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Les Principales Conditions pour que Reza Pahlavi Puisse Rassembler le Peuple

Par Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com

09/01/2026

Extraits d’un article de Suzan Quitaz, journaliste kurde-suédoise « La crise iranienne est due à une inadéquation entre l'identité de l'État et celle du peuple » du 06/01/2026

À la fin de l'an dernier, une vague de protestations partie du Grand Bazar de Téhéran s'est rapidement propagée à travers le pays. Après des décennies d'oppression d'État brutale et de déclin économique, de nombreux Iraniens disent avoir atteint un point de rupture (1).

Hussein Yazdanpan, président du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) et commandant en chef de l'Armée nationale du Kurdistan : « Ce que nous observons en Iran n'est pas simplement une crise économique. Il s'agit avant tout des symptômes d'une profonde crise politique. L'État, le système politique, est en crise »

La crise iranienne dure depuis plus de cent ans. Elle résulte de l'incompatibilité entre l'État et la population. L'identité, la langue, la souveraineté de l'État, et même sa religion, appartiennent à une seule nation, les Perses, qui ont imposé leur identité aux autres groupes ethniques non persans présents au sein de l'État. Plus de 45 % de la population iranienne est non perse, les Kurdes et les Azéris constituant les principaux groupes ethniques.

La République islamique et son clergé manquent de légitimité politique et de confiance publique. Ce gouvernement inefficace et corrompu impose son emprise par l'oppression, les massacres et la famine. Le peuple a perdu tout espoir d'un avenir meilleur. Ce gouvernement illégitime a dépensé des milliards dans son programme nucléaire et le financement de divers groupes terroristes.

C'est pourquoi la société est comme une poudrière, prête à exploser à la moindre étincelle. Les États-Unis (2) et Israël (3) ont ouvertement exprimé leur soutien au soulèvement populaire visant à renverser la République islamique.

Les Kurdes sont largement considérés comme la composante la mieux organisée de l'opposition iranienne, tant sur le plan politique que militaire.

Aucun nouveau gouvernement en Iran ne peut instaurer la stabilité politique sans être démocratique et sans croire en un État multi-identitaire et à souveraineté multiple. Si le fils du shah déchu en 1979, Reza Pahlavi, et ses partisans tentent d'unir la nation autour de tels objectifs, ils sont les bienvenus pour prendre le pouvoir.

Notes

(1) Face à cette mobilisation d’ampleur, les autorités iraniennes tentent de minimiser les revendications. Elles proposent de donner à tout citoyen 7$/mois pendant 4 mois… (s’ajoutant aux 100$/mois de revenus en moyenne)

(2) Majid Rafizadeh, docteur en sciences politiques et analyste diplômé de Harvard : « La menace croissante des missiles iraniens : les États-Unis et l’Europe vont-ils rester les bras croisés ? L’Iran utilise ses armes directement, les transfère à des milices ou s’en sert pour contraindre et intimider d’autres nations. Le renforcement des sanctions, la pression concertée et la volonté manifeste de maintenir toutes les options – notamment militaires – sur la table ne constituent pas des actes d’agression. Ce sont des mesures de responsabilité face à une menace croissante et irréfutable ».

(3) Le Mossad a publiquement encouragé les manifestants en persan sur les réseaux sociaux.

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