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Il
est Grand Temps de se Débarrasser des Mollahs
Par Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com
25/02/2026
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Les mollahs gouvernent lIran depuis 47 ans. En 1979 layatollah Khomenei a remplacé le shah dIran qui avait mal géré son pays. Deux actions ont facilité cette rapide mutation. La France a hébergé layatollah et la ramené en Iran ; et les commerçants du bazar de Téhéran ou « bazarjis » ont fait grève, en faveur de layatollah.
Les deux faits
historiques
- Après avoir été contraint de quitter lIrak, layatollah Khomeini sest installé à Neauphle-le-Château, en banlieue parisienne, avec laccord des autorités françaises. Il y est resté environ quatre mois à partir doctobre 1978. Après la fuite du Shah et dans un contexte révolutionnaire, layatollah Khomeini a quitté Paris pour Téhéran le 1er février 1979, à bord dun vol affrété par Air France et il est arrivé à Téhéran accueilli par une immense foule.
Le gouvernement français a permis à Khomeini de résider sur son sol et na pas empêché son départ quand il a décidé de rentrer en Iran. Ce nétait pas une opération de « transport secret » : il sagissait dun vol publiciste avec journalistes et observateurs.
- De même, au cours de la révolution de 19781979, les commerçants des bazars ou « bazarjis » ont joué un rôle majeur dans la mobilisation contre le régime du shah, notamment en faisant grève et en fermant leurs boutiques, ce qui a contribué à leffondrement de lautorité du Shah et à lascension au pouvoir des mollahs.
Les bazarjis nétaient pas seulement des commerçants : ils formaient un réseau influent de soutien économique et social aux milieux religieux opposés au Shah. Ils finançaient des institutions religieuses, soutenaient les familles des grévistes et des prisonniers. Cette collaboration avec les religieux a aidé à soutenir durablement le mouvement, donnant aux manifestations un poids structurel bien au-delà de simples rassemblements sporadiques. La grève des bazarjis na pas été un simple évènement isolé, mais une pièce centrale dun mouvement plus large qui a aidé à saper le régime du Shah et à ouvrir la voie au pouvoir des mollahs après 1979. Leur influence tenait à la fois à la dimension économique (fermeture de bazars, soutien financier) et à leur alliance avec les réseaux religieux opposés au pouvoir monarchique.
Les sanctions infligées
à lIran
La volonté inébranlable des mollahs dobtenir lhégémonie shiite de lIran sur le Moyen Orient sest concrétisée par la poursuite de lenrichissement de luranium en vue dacquérir un arsenal nucléaire et le désir permanent délimination de létat dIsraël de la région.
Cette volonté des mollahs a entraîné des sanctions américaines
qui ont plongé léconomie iranienne dans une récession sévère, avec un PIB en
contraction et de fortes pressions sur le marché intérieur. Elles ont provoqué une inflation galopante, notamment
celle des prix des denrées alimentaires et une monnaie fortement dépréciée, le rial
ayant perdu une très grande partie de sa valeur face au dollar, réduisant
significativement le pouvoir dachat des ménages.
Les sanctions dans les secteurs bancaire et énergétique ont limité laccès aux
devises étrangères et rendu plus difficile limportation de biens, y compris
des médicaments et des pièces détachées essentielles.
Les conséquences sociales sont la pauvreté, le chômage et
les tensions. Les restrictions sur les exportations de pétrole et laccès aux
marchés financiers ont réduit les recettes publiques, entraîné une hausse du
chômage et poussé davantage de familles sous le seuil de pauvreté.
Face à la montée des prix, certaines familles ont recouru à des plans de
paiement pour les courses ou dû multiplier les emplois pour survivre, signes
dune détérioration profonde du niveau de vie. La dégradation économique
alimente le mécontentement populaire. Des manifestations, parfois réprimées
brutalement, ont eu lieu dans plusieurs villes. Les facteurs aggravants sont
lisolement financier et commercial.
Alors que Téhéran tente de renforcer ses liens commerciaux
avec la Chine, la Russie et dautres pays, cela na pas suffi à compenser la
perte de marchés et de revenus causée par les sanctions.
En Iran, les mollahs
résistent au changement
LIran est actuellement secoué par de nouvelles manifestations anti-régime dans plusieurs villes, notamment parmi les étudiants et les jeunes, malgré une répression sévère de lÉtat. En janvier, on a compté 35 000 citoyens tués par lEtat en deux jours.
Le régime des mollahs se maintient au pouvoir, mais est considéré comme affaibli et sous pression, face à la contestation intérieure et aux sanctions internationales. Des voix politiques en Occident affirment que le changement ne peut pas être imposé de lextérieur et doit venir des Iraniens eux-mêmes. Dautres analystes estiment que la position de Téhéran ressemble aujourdhui à celle dun État assiégé, ce qui complexifie toute stratégie de changement.
Le « régime des mollahs » est la forme de gouvernement théocratique qui dirige lIran depuis 1979. Il est ancré dans des institutions armée parallèle des Gardiens de la Révolution, milice « basiji » de contrôle de la population, système judiciaire islamique, accaparement de la majorité des biens du pays etc... qui ne se dissolvent pas facilement. Changer un régime établi est une entreprise historique, politique et sociale majeure, qui dépend de multiples facteurs : volonté populaire, capacités dorganisation, soutien international, cohésion de lélite dirigeante, système de renseignement etc Il nexiste aucune méthode simple, ni « plan secret » applicable sur commande.
Dans lhistoire contemporaine, les régimes ont généralement changé dans un pays de trois façons principales :
1- Pression populaire organisée à lintérieur du pays. Les manifestations de masse, les grèves, les mouvements civiques non-violents ont parfois abouti à des transformations. En Iran, des tentatives de ce type ont eu lieu à plusieurs reprises (2019, 2022, 2025/6 ), mobilisant des millions précisément contre le système théocratique. Cela nécessite de la cohésion, une organisation, un leadership et une endurance sur le long terme. Les avantages sont que le changement est porté par les Iraniens eux-mêmes avec une légitimité démocratique, avec les risques dune répression violente possible, un manque dorganisation centralisée et une fragmentation des opposants.
2- Un changement peut venir dune transition interne au sein du régime, dun réalignement des élites politiques et militaires (réformistes vs. conservateurs, faction contre faction ). Certaines analyses évoquent que les changements dans les structures de sécurité iraniennes pourraient influer sur léquilibre du pouvoir. Ce type de changement ne garantit pas linstauration dun système démocratique ou plus libre ; il peut aboutir à un régime autoritaire différent.
3. Intervention extérieure par des sanctions économiques, un dialogue diplomatique et des accords internationaux peuvent affaiblir un régime ou encourager des concessions.
Comment se
débarrasser du régime des mollahs en Iran ?
Comme le régime des mollahs est apocalyptique, préférant la mort à la vie, il nabandonnera jamais ses deux objectifs primordiaux, larsenal nucléaire et lélimination dIsraël. Pour sen débarrasser, il faut une association étroite entre un soulèvement intérieur du peuple et une intervention militaire occidentale décisive, plus complète que celle des 12 jours de juin 2005, aidés dagents de renseignement infiltrés ou locaux.
Selon Sadegh Zibakalam, professeur de sciences politiques à Téhéran, 70 % des Iraniens voteraient pour destituer le régime.
La destitution du régime entraînera la chute des 7 entités « proxy » financées et entraînées par lIran qui encerclent Israël. Un nouveau Moyen Orient verra le jour avec la fin des conflits meurtriers qui gangrènent la région et « une côte dazur à Gaza » etc..
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