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Tsedek-Info d'Israël n° 177
juil-août 2026
Tsedek Info PPPPP Archives Derniers Articles Parus
Distinctions &
performances
- La judoka Gili Sharir, 25
ans, remporte la médaille d'or en judo dans la catégorie des moins de 63 kg au
Grand Prix de Zagreb.
- Lors du Bullet Brawl, une compétition en
ligne traditionnelle où chaque joueur dispose d’une minute pour disputer une
partie, Alon Mindlin, 28 ans, a vaincu Magnus Carlsen, l’un des plus grands
joueurs d’échecs de tous les temps. Mindlin, qui évolue au sein du club Kfar
Saba en première division israélienne, a également battu Hikaru Nakamura,
l’Américano-Japonais numéro deux mondial.
- Battant le kazakh Aldiyar
Seric au championnat de jiu jitsu qui s'est déroulé en Thaïlande, Omri Haviv, a
été sacré champion du monde dans la catégorie des moins de 69 kg.
- Gal Gadot est distinguée par le prix
Genesis 2026, surnommé le « Nobel juif ».
Fidèle à l’esprit philanthropique du prix,
l’actrice consacrera l’intégralité de la dotation d’un million $ à des ONG
israéliennes engagées dans la reconstruction du pays.
- Star
de Wonder Woman, Gal Gadot recevra le prix « Hollywood Icon » décerné par la Women's Guild Cedars-Sinai lors du gala
Snow Ball, animé par Nischelle Turner, présentatrice d'Entertainment Tonight
et lauréate d'un Emmy Award.
- Le Technion a remporté le Red
Dot Design Award 2025, l’un des prix de design les plus prestigieux au
monde, pour un projet inédit de protection des jeunes plants par impression 3D
robotisée. Le projet TreeSoil,
mené par le doctorant Ofer Asaf et le Pr Aaron Sprecher,
directeur du Material Topology Research
Lab (Faculté d’architecture et d’urbanisme), propose une technologie innovante
d’impression 3D à base de matériaux issus du sol local.
Ces structures imprimées forment autour des
jeunes plants un microclimat protecteur qui optimise la lumière, l’humidité et
la circulation de l’air, favorisant ainsi leur croissance, y compris dans les
zones sujettes à l’érosion. Entièrement biodégradables, elles se désagrègent
naturellement à mesure que l’arbre grandit.
-
Le Carlton Tel Aviv nommé meilleur
hôtel d'affaires d'Israël pour 2025 par les World Travel Awards , son 9ème
World Travel Award.
- Shanghai
Ranking index : le Technion figure parmi les 100 meilleures universités
mondiales dans six domaines de recherche et il est le premier
établissement israélien dans 16 domaines de recherche.
Ingénierie
aérospatiale
: le Technion se classe 21ème au niveau
mondial, soit une progression de 19 places, et il est le seul établissement
israélien à figurer dans ce domaine.
Chimie : le Technion se
classe 41e au niveau mondial et premier en Israël.
Ingénierie
électrique et électronique : le Technion se classe 43ème au niveau
mondial et est la première université israélienne dans ce domaine.
Robotique,
physique et mathématiques : le Technion se classe parmi les 100 meilleurs
établissements mondiaux (dans la fourchette mondiale 76-100). En robotique,
c'est le seul établissement israélien à figurer dans le classement.
IA : dans ce domaine, nouvellement ajouté au
classement cette année, le Technion se classe dans la fourchette mondiale
101-150 et occupe la première place en Israël.
Classement
général : selon le classement par matière, le Technion est le premier
établissement israélien dans 16 domaines de recherche.
- Au Centre culturel Einav, la
municipalité de Tel Aviv-Yafo a organisé la cérémonie annuelle de remise des
prix Sokolov et Dosh, qui récompensent l'excellence dans le domaine du
journalisme et du dessin éditorial pour l'année 2025. Le prix Sokolov pour les
médias électroniques a été décerné à Amnon Rabi, Sima Kadmon et Gilad Tokatli
pour leur travail commun sur la série documentaire HaAh’at (The One), diffusée
par Kan. Le comité de sélection a salué cette série, qui se concentrait sur le
201ème escadron de l'armée de l'air israélienne pendant la guerre du
Yom Kippour en 1973, pour sa qualité journalistique exceptionnelle, combinant
un travail d'investigation approfondi, des interviews intimes et une mise
en scène méticuleuse.
- Les 100 plus grandes entreprises d'armement au monde ont enregistré en
2024 des revenus records de 679 milliards $, et 16,2 milliards $, pour Israël. Les
trois géants israéliens du secteur, Elbit Systems spécialisé dans les drones et
systèmes électro-optiques, IAI spécialisé dans les systèmes Arrow et Rafael,
porté par ses systèmes comme le Dôme de fer et les missiles Spike, se classent
respectivement aux 25ème, 31ème et 34ème rangs
mondiaux.
- À Abu Dhabi,
l’équipe de kickboxing a brillamment conclu ses Championnats du monde avec
sept médailles, dont une en or, remportée par Yulia Sachkov, 26 ans, ancienne championne
du monde. 2 000 athlètes venus de 85 pays ont participé à l’événement.
- Alona Ben Natan, une
motocycliste, s'est hissée à la 1ère place du classement féminin de
la Coupe du monde FIM Bajas (Fédération internationale de motocyclisme) après
avoir terminé 2ème de la course de Dubaï. Ben Natan est la 1ère
Israélienne à participer à des rallyes majeurs au Maroc et à Doubaï.
- Des étudiants de l'université de Tel Aviv et du Technion
remportent des médailles d’or, lors du concours international iGEM à Paris,
réunissant plus de 400 équipes. L'université de Tel Aviv, pour sa stratégie
innovante dans le traitement du cancer du poumon avancé. Le Technion, pour sa
méthode synthétique rentable de production de bromélaïne, une enzyme dérivée de
tiges. iGEM est un concours mondial de
biologie synthétique dans le cadre duquel des équipes conceptualisent
des idées innovantes pour relever les défis dans ce domaine.
High Tech & Start-Up
- PhenOlives, une entreprise du kibboutz
Reshafim, a mis au point une technologie qui transforme les déchets de l'huile
d'olive en farine, en eau propre et en extrait antioxydant, redéfinissant ainsi
l'une des industries les plus polluantes en un modèle de durabilité.
Cette technologie permet le traitement complet et
continu du grignon d'olive, cette boue épaisse issue de la production d'huile
d'olive qui a longtemps été considérée comme un danger pour l'environnement.
Le
système breveté Total Solution Impact (TSI) de l'entreprise utilise 100 % du
marc pour créer des produits à forte valeur économique et nutritionnelle. Chen
Lev-Ari, PDG : « Le processus se déroule
juste à côté des moulins à huile, dans les 20 minutes suivant l'extraction,
afin d'éviter que les déchets ne deviennent acides et toxiques. »
PhenOlives
fabrique trois produits à partir des déchets. Le 1er est constitué
de noyaux d'olives, qui sont vendus à des entreprises de polymères qui en
incorporent 30 % dans leurs polymères. Chen Lev-Ari : « Après avoir testé plus de 300 types de
déchets agricoles, les entreprises ont constaté que celui-ci donnait à leurs
produits une couleur naturelle semblable à celle du bois et les rendait à la
fois recyclés et recyclables… Ces matériaux sont très demandés sur des marchés
tels que IKEA, même s'ils coûtent plus cher que les matériaux conventionnels
»-
Le
2ème produit est la farine d'olive, fabriquée à partir de la pulpe.
Chen Lev-Ari : « Cette farine sans
gluten a reçu l'agrément « nouvel aliment » du ministère de la Santé …Elle est
riche en fibres, pauvre en calories, en glucides et en sucres, et son goût
neutre la rend parfaite pour les marchés des produits diététiques »_
Le
3ème produit est un traitement pour les eaux usées des moulins à
huile d'olive, qui sont très acides et toxiques. Le procédé de PhenOlives
permet de les séparer en eau propre et en un extrait antioxydant hautement
concentré. L'eau propre peut être réutilisée dans la production d'huile
d'olive, tandis que l'extrait, qui contient des composés puissants tels que des
polyphénols, du tyrosol et de l'hydroxytyrosol, est commercialisé dans
l'industrie des compléments alimentaires.
Chen
Lev-Ari : « L'objectif est de
transformer les vastes réservoirs de grignons européens en sources d'eau
utilisables pour l'irrigation estivale. Le concentré antioxydant, ou ce que
nous appelons « l'or noir », est l'un des résultats les plus précieux »-
- Fondée en mars 2025, la start-up Skyforce
s'est imposée comme une force disruptive dans le domaine des technologies à
double usage, développant des logiciels natifs d'IA qui transforment les
plateformes contrôlées manuellement en opérations multi-plateformes entièrement
autonomes.
À l'instar d'un grand groupe de véhicules
terrestres sans pilote capables d'opérer loin derrière les lignes ennemies,
guidés non pas par des opérateurs maniant des manettes, mais par des agents IA
embarqués, cerveau du système.
Niv Davidai PDG de Skyforce : « Notre objectif est de réduire le nombre
d'opérateurs humains. Les humains ne contrôleront pas manuellement le
fonctionnement multi-plateforme ; ils le commanderont »

Avec une équipe réduite de seulement 10
employés, dont des talents issus de SpaceX, Skyforce dépasse largement ses
capacités. Ses agents informatiques de pointe sont alimentés par une
combinaison de grands modèles linguistiques (LLM), de modèles de langage visuel
(VLM) et d'algorithmes classiques d'apprentissage automatique qui traitent les
données critiques directement sur la plateforme, éliminant ainsi le besoin d'un
contrôle centralisé, même dans des environnements complexes.
- Dirigée par une ancienne du Dôme de fer, la start-up Moonshot
Space, basée à Césarée, développe un lanceur hypersonique permettant d'envoyer
en orbite des charges utiles petites à moyennes, à moindre coût, en utilisant
de l’électricité plutôt que des combustibles chimiques.
Elle a été fondée en 2024 par Hilla Haddad Chmelnik, ancienne
directrice générale du ministère des Sciences et membre de l’équipe qui a développé
le système antimissile « Dôme de fer », par Fred Simon, cofondateur
de la licorne logicielle JFrog, et par Shahar Bahiri, cofondateur de la société
de mobilité intelligente basée sur l’IA Valerann.
Moonshot Space travaille sur l’utilisation d’impulsions
électromagnétiques pour faire accélérer une charge utile à des vitesses
capables d’échapper à l’attraction gravitationnelle de la Terre.
Haddad Chmelnik : « L’exploration spatiale devient de plus en plus diversifiée et complexe
pour ce que nous voulons faire en matière de science, de fabrication et
d’exploitation minière. Et, comme pour toute industrie en pleine évolution, il
faut disposer de plus d’un seul mode de transport, une fonction assurée pour
l’instant via des fusées chimiques et bien trop onéreuse …. Si le
concept de lancement cinétique d’un vaisseau spatial existe depuis l’époque de
Jules Verne, aujourd’hui, les technologies, les énergies renouvelables et la
puissance de calcul nécessaires pour rendre un lancement cinétique abordable et
réalisable sont également disponibles »
Le système de lancement de l’accélérateur de la start-up
consistera en un long tube rond, semblable au canon d’un fusil, équipé d’un
rail sur toute sa longueur. Une capsule renforcée, contenant la charge utile,
sera propulsée le long du rail par une série de bobines générant une onde
électromagnétique, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’extrémité, d’où elle sera
lancée dans l’espace à une vitesse pouvant atteindre huit km/sec.
Haddad Chmelnik : « Plutôt que d’utiliser des propulseurs de fusée brûlant des quantités
considérables de carburant, l’énergie provient de l’électricité, et elle
accélère en traversant les bobines … Un condensateur capte l’énergie,
puis la libère vers les bobines, et la capsule traverse ce tube et s’envole
dans le ciel … Le système réduira donc les coûts liés à
l’approvisionnement en équipements, carburants et matières premières des
stations spatiales et des satellites à un dixième de celui des lancements de
fusées traditionnels »
- La start-up CarboFix a mis au point un
dispositif pour stabiliser la colonne vertébrale à l’aide de vis et de
tiges en carbone. Une intervention a été réalisée par voie mini-invasive, au
moyen d’incisions de seulement un centimètre. Au cours de l’opération, les
médecins ont retiré la tumeur qui comprimait la moelle épinière et ont fixé la
colonne en implantant huit vis et tiges en carbone.
Le patient a pu marcher aussitôt et regagner
son domicile après 2 jours, entamant deux semaines de traitements de
radiothérapie et de chimiothérapie — un délai extrêmement court par rapport aux
pratiques habituelles, où la convalescence se compte en mois.
L’innovation tient au choix du matériau, le
carbone. Les implants développés par CarboFix ne perturbent pas les examens IRM
et permettent une radiothérapie d’une précision bien supérieure, en évitant
l’exposition inutile des tissus sains.
Dr Moti Kramer, directeur de l’unité de chirurgie du rachis et
responsable de l’intervention, soulignant qu’il s’agit d’une combinaison
exceptionnelle de technologie avancée, de chirurgie de pointe et de mise en
œuvre clinique unique: « Nous ne
faisons pas que réparer une colonne vertébrale. Nous redonnons à une personne
sa capacité à marcher, à fonctionner, à vivre. Cette
innovation est un véritable changement de
paradigme ».
Archéologie
- Dans le silence stérile du
désert de Judée, une montagne s'élevait au-dessus de toutes les autres, Masada. Construit vers 100 av. J.-C. par
Hérode le Grand, c'était moins une forteresse qu'une déclaration, « que même le désert pouvait être conquis, et
qu'aucun ennemi - pas même les ambitions de Cléopâtre - ne l'atteindrait ».
Les ingénieurs d'Hérode ont
enveloppé le sommet dans un mur défensif de 1,4 km, près de 5 m de haut et 4 m d'épaisseur,
renforcé par 37 tours de pierre qui surveillaient le désert comme des
sentinelles d'un ancien empire. À l'extrémité nord, Hérode a soulevé un palais
à 3 niveaux, avec bains, entrepôts et un passage caché menant au plateau en
dessous. À proximité se trouvaient des bains publics, des greniers et même un
spa royal privé - un mélange de survie et de luxe inégalé dans l'antiquité.
Les
citernes gravées profondément dans la roche pourraient contenir plus de 40 000
m3 d'eau, soutenant la vie pendant le siège et la sécheresse.
Se
tenir au sommet de Masada, c'était ressentir à la fois l'isolement et
l'invincibilité - un miracle créé par l'homme qui s'accroche au bord de l'abîme
Bien avant que les Romains n'escaladent ses pentes, Masada était déjà devenu
une légende - un symbole de la volonté humaine transformé en pierre.
- La plus ancienne preuve de production de vin
en Israël, un pressoir vieux de 5 000 ans, a été découvert par l’Autorité des Antiquités
d’Israël, près de Megiddo, le long de la route 66. De même plusieurs artefacts
cananéens vieux de 3 300 ans, dont un récipient en forme de bélier et une
petite maquette de sanctuaire, ont été mis au jour lors des fouilles.
Dr Amir Golani, directeur des fouilles : « Megiddo est l’un des sites archéologiques
les plus vastes et les plus importants d’Israël. C’est un élément central de la
recherche archéologique en Israël … Ce site se trouve dans un endroit stratégique, avec une source d’eau et
des terres fertiles »
Dans l’une des fosses, les archéologues ont trouvé un récipient verseur
en forme de bélier stylisé, ainsi que trois bols formant un ensemble destiné à
verser et transférer des liquides. Dr Golani : « Il s’agit d’un équipement de
libation. Un liquide était versé de manière rituelle, peut-être pour
consacrer ou oindre quelque chose, ou même pour être ensuite offert comme
boisson, dans le cadre d’une cérémonie religieuse. Tous ces artefacts ont été délibérément
enterrés »
pressoir antique
- Un minuscule tesson de
poterie extrêmement rare portant une inscription cunéiforme en langue
akkadienne datant d'environ 2700 ans a été découvert lors de fouilles
archéologiques près du Kotel, au nord de la Cité de David. C’est la seule
inscription assyrienne de l'époque du Premier Temple (-7/8ème s)
jamais trouvée dans la ville.
Le
minuscule fragment, d'environ 2,5 cm, a été découvert grâce au processus de
tamisage humide effectué par « l'Expérience archéologique » dans le parc
national d'Emek Tzurim – un projet conjoint de l'Autorité israélienne de la
nature et des parcs et de la Fondation de la Cité de David.


Dr
Ayala Zilberstein directrice des fouilles de l'Autorité Israélienne des Antiquités
(AIA) : « L'inscription fournit
une preuve directe de la correspondance officielle entre l'Empire assyrien et
le Royaume de Juda. La découverte renforce notre compréhension de la profondeur
de la présence assyrienne à Jérusalem, et de l'étendue de son influence sur les
affaires du royaume de Juda et de son implication dans leur conduite. De plus,
elle enrichit nos connaissances sur le statut du nouveau quartier qui s'est
développé à cette époque sur les pentes de la colline à l'ouest du Temple. Il
semble que cette zone ait servi de point focal pour les activités de ministres
de haut rang et de personnalités importantes »
Dr
Peter Zilberg de l'Université Bar-Ilan estime que le fragment de l'inscription
faisait partie d'un sceau royal inscrit – une empreinte de sceau destinée à
sceller une lettre ou une dépêche officielle au nom de la cour royale assyrienne :
« Les bulles ou sceaux de ce type
portaient une empreinte parfois accompagnée d'une courte inscription en
écriture cunéiforme assyrienne indiquant le contenu de la dépêche ou sa
destination. Ceux-ci diffèrent par la taille et la forme des empreintes locales
judéennes »
- Une équipe d’archéologues de l’université Bar‑Ilan, avec le
soutien du ministère du Patrimoine et en coopération avec l’Administration
civile, a mis au jour les vestiges d’un palais royal sur le flanc nord‑ouest
de la forteresse d’Alexandrium, perchée au‑dessus de la vallée du
Jourdain.

Des tambours de colonne au style héréodien
renforcent l’idée que l’ensemble formait un complexe royal plus vaste que connu
auparavant. Construit par le roi hasmonéen Alexandre Yannai et rénové par
Hérode le Grand, le site a joué des rôles variés — prison, lieu d’hospitalité,
sépulture royale — et a été détruit par les Romains en –57.
- Le champ de bataille de Judas Maccabée
près de Jérusalem : le site est largement identifié comme étant l'ancien
village de Bet Zecharia, où l'armée séleucide et les forces de Judas Maccabée
se sont affrontées lors de ce qui est appelé la 5ème bataille des
Maccabées.

Une pièce de
bronze provenant de la ville de Side en Asie Mineure, trouvée à Horbat Bet
Zecharia au sud de Jérusalem, où les Maccabées ont combattu l'armée grecque
séleucide
La fête de Hanouka commémore la révolte victorieuse des
Hasmonéens contre le roi séleucide Antiochus IV et la reconsécration du Second
Temple, il y a environ 2 100 ans.
Dr Dvir Raviv de l'université Bar-Ilan a déclaré qu'une étude
menée à Horbat Bet Zecharia, dans la région de Gush Etzion au sud de Jérusalem,
a mis au jour des objets qui correspondent à la date et au profil militaire de
la célèbre bataille décrite dans le Livre des Maccabées en –163.
Selon le 1er livre des Maccabées et l'historien
Josephus, l'armée séleucide a avancé vers le nord le long de la route
Jérusalem-Hébron avec des éléphants de guerre. Dans la scène la plus
dramatique, Éléazar, le frère de Judas, a couru sous le plus grand éléphant,
l'a tué et a été écrasé à mort sous son corps.
Des boulets de fronde confirment le site de la bataille de Judas
Maccabée. La bataille s'est terminée par la victoire des Séleucides et le siège
du Temple de Jérusalem.
Les fouilles ont permis de mettre au jour 92 pièces de monnaie
et des centaines de tessons de poterie datant des périodes perse, hellénistique
et hasmonéenne. Cependant, ce qui a attiré son attention, ce sont quatre
objets indiquant clairement un champ de bataille hellénistique : trois boulets
de fronde en plomb coulé et une pièce de monnaie en bronze frappée dans la ville
de Side en Asie Mineure

Ces balles
pourraient constituer les premières preuves matérielles des combats rendus
célèbres par la fête juive de Hanouka.
Dr Dvir
Raviv : « La présence d’une
pièce de monnaie de la ville de Side, aux côtés des balles de fronde, témoigne
d'une activité militaire qui correspond à la description historique de la
bataille… C'est la première fois que nous disposons d'éventuelles preuves
archéologiques provenant d'un des champs de bataille de Judas Maccabée. C'est
ici que l'histoire, les textes et le terrain
commencent enfin à se rejoindre »
- L’Autorité des Antiquités d’Israël (IAA) a
confirmé qu’une muraille hasmonéenne a été exhumée à Jérusalem. Les
archéologues ont mis au jour un tronçon exceptionnel du mur de Jérusalem
datant de la période hasmonéenne, construit à la fin du 2ème siècle
avant notre ère. La fortification a été localisée dans la zone de la Tour
de David, à la lisière de la citadelle, au sein du complexe historique de
la Qishla.
La muraille appartient au système défensif
érigé par les rois hasmonéens, la dynastie issue de la révolte des
Maccabées contre l’occupation séleucide, entre 125 et 100 siècles
avant notre ère.
L’IAA souligne que ce fragment est l’un des
plus longs jamais découverts à Jérusalem. Sa préservation exceptionnelle
s’explique par la superposition des constructions successives :

romaines, byzantines, ottomanes. Ce phénomène
a protégé cette portion du mur comme sous un sarcophage architectural. Les
fouilles révèlent également l’articulation de la muraille avec :
– une tour d’angle,
– un système de circulation interne,
– un glacis de protection,
– des traces d’occupation militaire typiques
: fragments de jarres, pointes de flèches, poids de fronde.
- Au cœur du désert du Néguev, à quelques kilomètres de
Beer-Sheva, un site archéologique nommé Shiqmim révèle un village du Fer II datant du – 9ème
siècle.
Menées par l'archéologue israélo-américain Thomas E. Levy,
professeur à l'Université de Californie San Diego (UCSD), ces fouilles
confirment la présence juive continue dans la région, bien avant l'Exil
babylonien de -- 586 .
Des artefacts – sceaux royaux, poteries hébraïques, autels domestiques
– attestent d'une communauté juive prospère, liée aux royaumes bibliques
de Juda et d'Israël.
Les fouilles ont révélé des silos souterrains pour stockage de
grains, indiquant une économie florissante, et des outils en bronze liés à la
métallurgie locale, reliant Shiqmim aux mines du Timna.
Les artefacts sont des sceaux royaux en argile portant des
motifs et des noms hébraïques, des poteries à décor géométrique typique du
royaume de Juda, des autels domestiques en pierre pour sacrifices familiaux,…
- Un ciseau de charpentier remarquablement bien conservé, vieux de 1500
ans, a été découvert dans une épave byzantine au large de la côte de Haïfa par
l'université de Haïfa et l’entreprise Rafael. Il s’agit de l'épave du navire marchand
Tantura A, un navire de 12 mètres de long gisant à environ 50 mètres au large,
à une profondeur de 3 mètres qui a coulé près de Dor Beach (Tantura) au large
de la côte du Carmel.
Cette découverte a été faite lors d'une
fouille sous-marine dirigée par Deborah Cvikel de l'École d'archéologie et de
cultures maritimes de l'Université de Haïfa. Elle apporte un éclairage unique
sur les outils et le savoir-faire artisanal à bord des navires de la période
byzantine.
Deborah Cvikel : « Ce ciseau est un outil de charpentier de
marine, probablement utilisé par l'un des membres d'équipage chargés de
l'entretien du navire pendant ses voyages.
Grâce aux technologies d'imagerie avancées de Rafael, nous pouvons enfin
voir ce qui était caché depuis plus de 1500 ans. Ces nouvelles informations
ajoutent une pièce supplémentaire au puzzle de la construction et de la
réparation des navires à l'époque byzantine »
- Sur le site archéologique de Burj Lasana, au nord de Ramallah,
situé au sommet d’une colline et comprenant les vestiges d’une forteresse de
croisés, une église byzantine et un bain rituel, les inspecteurs de
l’Administration ont saisi des dizaines d’artefacts, des pièces de monnaie, des
colonnes en pierre et des chapiteaux de colonnes. Les inspecteurs ont également
découvert un détecteur de métaux utilisé pour retrouver des métaux sous terre.
Les artefacts se trouvaient dans une maison construite sur le site
archéologique de « Burj Lasana », peuplé sans interruption entre l'âge de fer
et les Croisades.
- Un gobelet en argent vieux de 4 300 ans,
découvert à Ayn Samya, révèle la plus ancienne image de la Création qui évoque la lutte entre le chaos et l’ordre, telle que décrite dans le
livre de la Genèse. S’écartant du récit biblique, il représente aussi une image
céleste qualifiée de mystérieux « bateau
de lumière », une
arche céleste, un moyen utilisé par le soleil et la lune pour traverser le ciel, après la victoire de l’ordre sur le chaos.
C’est
un symbole que l’on retrouve dans tout le Proche-Orient ancien, en Mésopotamie,
en Égypte et aussi en Anatolie.

Connu sous le nom de gobelet
d’Ain Samiya,
cet artefact présente deux scènes distinctes. Sur l’une,
un torse humain tenant des feuilles de palmier est attaché aux corps de deux
taureaux, planant au-dessus d’un petit soleil et confronté à un serpent
monstrueux. Sur l’autre, deux personnages portent un objet semi-circulaire
surmonté d’un soleil, avec le serpent à leurs pieds.
Depuis sa découverte, ce gobelet énigmatique,
haut d’environ 8 centimètres, interroge les spécialistes, car il constitue
l’unique objet de grande valeur trouvé dans une tombe. La fosse contenait
également seize récipients en céramique, trois lampes à quatre becs, une pointe
de flèche, un fût de lance et quelques perles d’ambre.
Reconstitution des scènes figurant sur un
gobelet en argent trouvé en 1970 à Ain Samiya, près de Ramallah en Cisjordanie,
datant d’environ 2 300
avant notre ère, illustrant l’émergence de l’ordre cosmique.
- Sur le site archéologique de
Nahal Ein Gev II, la figurine découverte
par des archéologues de l'Université hébraïque de Jérusalem serait le
plus ancien objet représentant une interaction entre l'homme et l'animal.
Surplombant la mer de Galilée se trouve un village préhistorique
où une équipe d'archéologues a mis au jour une figurine en argile datant de 12
000 ans, différente de tout ce qui avait été trouvé auparavant. Elle symbolise
une scène mythologique ou rituelle, donnant un aperçu du monde
spirituel des premières communautés du sud-ouest de l'Asie.
La figurine en argile
natoufienne vieille de 12 000 ans provenant de Nahal Ein Gev II, représentant
une femme penchée en avant et une oie qui l'enveloppe.
Mesurant 3,7 centimètres de haut, la figurine a été fabriquée en
argile et cuite à environ 400 °C. Le niveau de chaleur utilisé et la question
du contrôle suggèrent une pyro-technologie primitive, ou technologie liée au
feu. Une analyse plus approfondie a révélé la présence de résidus de pigment
rouge sur la femme et l'oie qui l'accompagne. Une empreinte digitale de
l'artisan qui a fabriqué l'objet est restée sur celui-ci.
L'oie faisait partie intégrante du régime alimentaire des
Natoufiens, une culture mésolithique de la région, mais elle revêtait également
une grande importance symbolique. Sur la figure, l'oie est vivante et non
chassée. Cette découverte met en lumière les développements artistiques et les
innovations d'une période où l'on pensait que de telles compétences
n'existaient pas. Elle préfigure l'art qui allait s'épanouir à l'époque
néolithique.
..
Inventions et découvertes
- La maladie de Charcot détruit
progressivement les motoneurones, entraînant une paralysie totale tandis que
les capacités cognitives demeurent intactes. La majorité des patients décèdent 3
à 5 ans après le diagnostic, en raison d’une insuffisance respiratoire.
Une
équipe dirigée par Pr Eran Perlson, de la faculté Gray des sciences médicales
et de la santé de l’Université de Tel Aviv, a identifié une molécule d’ARN
capable de bloquer les lésions des cellules nerveuses responsables de la
paralysie chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA)
ou maladie
de Charcot. C’est une percée dans la recherche du traitement de cette
maladie.
Pr
Eran Perlson : « Lorsque nous
avons ajouté une molécule d’ARN spécifique à des cellules humaines et à des
modèles animaux de la maladie, les neurones ont cessé de dégénérer et ont même
commencé à se régénérer ».
L’étude
révèle que les cellules musculaires produisent normalement un microARN appelé microARN-126,
transmis ensuite aux neurones via de petites vésicules. Ce messager indique aux
cellules nerveuses de limiter la production de TDP-43. Mais chez les patients
atteints de SLA, la quantité de microARN-126 diminue, provoquant l’accumulation
de TDP-43 en agrégats toxiques qui endommagent les mitochondries et finissent
par détruire les motoneurones.
Lorsque
les chercheurs ont administré ce microARN à des tissus humains atteints de la
maladie, la dégénérescence s’est inversée.
Zevik
Melamed, chercheur à l’Université hébraïque de Jérusalem : « Protéger la communication entre les muscles
et les nerfs pourrait être aussi crucial que cibler directement les neurones,
une approche qui change profondément notre vision de la prévention de la
paralysie dans la SLA »
- Les bactéries présentes dans les tumeurs cérébrales jouent un rôle
beaucoup plus actif qu’on ne le pensait auparavant dans la croissance, la
propagation et la réponse au traitement des cancers. Les patients dont les
tumeurs cérébrales contiennent plus de bactéries ont de moins bonnes chances de
survie.
Pr Ravid Straussman de l’Institut
Weizmann : « Cette découverte nous a surpris. Le cerveau est protégé
par la barrière hémato-encéphalique, un bouclier sélectif et semi-perméable qui
empêche normalement les bactéries de pénétrer dans le cerveau …
Nous savons désormais que des bactéries
vivent à l’intérieur des tumeurs, et qu’elles peuvent modifier le comportement
des cellules cancéreuses, ainsi que leur vitesse de croissance et de
propagation… Certaines bactéries sont capables de rendre les cellules
cancéreuses plus résistantes à la chimiothérapie… Comprendre comment les
bactéries interagissent avec les cellules cancéreuses ouvre de nouvelles
possibilités pour des thérapies plus efficaces et plus ciblées contre les
tumeurs cérébrales …Nous avons découvert que des bactéries sont présentes
dans tous les types de tumeurs cérébrales que nous avons examinées. Il est
intéressant de noter que les métastases cérébrales contiennent une diversité et
une abondance plus importantes de bactéries que les glioblastomes ».
Dr Ayelet Shai, directrice de l’unité
d’oncologie mammaire du Rambam Heath Care Campus : « La difficulté du
traitement des métastases cérébrales ne tient pas seulement à leur emplacement
dans le cerveau – un facteur qui peut altérer les fonctions cognitives et
physiques - mais aussi à leur composition biologique, qui les rend souvent
résistantes aux traitements existants… L’étude a révélé que les tumeurs
cérébrales contiennent diverses populations bactériennes, qui peuvent
influencer les réponses immunitaires et l’inflammation … Ces
découvertes nous permettent de nous rapprocher encore d’un diagnostic et d’un
traitement plus efficaces. »
- Des scientifiques de l'Université hébraïque
de Jérusalem, en collaboration avec la société de technologie alimentaire Believer
Meats, ont développé un moyen qui pourrait transformer le bœuf cultivé
en laboratoire, sans génie génétique. Les chercheurs sont capables d'induire
une division cellulaire spontanée et illimitée, communément appelée « immortalité cellulaire », dans des
cellules de bœuf sans modification génétique.
Cette
découverte permet de surmonter un obstacle scientifique et réglementaire majeur
qui a longtemps retardé la production à l'échelle industrielle de bœuf cultivé
à des prix abordables. Ces résultats positionnent Israël comme un leader
mondial dans le domaine des protéines alternatives.

La
capacité à développer une lignée cellulaire stable, sûre et évolutive sans
modification génétique est considérée comme une solution à deux des défis les
plus critiques auxquels est confrontée l'industrie de la viande cultivée.
Le
1er est d'ordre réglementaire : de nombreuses autorités mondiales
chargées de la sécurité alimentaire exigent que la viande cultivée soit issue
de cellules non génétiquement modifiées. La découverte de l'équipe israélienne
pourrait considérablement rationaliser et accélérer les processus
d'autorisation réglementaire, en particulier en Europe, où les lois sur les «
nouveaux aliments » sont parmi les plus strictes au monde.
Le 2ème défi concerne le coût et l'efficacité de la
production, deux obstacles majeurs qui ont ralenti la commercialisation de la
viande cultivée en laboratoire. L'utilisation de lignées cellulaires stables
permet une production continue à grande échelle sans extraction répétée de
cellules provenant d'animaux vivants. Ce changement pourrait réduire
considérablement les coûts de production, longtemps considérés comme le
principal obstacle à la viabilité du marché de masse.
- Pour la première fois dans l’histoire, des scientifiques israéliens ont
réussi à imprimer un cœur vivant et battant à partir des cellules et tissus
biologiques d’un patient.
Conçu à l’Université de Tel-Aviv, le cœur contient des vaisseaux sanguins, des
cavités et des tissus cardiaques — le tout reproduit à partir de cellules
souches issues de graisse humaine.
Bien qu’actuellement de la taille d’un cœur
de lapin, l’organe se contracte et pompe un fluide de manière autonome, preuve
que la science-fiction devient réalité.

L’objectif final : imprimer des cœurs humains
de taille réelle, parfaitement compatibles avec chaque patient, supprimant tout
risque de rejet immunitaire.
Cette avancée pourrait mettre fin à la
pénurie mondiale de dons d’organes et révolutionner la médecine régénérative. Au
lieu d’attendre des années pour une greffe, un patient pourra recevoir son
propre cœur imprimé, fait à partir de ses propres cellules.
- Une équipe du Technion dirigée par
le Pr Amit Meller, de « la Faculty
of Biomedical Engineering », a développé une technologie capable
d’identifier des protéines entières en quelques fractions de seconde,
sans recourir à des anticorps, ni à des techniques d’amplification complexes.
Cette
avancée permet d’obtenir des diagnostics précis et rapides à partir d’un simple
prélèvement sanguin, ce qui représente une véritable révolution pour le
diagnostic du cancer et la recherche médicale. La méthode repose sur
l’utilisation de nanopores synthétiques à l’échelle nanométrique, capables de
détecter le “profil électrique” unique de chaque protéine.
Grâce
à un modèle d’IA, le passage des protéines est décodé quasi en temps réel,
offrant une vitesse d’analyse plusieurs fois supérieure aux méthodes
traditionnelles.
- Une équipe du Technion crée une bio-colle capable de refermer les plaies
internes.
En imitant la façon dont les mollusques
utilisent des adhésifs naturels pour adhérer aux rochers, les chercheurs ont
mis au point un hydrogel biodégradable et antibactérien qui est capable de
refermer les tissus en quelques secondes, ce qui pourrait sauver des vies sur
le champ de bataille ou suite à une intervention chirurgicale.
Shady Farah, chef du Laboratoire pour les
polymères fonctionnels : « L’hydrogel
est composé d’une nouvelle classe de colle capable d’adhérer aux tissus
humides, comme ceux qui se trouvent à l’intérieur du corps, pour refermer les
plaies des organes humides ou sanguinolents, sans suture ni agrafe »
L’hydrogel peut être facilement préparé, en
10 secondes, pour être utilisé dans des zones aux infrastructures limitées,
telles que les zones de guerre ou les hôpitaux de campagne.
Une
hélice de bateau incrustée de moules invasives
Le gel peut également être imprimé en 3D si
nécessaire pour une application personnalisée, ce qui augmente d’autant son
efficacité. Shady Farah : « Cela
pourrait conduire à une nouvelle génération de bio-bandes et de technologies de
traitement des plaies susceptibles de minimiser les traumatismes et améliorer la
récupération »,
L’un des composants les plus importants de
cet adhésif est l’acide tannique, un produit chimique naturel présent dans
l’écorce des arbres et le thé qui aide l’adhésif à s’accrocher aux tissus
vivants à l’intérieur du corps.
La colle contient également un polymère connu
sous le nom de polylysine, utilisé dans les conservateurs pour empêcher la
croissance bactérienne.
Doté d’une mémoire de forme, l’adhésif peut
être imprimé à l’avance puis stocké, même sous forme de poudre.
- L’étude menée sous la direction du Dr. Gilad Levy dans le laboratoire
du Prof. Boaz Barak, de l’École des neurosciences et de l’École des sciences
psychologiques de Tel Aviv University a révélé un nouveau mécanisme biologique
qui stimule la production de myéline, une substance essentielle au bon
fonctionnement du cerveau et à la communication nerveuse. Cette avancée
pourrait servir de base au développement de traitements innovants contre les
troubles neurologiques graves.
Pr Barak : « Les lésions de la myéline, substance qui
enrobe et protège les terminaisons nerveuses (axones), sont associées à
diverses maladies neuro-dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer et la
sclérose en plaques (maladie auto-immune où l’organisme lui-même s’attaque à la
myéline), ainsi qu’à des syndromes neuro-développementaux comme le syndrome de
Williams et les troubles du spectre autistique… Nous avons étudié le rôle d’une protéine appelée TFII-I, connue pour sa
capacité à augmenter ou diminuer l’expression de nombreux gènes essentiels au
fonctionnement cellulaire. Si cette protéine est depuis longtemps associée à
des anomalies du développement cérébral et à des syndromes neuro-développementaux,
son rôle dans la production de la myéline n’avait pas été étudié jusqu’à
présent ».
L’équipe a découvert que la
protéine TFII-I agit dans l’organisme comme une sorte de frein biologique
interne qui inhibe la production de myéline dans les cellules concernées.
Sur la base de cette découverte, les chercheurs ont émis l’hypothèse qu’une
réduction de l’activité de cette protéine dans ces cellules pourrait augmenter
la production de la myéline.
Pr. Barak « Dans cette étude, nous avons démontré pour la
première fois qu’il est possible de relâcher les freins de la production de
myéline dans le cerveau et le système nerveux périphérique, en régulant
l’expression de la protéine TFII-I – Nous avons identifié un mécanisme
permettant l’augmentation des taux de myéline dans le cerveau dont les
résultats pourraient permettre le développement de futures thérapies basée sur
l’inhibition de l’activité de la TFII-I dans les cellules productrices de
myéline »
- Dr Michael Mimouni de l’Institut ophtalmologique de Rambam Health Care
Campus à Haïfa a réalisé à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva la première
transplantation mondiale d’une cornée entièrement bio-imprimée en 3D à
partir de cellules humaines cultivées.
Légalement aveugle de l’œil traité, le
patient a reçu l’implant PB-001 développé par la startup israélienne Precise Bio. L’opération a duré moins d’une heure. Quelques jours plus tard, la
vision s’est restaurée, marquant un succès complet sans complication immédiate.
Une seule cornée donneuse saine permet de
cultiver et d’imprimer jusqu’à 300 implants supplémentaires. Les cellules
endothéliales cornéennes sont isolées, multipliées, puis imprimées couche par
couche via un système robotique pour reproduire la structure native :
transparence optique, courbure et propriétés biomécaniques identiques à une
cornée humaine.
Aryeh Batt, cofondateur et PDG de Precise Bio
: « Un seul donneur peut désormais
générer des centaines d’implants, transformant la pénurie en abondance »
- Tsahal a développé un test
sanguin permettant de détecter le risque de crise cardiaque, plusieurs années à
il est proposé une fois dans la vie à
partir de 35 ans afin de renforcer les soins préventifs et de réduire la
morbidité cardiaque.
- Lorsque la lumière traverse certains matériaux dans un champ magnétique,
son orientation — sa polarisation — pivote. Ce phénomène est souvent comparé à
un faisceau lumineux traversant un morceau de verre qui déforme lentement la
lumière lorsqu'elle en ressort. Pendant des générations, les scientifiques ont
attribué cette rotation uniquement à l'interaction entre le champ électrique de
la lumière et les charges électriques présentes dans le matériau. La composante
magnétique, considérée comme plus faible, a été largement ignorée.
Le pouvoir magnétique caché de la lumière
pourrait permettre de créer des dispositifs optiques plus rapides et plus
précis.
Une étude de l'Université hébraïque de
Jérusalem révèle que le champ magnétique de la lumière joue un rôle plus
important que prévu dans le comportement des matériaux, avec des implications
pour les technologies optiques et quantiques.
La lumière peut influencer directement les
matériaux dans un champ magnétique, chose que les scientifiques avaient
longtemps négligée. Cette découverte pourrait avoir des répercussions sur des
technologies allant des communications par fibre optique à l'informatique de
pointe.
Les réseaux à fibre optique et les lasers
pourraient bénéficier d'une amélioration de la vitesse et de la fiabilité des
signaux, tandis que la spintronique pourrait utiliser l'influence magnétique de
la lumière pour manipuler plus efficacement les spins des électrons.
Dr Capua, de l'Institut d'ingénierie
électrique et de physique appliquée de l'Université hébraïque : « Il s'avère que le champ magnétique dans la
lumière n'est pas du tout passif. Il contribue directement à l'effet Faraday,
et dans certains cas de manière assez significative »
- Des chercheurs de l’Université
Bar‑Ilan ont découvert un mécanisme biologique déterminant pour la
longévité : la protéine Sirt6 régule
finement la production du sulfure d’hydrogène (H₂S),
un petit gaz aux effets vitaux pour la réparation cellulaire, le cerveau, et le
cœur. Cette étude, met en lumière un procédé comparable à la restriction
calorique, souvent louée pour ses effets anti-âge.
Pr Haim Cohen, directeur du Sagol Healthy Human Longevity Center
de Bar-Ilan, explique : « Sirt6 protège contre les maladies liées à
l’âge telles que le cancer, le diabète, la fragilité et l’inflammation, et aide
à maintenir l’équilibre naturel de l’organisme au fil du temps. Il a un pied
sur l’accélérateur et l’autre sur le frein — il favorise la production de H₂S quand c’est utile, mais la maintient sous contrôle pour prévenir tout danger »
Cette découverte révèle un équilibre
métabolique central dans le vieillissement sain, bien plus qu’un simple « plus d’H₂S est forcément mieux ». Elle met en avant un mécanisme moléculaire précis chez un
organisme modèle, ouvrant la voie à des interventions visant à ralentir le
déclin lié à l’âge.
Défense
- Développé par l’Industrie Aérospatiale
Israélienne -IAI-, le Swarm Guard est un système intégré de détection,
d’identification, de brouillage et d’interception de drones.
Le Swarm Guard intègre une intelligence artificielle
avancée, des algorithmes d’apprentissage automatique et un système de
commandement autonome, capable d’analyser les menaces en temps réel, de
recommander les modes d’interception les plus efficaces et de neutraliser
automatiquement les cibles tout en maintenant un contrôle humain. Compatible
avec les infrastructures de défense existantes, ce système permet une
protection zonale complète et s’adapte à tous les scénarios opérationnels :
attaques de drones, mini-UAV, menaces combinées ou opérations de contrebande.
Boaz Levy, PDG de l’IAI : « Ce système illustre notre engagement à
fournir des solutions rapides et innovantes aux défis évolutifs de la défense
israélienne… Il place Israël à
l’avant-garde mondiale
de la défense aérienne à basse altitude ».
- Au cours de la dernière décennie, les drones sont
passés du statut d’accessoire photographique prisé à celui d’outil d’attaque
peu coûteux, accessible et mortel. Ils volent bas et en silence, transportant
caméras, explosifs ou équipements de brouillage, et peuvent infliger des dégâts
dévastateurs à leurs adversaires.
On
a développé des systèmes anti-drones qui détectent et interceptent les drones
grâce à diverses techniques, notamment le brouillage des communications et du
GPS, la détection RF (fréquence radio), le traitement vidéo et l’intégration de
capteurs optiques et de radars. Pourtant, chaque fois qu’une réponse à la
menace est créée, une nouvelle génération de drones émerge pour la contourner.
Baruch
Dillion, PDG de l’entreprise Autonomous Guard, qui développe des
systèmes de détection et d’interception de drones : « La menace des drones ne cesse de croître et de se développer, jour
après jour. Cela nous oblige à toujours avoir une longueur d’avance, en
proposant des solutions non seulement aux menaces actuelles, mais aussi à
celles qui émergeront à l’avenir ».
Skylock,
filiale d’Autonomous Guard, a développé un système multicouche « Skydefender » combinant
lasers, guerre électronique et technologie d’interception drone contre drone.
La
couche de détection s’appuie sur une combinaison de capacités RF, optiques,
acoustiques et radar, ainsi que sur la fusion d’informations, pour identifier
un maximum de menaces aériennes dans des conditions variables.
Un
laser vient également compléter l’arsenal des capacités d’interception. Skylock
possède deux types de lasers : l’un d’une portée de plusieurs centaines de mètres
et l’autre d’une portée maximale de 1,5 kilomètre. Mais le laser est ponctuel
et sa portée est limitée. La solution du Système Skydefender est la symétrie aérienne, drone contre drone.


Système Skydefender de Skylock
Plutôt
que de lancer des intercepteurs coûteux depuis des sources terrestres ou
aériennes, le concept consiste à obtenir une réponse symétrique en termes
quantitatifs : lancer de nombreux drones intercepteurs relativement peu coûteux
contre une attaque de drones.
Baruch
Dillion : « Pour contrer les
essaims, il faut réagir en quantité. Un intercepteur Dôme de Fer coûte cher. Un
drone intercepteur coûte quelques milliers de dollars. Si je détecte cinq
drones, j’en lance cinq. Si j’en détecte 50, j’en lance 50 … Le principal problème réside dans
le dernier kilomètre, soit les 100 derniers mètres environ, où la cible
évolue près du sol et où les conditions de terrain sont difficiles… Dans le
système que nous développons, le drone intercepteur se verrouille sur la cible
à courte portée grâce à la détection optique, puis s’écrase sur elle. C’est la
solution ultime »
- Pour les forces navales, un des principaux défis consiste à exploiter
des drones et des UAV qui doivent régulièrement décoller d’un navire en
mouvement et y revenir en conditions opérationnelles.
La
plupart des systèmes de drones nécessitent un opérateur hautement qualifié pour
le décollage, l’atterrissage et le pilotage depuis le pont d’un navire. Or il
est difficile de recruter et former des opérateurs experts qui doivent être présents
24h/24 lors des missions maritimes.
De
plus, les drones sont vulnérables aux perturbations GPS, à la guerre
électronique et aux intempéries. Par forte houle ou vents latéraux violents,
même un opérateur expérimenté peut avoir des difficultés à poser un drone sur
un navire.
La
technologie Wonderland développée par Wonder
Robotics confère aux drones un
contrôle et une navigation autonomes, même sans GPS, les transformant en outils
opérationnels indépendants.
Ce
nouveau système fournit à un drone des données de positionnement sécurisées, un
pilotage et un contrôle autonomes, ainsi qu’une prise de décision en temps
réel.
Adi
Shimon, PDG et cofondateur de l’entreprise : « La capacité d’atterrir en toute sécurité sur un navire par mer agitée
représente une véritable avancée technologique. Notre système offre aux marines
un avantage opérationnel indéniable : des drones qui fonctionnent comme s’ils
étaient pilotés par un humain expérimenté sur le pont, même sans GPS ni
communication »
- La société Wearable Devices, en collaboration avec X-trodes, a développé un
système d’interface neuronale innovant, adapté aux usages tactiques avancés,
visant à améliorer le contrôle des systèmes de communication, de navigation et
de commandement des combattants sur le champ de bataille.
Le système permet un contrôle sans contact,
basé sur la détection et l’analyse de l’activité neuromusculaire et des
mouvements précis effectués par l’utilisateur, permettant ainsi la surveillance
et la gestion des systèmes critiques sans entraver la disponibilité
opérationnelle et contribuant au maintien de la conscience environnementale.
La technologie associe la technologie SmartSkin d’X-trodes, un système de mesure
électromyographique avancé, aux algorithmes d’intelligence artificielle de Wearable
Devices qui interprètent les
mouvements et activités neuromusculaires les plus infimes.
Cette combinaison permet d’exécuter des
commandes complexes par des gestes intuitifs et imperceptibles, sans saisie manuelle,
simplifiant considérablement l’interaction homme-machine dans des conditions de
pression et de contact rapproché.
Un autre facteur d’innovation dans le domaine
est le fait que Wearable Devices, jusqu’ici principalement connu pour ses
produits grand public tels que les bracelets connectés de gestion gestuelle,
élargit sa gamme d’applications pour développer des systèmes uniques destinés
aux médias de sécurité, renforçant ainsi sa position d’entreprise leader dans
le domaine de l’intelligence artificielle et des solutions d’interface
neuroélectronique.
Asher Dahan, PDG de Wearable Devices, et Dr
Ziv Paramater, PDG de X-trodes : « La collaboration entre les deux entreprises illustre comment la
connexion entre l’homme et la machine peut atteindre un nouveau niveau de
précision, de fiabilité et d’efficacité dans les opérations dynamiques sur le
terrain ».
- Le brigadier général Benny Aminov, chef de l'unité de
recherche et développement militaire de la Direction de la recherche et du
développement en matière de défense (DDR&D) du ministère israélien de la
Défense (IMOD) : « Le problème des drones aux frontières d'Israël est en
passe d'être résolu - nous avons réalisé
une percée technologique dans la détection des drones ennemis... Nous
travaillons actuellement sur des solutions d'interception utilisant des
systèmes basés sur des drones qui permettent de répondre à des
scénarios d'essaims tout en accélérant le développement de nouvelles armes à
énergie dirigée.
La question des menaces à basse altitude est un exemple de défi
qui exige de notre establishment de défense qu'il modifie fondamentalement son approche
opérationnelle : réagir dans des délais très courts, développer en spirale,
accélérer les tests pendant le processus de développement et établir des ponts
entre les petites entreprises de technologie de défense et les grands
contractants de défense … Sinon, nos ennemis continueront à évoluer dans cette
compétition d'apprentissage. Cela nous pousse à développer des solutions
robustes, et c'est là que les armes à
énergie dirigée démontrent leur force unique. Leurs caractéristiques
distinctives nous permettent de faire face même à l'inconnu, c'est-à-dire aux
menaces dont nous ne savons pas encore qu'elles existent »
- Le nouveau
missile de Rafael, le LSpike
1x de la taille d'un
sac à dos, est une munition tactique vagabonde, conçue pour fournir aux forces
de manœuvre au niveau de la compagnie une capacité de frappe de précision
indépendante. Le système intègre des technologies électro-optiques avancées,
l'intelligence artificielle et des normes de sécurité robustes pour répondre
aux exigences des environnements de combat modernes.
Selon Rafael,
le L-SPIKE 1x est conçu selon les spécifications MIL-STD les plus strictes,
garantissant une résilience opérationnelle dans des conditions de navigation
difficiles, telles que le brouillage GPS, l'usurpation d'identité, les
perturbations de communication et les conditions météorologiques défavorables.
Cette fiabilité est essentielle à son rôle de multiplicateur de force pour les
unités tactiques opérant dans des environnements contestés.
Pesant seulement 2,2 kg et conçu pour être
transporté dans un sac à dos, le L-SPIKE 1x offre une portée allant jusqu'à 5 km, ainsi
qu'une autonomie de 15 minutes lorsqu'il est armé et de 30 minutes en mode
reconnaissance.
Sa tête à fragmentation de 420 g offre une
létalité à 360 degrés, tandis que les capteurs VIS/IR intégrés et la prédiction
de cible basée sur l'IA améliorent la connaissance de la situation et la
précision des frappes. En combinant des capacités de reconnaissance et de
frappe dans une seule et même plateforme, le système réduit la dépendance à
l'égard d’un soutien aérien ou terrestre externe, permettant aux commandants de
compagnie d'agir avec plus d'autonomie et de rapidité.

Rafael's LSpike 1x
- Israel Aerospace Industries
(IAI) a développé le missile Lahat Alpha
à guidage laser, ayant une frappe de longue portée,
ultra-précise et adaptable, pouvant atteindre des cibles à plus de 20 km, et
au-delà de la ligne de vue directe. Il mesure environ 2 mètres de long et pèse
25 kg, poids raisonnable pour un système capable d’être lancé depuis un
véhicule ou un hélicoptère. Il dispose d’une ogive pouvant être choisie entre une
variante antichar ou à fragmentation, élargissant ainsi son spectre
d’utilisations, non seulement contre les blindés, mais aussi contre des
structures, des cibles rapides ou des défenses côtières.
Lahat Alpha est adapté à un contexte militaire de
brouillage, d’électronique et de défenses dissimulées.
Problèmes de société
D’après
une enquête récente attribuée à l’Institut Reichman, 78 % des citoyens disent croire en Dieu ; 69 % jugent Dieu important dans
leur vie, et 59 % accordent de l’importance non seulement aux croyances, mais
aussi aux rituels.
Plus
largement, 60 % des Israéliens croient au
paradis, 54 % à l’enfer et 50 % à la venue du Messie. 57 % estiment que le droit des Juifs à la Terre d’Israël découle d’une
promesse divine. Fait saillant : 39 % attribuent la réussite d’une attaque
contre l’Iran à une forme de miracle.
L’enquête
souligne un renversement par rapport aux tendances européennes : la religiosité
progresse surtout chez les 18–34 ans. 76 % d’entre eux déclarent que
Dieu joue un rôle important dans leur vie (contre 51 % des 55 ans et plus) ; 71
% croient au paradis (contre 32 %), et 59 % à la venue du Messie (contre 27 %).
Sur
les campus comme dans les grandes villes, on observe une hausse des pratiques
(prière, étude, rituels), un retour au sens et une revalorisation des repères
identitaires.
Ce
réarmement spirituel se voit dans les institutions : plus d’initiatives éducatives
autour du patrimoine juif, une dynamique d’études (yeshivot, midrashot,
universités) qui coopèrent avec des centres de recherche appliquée, et un
intérêt croissant des jeunes pour des filières mêlant éthique, technologie et
sécurité.
La
montée de la religiosité, portée par la jeunesse, peut devenir une force
d’unité si elle se conjugue avec l’État de droit, la protection des minorités
et l’éthique juive du kévod ha’adam (dignité humaine). Israël a intérêt à
canaliser cette énergie vers l’éducation, la cohésion et la sécurité : c’est
ainsi que la foi renforcera la résilience nationale, soutiendra l’alliance avec
les démocraties et consolidera le projet historique d’un foyer juif sûr,
innovant et ouvert.
- Israël affiche l’une des
espérances de vie les plus élevées du monde, selon le dernier rapport de
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Avec 83,8
ans, le pays se classe 4ᵉ parmi les 38
États membres, juste derrière le Japon (84,3), la Suisse (84,1) et l’Espagne
(84,0).
Nature
Les
chauves-souris frugivores égyptiennes adaptent leur comportement selon les
saisons afin de rivaliser avec d'autres animaux, notamment les rats, pour se
nourrir.
Sous
la direction de Pr Yossi Yovel du département de zoologie de l'université de
Tel Aviv, l'équipe de chercheurs a étudié le comportement des chauves-souris
frugivores égyptiennes (Rousettus aegyptiacus) et des rats noirs (Rattus
rattus) pendant environ sept mois, entre décembre et mai.
Comme
les chauves-souris frugivores égyptiennes et les rats se nourrissent
principalement de fruits, ils sont naturellement en concurrence pour la
nourriture.
Les
chercheurs ont remarqué une tendance : les chauves-souris prenaient moins de
risques lorsqu'elles cherchaient de la nourriture en hiver, mais devenaient
plus hardies à l'approche du printemps et lorsque le nombre de rats augmentait.
Au
printemps, on a même observé des chauves-souris attaquer des rats pour se
nourrir, ce que les chercheurs ont qualifié de « comportement incompatible avec les modèles simples d'aversion au risque
».
Néanmoins,
selon Pr Yovel, cette tactique agressive « a
apparemment amélioré leur taux de réussite dans la recherche de nourriture, qui
est passé à 60 % en été contre seulement 35 % en hiver », ce qui confirme
l'une des hypothèses de l'étude, à savoir que « le succès des chauves-souris dans la recherche de nourriture face au
risque de prédation varierait en fonction du contexte ».

Pr.
Yovel : « Ce modèle montre que
les animaux utilisent des stratégies flexibles pour équilibrer les risques et
les récompenses. Cette étude montre à quel point ces relations peuvent être
complexes et comment les animaux sont capables d'adapter leurs stratégies de
réponse à des circonstances changeantes. Les observations dans la nature étant
rares, cette complexité est généralement difficile à quantifier. Les résultats
obtenus dans cette étude fournissent donc un autre exemple de l'adaptabilité et
de la vie complexe des animaux sauvages dans les environnements urbains ».
- Pas une vache, pas une goutte de souffrance, sans lactose, sans
cholestérol.100 % de lait casher. Remilk et Gad Dairies lancent le vrai lait produit en labo. C'est
"The New Milk", fermentation microbienne pour des protéines
β-lactoglobuline bio-identiques, goût et
texture parfaits pour le café ou le yaourt.
Aviv Wolff, CEO Remilk : « Un monde plus sain via du vrai lait sans
vaches. C'est une révolution globale, ancrée en Israël. »
Amir Aharon, CEO Gad : « Science et tradition : qualité premium, sans
sacrifier le goût. Un jalon historique pour le lait casher »
- Le KKL-JNF gère plus de 150 000
hectares de forêts en Israël. Les cartes permettent de classer ces terres en
forêts de conifères ou de feuillus, en zones arbustives, en végétation herbacée
et en terres nues.
Des chercheurs de l’Université hébraïque, l’Université Reichman
et l’Open Landscape Institute de l’Université de Tel Aviv ont développé une
plateforme utilisant des images satellites pour produire des cartes annuelles
de la couverture végétale pour le Fonds national juif (KKL-JNF).
Selon le JNF, ce nouvel outil, combiné à des études sur le
terrain tous les 5 ans, peut réduire le temps nécessaire à la collecte des
données et améliorer leur précision
Une image
satellite de la couverture végétale développée par des universités israéliennes
pour le Fonds national juif KKL-JNF fin 2025.
Des tests réalisés à partir de mesures sur le terrain et de
données sur les feux de forêt ont permis de confirmer que les cartes offraient
une image fidèle des conditions réelles.
- Des
chercheurs de l'université de Tel Aviv et de l'Institut israélien de recherche
océanographique et limnologique (IOLR) ont mené une étude exhaustive sur les
algues en Israël, identifiant la région comme un haut lieu naturel pour ce
qu'ils ont appelé un « trésor vert », des algues
résistantes aux propriétés biochimiques exceptionnelles. Les résultats placent
Israël comme un leader mondial potentiel dans le domaine de la biotechnologie
marine et de l'innovation durable.
Dr Doron Yehoshua Ashkenazi directeur :
« Situé à l'extrémité orientale de la
Méditerranée orientale, Israël offre des conditions environnementales uniques :
un climat subtropical avec un ensoleillement toute l'année, des côtes rocheuses
avec de faibles fluctuations de marée, et une salinité et un rayonnement
relativement …. Ensemble, ces facteurs stimulent le développement d'algues aux
caractéristiques chimiques uniques qui agissent comme des usines biologiques
naturelles, produisant des composés bioactifs à des concentrations remarquables
»
Pendant plusieurs années, l'équipe a collecté
près de 400 spécimens le long de la côte, identifiant 55 espèces d'algues,
principalement rouges, avec un nombre plus restreint d'algues brunes et vertes.
Contrairement aux conclusions antérieures suggérant deux pics de productivité
annuels, l'étude a enregistré une seule saison productive au printemps. Les
chercheurs pensent que ce changement reflète l'impact écologique plus large du
réchauffement climatique sur les écosystèmes marins.


Il a également été constaté que les
variations saisonnières affectaient la composition chimique des algues. Les
algues locales contiennent des niveaux de protéines exceptionnellement élevés
pendant l'hiver, atteignant plusieurs dizaines de pour cent de leur poids sec,
ce qui en fait une source de protéines alternative prometteuse pour la
consommation humaine et animale. Les composés antioxydants ont atteint leur pic
au printemps, augmentant jusqu'à 300 % chez certaines espèces par rapport aux
autres saisons.
Pr Avigdor Abelson, de l'université de Tel
Aviv, a décrit les eaux méditerranéennes d'Israël comme « un laboratoire
naturel unique » au potentiel immense : « Les algues constituent une ressource stratégique à l'échelle nationale
et mondiale qui peut contribuer à relever les défis futurs en matière de
sécurité alimentaire, de santé et d'environnement »
Culture
- La série israélienne "Or rishon" sur le 7 octobre nominée aux
prestigieux Critics' Choice Awards.
Diffusée sur Keshet 12 en Israël et sur
Paramount+ à l'international, cette production consacrée aux histoires
d'héroïsme du 7 octobre concourt dans la catégorie Meilleure série en langue
étrangère. Elle représente la seule candidature israélienne de cette édition.
Les Critics' Choice Awards, décernés par la Critics Choice Association,
constituent l'un des événements majeurs de l'industrie du divertissement
mondial
et
sont considérés comme un baromètre de qualité pour les œuvres télévisuelles et
cinématographiques de l'année écoulée.
Santé
- La
technologie de cryothérapie tumorale d'IceCure
Medical a été approuvée par la FDA (U.S. Food and Drug Administration) pour
le traitement du cancer du poumon à un stade précoce. Spécialisée dans les
technologies médicales l’étude de cette entreprise montre que son procédé,
associé à la radiothérapie, pourrait prolonger la survie des patients atteints
d'un cancer du poumon inopérable. Le système ProSense d'IceCure vise à détruire les tumeurs en les
congelant à l'aide d'azote liquide. Cette procédure mini-invasive, appelée
cryoablation, est réalisée en ambulatoire.
L'étude
a révélé que les patients atteints d'un cancer du poumon de stade 1 avaient un
taux de survie global à cinq ans, de 74 % contre 41% à 52%, lorsqu'ils recevaient une radiothérapie
stéréotaxique corporelle (SBRT) suivie d'un traitement avec le système IceCure.
Ce résultat est meilleur que celui obtenu chez les patients qui reçoivent
uniquement une SBRTou similaire à celui obtenu chez les patients dont les
tumeurs sont retirées par chirurgie.
Eyal
Shamir, PDG d'IceCure : « Alors que
la radiothérapie est le traitement standard pour les patients atteints d'un
CPNPC de stade 1 inopérable, l'utilisation de la SBRT seule entraîne
malheureusement une survie globale nettement inférieure et un contrôle local
moindre que la chirurgie chez certains patients … l'étude fournit des résultats
très encourageants qui confirment que l'association de la SBRT à notre système
de cryoablation offre aux patients inopérables une espérance de vie plus longue
et peut également constituer une option mini-invasive à la chirurgie pour une
population plus large de patients atteints d'un CPNPC de stade 1 ».
- Une première dans le domaine de l'innovation
médicale israélienne, et l'un des rares cas au monde : Le ministère de la
Santé a approuvé la première dose du traitement pour le patient dans le cadre
du programme « d'usage compassionnel »,
qui permet aux patients atteints de maladies graves ou mortelles d'avoir accès
à des médicaments et traitements expérimentaux qui ne sont pas encore approuvés
pour un usage public.
Le traitement est un médicament à base d'ARN
qui utilise une technologie spécialisée (ASO) pour créer de petits fragments de
matériel génétique. Ces fragments agissent comme des outils microscopiques qui
bloquent les instructions défectueuses du gène GNAO1. Comme ce gène défectueux
provoque des problèmes majeurs tels que des retards de développement et des
mouvements incontrôlés, il est essentiel de le bloquer.
Une équipe de chercheurs du centre médical
Sheba à Tel Hashomer a mis au point un médicament génétique personnalisé à base
d'ARN pour une fillette de huit ans atteinte d'un trouble neuro-développemental
rare causé par une mutation.
Dr Dan Dominissini, chef de la division
Diagnostic de Sheba et directeur adjoint de l'Autorité de recherche :
« La capacité à développer un
médicament personnalisé adapté à la séquence génétique d'un patient au sein
d'un centre médical de renommée mondiale, et ce en si peu de temps, reflète la
révolution qui transforme actuellement la médecine »
Bruria Ben-Zeev, ancienne directrice de
l'unité de neurologie pédiatrique de l'hôpital pour enfants Safra de
Sheba : « L'ARN est au cœur de
la médecine de précision de nouvelle génération, et Sheba place Israël à
l'avant-garde dans ce domaine »
- Des taux élevés de
triglycérides augmentent le risque d'athérosclérose, de crise cardiaque,
d'accident vasculaire cérébral et de maladie vasculaire périphérique. Des taux
très élevés augmentent considérablement le risque de pancréatite aiguë, une affection
parfois mortelle qui peut nécessiter des soins intensifs et causer des dommages
permanents.
Une
élévation du taux de triglycérides résulte généralement d'une combinaison de
facteurs génétiques et environnementaux. Une alimentation riche en graisses et
en glucides simples, le manque d'exercice, une consommation excessive d'alcool,
un diabète non contrôlé, une dysfonction rénale, une hypothyroïdie, une
surproduction de cortisol et une obésité centrale sont les principaux facteurs
contributifs. De rares troubles génétiques peuvent également altérer la
capacité de l'organisme à dégrader les triglycérides, entraînant des taux
extrêmement élevés dès le plus jeune âge.
Un
nouveau médicament réduit les taux de triglycérides de plus de 50 % et diminue
le risque de pancréatite jusqu'à 85 %, changeant ainsi le cours de la vie des
patients.
Le
Dr Hofit Cohen, directrice du service de diagnostic et de traitement des
troubles lipidiques au Strasburger Lipid Center de Sheba, a démontré
l'efficacité de ce nouveau médicament dans neuf centres médicaux israéliens.
Les
thérapies avancées à base d'ARN ont transformé la prise en charge de
l'hypertriglycéridémie sévère. Ces traitements ciblent des protéines
spécifiques impliquées dans le métabolisme des triglycérides. Une protéine clé,
l'apoC-III, ralentit naturellement la
dégradation des triglycérides. La suppression de sa production augmente
considérablement la capacité de l'organisme à éliminer les graisses.
Le
nouveau médicament, Olezarsen, fonctionne selon le même mécanisme,
mais cible le foie et est considéré comme plus sûr.
Dr
Hofit Cohen : « Ce traitement change
la vie des patients … C’est une véritable avancée dans le traitement de
l'hypertriglycéridémie sévère. Associer ce nouveau médicament à des habitudes
de vie saines, au contrôle du diabète et aux traitements existants pourrait
réduire considérablement la morbidité et la mortalité chez les patients
présentant des taux de triglycerides dangereusement élevés ».
- Pr Gal Markel, directeur du Davidoff Cancer
Center au Rabin Medical Center- Beilinson Campus, a fait une avancée majeure
dans le traitement du cancer du sang grâce à la technologie CAR-T.
La technologie CAR-T utilise les propres
cellules immunitaires du patient (les lymphocytes T) pour combattre les
cellules myélomateuses. Les lymphocytes T du patient sont génétiquement
modifiés en laboratoire afin de les équiper de récepteurs CAR, qui leur
permettent d'identifier et de détruire les cellules cancéreuses. Les cellules
sont ensuite réinjectées dans le corps du patient pour attaquer le cancer.
Le myélome un type de cancer du sang. Le
myélome multiple est un cancer de la moelle osseuse.
Pr Gal Markel, directeur du Davidoff Cancer
Center, a ajouté que ce traitement ne serait pas seulement bénéfique pour les
patients atteints de myélome : « Nous
allons bientôt étendre le développement et le traitement CAR-T aux tumeurs
solides, telles que le cancer du foie et du poumon, puis aux maladies
auto-immunes….
En peu de temps, nous avons mis en place des capacités avancées pour
développer et fabriquer des thérapies originales à l'aide de technologies de
pointe. Combiné à notre expertise clinique, cela positionne le Rabin Medical
Center comme un leader dans le domaine des traitements avancés contre le cancer.
Cette remarquable réussite revient au Samueli
Institute et aux équipes dévouées de la division d'hématologie Davidoff,
qui ont travaillé en totale synergie, de la production aux soins des patients »
- Les pansements
imprégnés de cuivre conçus pour accélérer la cicatrisation et réduire le risque
d'infection de la start-up MedCu Technologies spécialisée dans le traitement
des plaies, ont été récompensés pour leur innovation, leur qualité et leur
potentiel commercial remportant le 1er prix de l'innovation lors du Medtech Strategist
Innovation Summit à San Diego.
Selon MedCu, ses pansements créent un environnement
antimicrobien actif pour traiter les plaies difficiles à cicatriser, notamment
les ulcères diabétiques et veineux, les escarres et les brûlures.
Danny Lustiger, PDG de MedCu : « Ce prix souligne la force de l'innovation israélienne et sa capacité
à avoir un impact positif sur les soins de santé à l'échelle mondiale »
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Sources:
IsraelValley, SiliconWadi, … -- contribution: Albert SOUED
La série de Tsedek-Info est
en ligne à http://www.nuitdorient.com/n40a.htm
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