément à la loi de la ripoublique ! Ici l’antisémitisme de la gérante de la buvette des Deux-Alpes, dont le cerveau doit tangenter avec l’intelligence d’une huître, aura affiché son antisémitisme devant sa clientèle, laquelle lâchement n’a pas bronché. Cet antisémitisme décomplexé et médiatisé est devenu un acte de gloire chez cette inculte. La voilà mise sous les feux des projecteurs de l’actualité, hors de son anonymat minable habituel. Plus dure sera sa chute ! Quant aux autres, « Qui ne dit rien consent », répond le dicton populaire à ces lâches indifférents à tout et surtout au sort des Juifs ! Notons que « ce silence qui tue pue la haine, devient complice du mal antisémite et le banalise », dirait Hannah Arendt.
Mais si la haine a traversé toutes les époques, elle sera toujours avide d’une cible, d’un bouc émissaire tout trouvé : les Juifs ! « Souvenez-vous que la haine précède toujours l’acte ! » Marek Alter

Seule une contre-médiatisation du discours antisémite mis en pièces avec courage et relayée à grande échelle me semble être l’arme essentielle pour espérer faire reculer la bête immonde et lutter contre ce fléau antisémite qui prend des proportions extrêmement inquiétantes. Rien ne sera fait à une rare exception infinitésimale. Cette passion antisémite, cet antisémitisme a été qualifié de résiduel par le grand timonier Mélenchon – l’Insoumis, candidat potentiel à l’Élysée ! Si cette passion antisémite rappelle les heures sombres des années 30 du nazisme, de nos jours, elle s’est déjà banalisée pour générer un islamo-nazisme et islamo-gauchisme.
L’antisionisme, c’est le faux nez de l’antisémitisme, lequel s’allonge à l’égal de celui de Pinocchio à chaque mensonge. En cause, le soutien absurde d’une Palestine inexistante, virtuelle, obsessionnelle, masquée derrière un enfumage médiatique qui dure depuis un demi-siècle, d’une ampleur perfide, psychotique, paranoïaque, névrosée, totalitaire.
Les forces et pressions terribles qui alimentent cet antisémitisme sont intolérables et nous mènent droit vers la chute de la démocratie, devenue l’otage soumise de ce mal nouveau dont elle n’a aucun moyen physique de se défendre, hormis des lois obsolètes, inapplicables. Les comédiens juifs, nous dit Arthur, ont moins de travail qu’avant. Les metteurs en scène ont peur d’embaucher un comédien juif s’il se révèle ensuite être un ami d’Israël. La pression idéologique sur les comédiens juifs devient terrifiante. C’est arrivé à Amir et à un chef d’orchestre israélien. Pensez-vous seul pouvoir galvaniser la Justice, dernier rempart de notre démocratie ? Sinon boycottons, tournicotons, réagissons !
Tout un chacun – au lieu de se mentir – peut jouer courageusement un rôle : se battre, combattre, débattre jusqu’à retrouver la part noble en soi qui grandit l’humain au lieu de l’avilir.
Auschwitz en héritage induit l’idée erronée d’une parenthèse barbare nazie de l’histoire. De nos jours les islamo-gauchistes à Avignon, en agressant un Juif, ont repris à leur compte cette parenthèse barbare de l’histoire pour disent-ils « finir le travail inachevé d’Hitler ». Vous l’aurez compris, il s’agit d’une volonté de destruction complète des Juifs sur cette terre, que Rima HaSSan relayait par ce slogan : « Free Palestine de la rivière allah mer » !
Le Hamas, proxy de l’Iran, a bien essayé le 7 octobre 2023, par traîtrise, par surprise d’éradiquer Israël. Leur échec cuisant fait état qu’aujourd’hui Gaza est en ruines, la population survivante est éparpillée de par le monde, dont beaucoup en France. Chaque terroriste du Hamas ayant participé aux massacres du 7 octobre sera recherché par une unité spéciale d’élite NILI, puis éliminé.

Durant la sécheresse caniculaire où le thermomètre dépassait le 40-42 degrés Celsius, des antisémites disaient contre les Juifs, sur TiK-Tok, que c’était la température des fours crématoires. La haine, toujours la même haine rongée par la jalousie de ceux qui travaillent et réussissent à créer un état d’exception en 78 ans !
Ma conclusion est partagée avec Georges Bensoussan, historien de la Shoah, qui dit devoir nous interroger sur les structures de pensée du monde occidental germanique de l’époque qui ont conduit à ce désastre pour éviter de les reproduire.
Ce ne semble pas être le cas, c’est le moins que l’on puisse dire !