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Tsedek-Info d'Israël n° 177                                          juil-août 2026

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Distinctions & performances

- La judoka Gili Sharir, 25 ans, remporte la médaille d'or en judo dans la catégorie des moins de 63 kg au Grand Prix de Zagreb.

- Lors du Bullet Brawl, une compétition en ligne traditionnelle où chaque joueur dispose d’une minute pour disputer une partie, Alon Mindlin, 28 ans, a vaincu Magnus Carlsen, l’un des plus grands joueurs d’échecs de tous les temps. Mindlin, qui évolue au sein du club Kfar Saba en première division israélienne, a également battu Hikaru Nakamura, l’Américano-Japonais numéro deux mondial.

- Battant le kazakh Aldiyar Seric au championnat de jiu jitsu qui s'est déroulé en Thaïlande, Omri Haviv, a été sacré champion du monde dans la catégorie des moins de 69 kg.

- Gal Gadot est distinguée par le prix Genesis 2026, surnommé le « Nobel juif ».

Fidèle à l’esprit philanthropique du prix, l’actrice consacrera l’intégralité de la dotation d’un million $ à des ONG israéliennes engagées dans la reconstruction du pays.

- Star de Wonder Woman, Gal Gadot recevra le prix « Hollywood Icon » décerné par la Women's Guild Cedars-Sinai lors du gala Snow Ball, animé par Nischelle Turner, présentatrice d'Entertainment Tonight et lauréate d'un Emmy Award.

- Le Technion a remporté le Red Dot Design Award 2025, l’un des prix de design les plus prestigieux au monde, pour un projet inédit de protection des jeunes plants par impression 3D robotisée. Le projet TreeSoil, mené par le doctorant Ofer Asaf et le Pr Aaron Sprecher, directeur du Material Topology Research Lab (Faculté d’architecture et d’urbanisme), propose une technologie innovante d’impression 3D à base de matériaux issus du sol local.

Ces structures imprimées forment autour des jeunes plants un microclimat protecteur qui optimise la lumière, l’humidité et la circulation de l’air, favorisant ainsi leur croissance, y compris dans les zones sujettes à l’érosion. Entièrement biodégradables, elles se désagrègent naturellement à mesure que l’arbre grandit.

- Le Carlton Tel Aviv nommé meilleur hôtel d'affaires d'Israël pour 2025 par les World Travel Awards , son 9ème World Travel Award.

- Shanghai Ranking index : le Technion figure parmi les 100 meilleures universités mondiales dans six domaines de recherche et il est le premier établissement israélien dans 16 domaines de recherche.

Ingénierie aérospatiale : le Technion se classe 21ème au niveau mondial, soit une progression de 19 places, et il est le seul établissement israélien à figurer dans ce domaine.

Chimie : le Technion se classe 41e au niveau mondial et premier en Israël.

Ingénierie électrique et électronique : le Technion se classe 43ème au niveau mondial et est la première université israélienne dans ce domaine.

Robotique, physique et mathématiques : le Technion se classe parmi les 100 meilleurs établissements mondiaux (dans la fourchette mondiale 76-100). En robotique, c'est le seul établissement israélien à figurer dans le classement.

IA : dans ce domaine, nouvellement ajouté au classement cette année, le Technion se classe dans la fourchette mondiale 101-150 et occupe la première place en Israël.

Classement général : selon le classement par matière, le Technion est le premier établissement israélien dans 16 domaines de recherche.

- Au Centre culturel Einav, la municipalité de Tel Aviv-Yafo a organisé la cérémonie annuelle de remise des prix Sokolov et Dosh, qui récompensent l'excellence dans le domaine du journalisme et du dessin éditorial pour l'année 2025. Le prix Sokolov pour les médias électroniques a été décerné à Amnon Rabi, Sima Kadmon et Gilad Tokatli pour leur travail commun sur la série documentaire HaAh’at (The One), diffusée par Kan. Le comité de sélection a salué cette série, qui se concentrait sur le 201ème escadron de l'armée de l'air israélienne pendant la guerre du Yom Kippour en 1973, pour sa qualité journalistique exceptionnelle, combinant un travail d'investigation approfondi, des interviews intimes et une mise en scène méticuleuse.

- Les 100 plus grandes entreprises d'armement au monde ont enregistré en 2024 des revenus records de 679 milliards $, et 16,2 milliards $, pour Israël. Les trois géants israéliens du secteur, Elbit Systems spécialisé dans les drones et systèmes électro-optiques, IAI spécialisé dans les systèmes Arrow et Rafael, porté par ses systèmes comme le Dôme de fer et les missiles Spike, se classent respectivement aux 25ème, 31ème et 34ème rangs mondiaux.

- À Abu Dhabi, l’équipe de kickboxing a brillamment conclu ses Championnats du monde avec sept médailles, dont une en or, remportée par Yulia Sachkov, 26 ans, ancienne championne du monde. 2 000 athlètes venus de 85 pays ont participé à l’événement.

- Alona Ben Natan, une motocycliste, s'est hissée à la 1ère place du classement féminin de la Coupe du monde FIM Bajas (Fédération internationale de motocyclisme) après avoir terminé 2ème de la course de Dubaï. Ben Natan est la 1ère Israélienne à participer à des rallyes majeurs au Maroc et à Doubaï.

- Des étudiants de l'université de Tel Aviv et du Technion remportent des médailles d’or, lors du concours international iGEM à Paris, réunissant plus de 400 équipes. L'université de Tel Aviv, pour sa stratégie innovante dans le traitement du cancer du poumon avancé. Le Technion, pour sa méthode synthétique rentable de production de bromélaïne, une enzyme dérivée de tiges.  iGEM est un concours mondial de biologie synthétique dans le cadre duquel des équipes conceptualisent des idées innovantes pour relever les défis dans ce domaine.

 

High Tech & Start-Up

- PhenOlives, une entreprise du kibboutz Reshafim, a mis au point une technologie qui transforme les déchets de l'huile d'olive en farine, en eau propre et en extrait antioxydant, redéfinissant ainsi l'une des industries les plus polluantes en un modèle de durabilité.

Cette  technologie permet le traitement complet et continu du grignon d'olive, cette boue épaisse issue de la production d'huile d'olive qui a longtemps été considérée comme un danger pour l'environnement.

Le système breveté Total Solution Impact (TSI) de l'entreprise utilise 100 % du marc pour créer des produits à forte valeur économique et nutritionnelle. Chen Lev-Ari, PDG : « Le processus se déroule juste à côté des moulins à huile, dans les 20 minutes suivant l'extraction, afin d'éviter que les déchets ne deviennent acides et toxiques. »

PhenOlives fabrique trois produits à partir des déchets. Le 1er est constitué de noyaux d'olives, qui sont vendus à des entreprises de polymères qui en incorporent 30 % dans leurs polymères. Chen Lev-Ari : « Après avoir testé plus de 300 types de déchets agricoles, les entreprises ont constaté que celui-ci donnait à leurs produits une couleur naturelle semblable à celle du bois et les rendait à la fois recyclés et recyclables… Ces matériaux sont très demandés sur des marchés tels que IKEA, même s'ils coûtent plus cher que les matériaux conventionnels »-

Le 2ème produit est la farine d'olive, fabriquée à partir de la pulpe. Chen Lev-Ari : « Cette farine sans gluten a reçu l'agrément « nouvel aliment » du ministère de la Santé …Elle est riche en fibres, pauvre en calories, en glucides et en sucres, et son goût neutre la rend parfaite pour les marchés des produits diététiques »_

Le 3ème produit est un traitement pour les eaux usées des moulins à huile d'olive, qui sont très acides et toxiques. Le procédé de PhenOlives permet de les séparer en eau propre et en un extrait antioxydant hautement concentré. L'eau propre peut être réutilisée dans la production d'huile d'olive, tandis que l'extrait, qui contient des composés puissants tels que des polyphénols, du tyrosol et de l'hydroxytyrosol, est commercialisé dans l'industrie des compléments alimentaires.

Chen Lev-Ari : « L'objectif est de transformer les vastes réservoirs de grignons européens en sources d'eau utilisables pour l'irrigation estivale. Le concentré antioxydant, ou ce que nous appelons « l'or noir », est l'un des résultats les plus précieux »-

- Fondée en mars 2025, la start-up Skyforce s'est imposée comme une force disruptive dans le domaine des technologies à double usage, développant des logiciels natifs d'IA qui transforment les plateformes contrôlées manuellement en opérations multi-plateformes entièrement autonomes.

À l'instar d'un grand groupe de véhicules terrestres sans pilote capables d'opérer loin derrière les lignes ennemies, guidés non pas par des opérateurs maniant des manettes, mais par des agents IA embarqués, cerveau du système.

Niv Davidai PDG de Skyforce : « Notre objectif est de réduire le nombre d'opérateurs humains. Les humains ne contrôleront pas manuellement le fonctionnement multi-plateforme ; ils le commanderont »

Avec une équipe réduite de seulement 10 employés, dont des talents issus de SpaceX, Skyforce dépasse largement ses capacités. Ses agents informatiques de pointe sont alimentés par une combinaison de grands modèles linguistiques (LLM), de modèles de langage visuel (VLM) et d'algorithmes classiques d'apprentissage automatique qui traitent les données critiques directement sur la plateforme, éliminant ainsi le besoin d'un contrôle centralisé, même dans des environnements complexes.

- Dirigée par une ancienne du Dôme de fer, la start-up Moonshot Space, basée à Césarée, développe un lanceur hypersonique permettant d'envoyer en orbite des charges utiles petites à moyennes, à moindre coût, en utilisant de l’électricité plutôt que des combustibles chimiques.

Elle a été fondée en 2024 par Hilla Haddad Chmelnik, ancienne directrice générale du ministère des Sciences et membre de l’équipe qui a développé le système antimissile « Dôme de fer », par Fred Simon, cofondateur de la licorne logicielle JFrog, et par Shahar Bahiri, cofondateur de la société de mobilité intelligente basée sur l’IA Valerann.

Moonshot Space travaille sur l’utilisation d’impulsions électromagnétiques pour faire accélérer une charge utile à des vitesses capables d’échapper à l’attraction gravitationnelle de la Terre.

Haddad Chmelnik : « L’exploration spatiale devient de plus en plus diversifiée et complexe pour ce que nous voulons faire en matière de science, de fabrication et d’exploitation minière. Et, comme pour toute industrie en pleine évolution, il faut disposer de plus d’un seul mode de transport, une fonction assurée pour l’instant via des fusées chimiques et bien trop onéreuse …. Si le concept de lancement cinétique d’un vaisseau spatial existe depuis l’époque de Jules Verne, aujourd’hui, les technologies, les énergies renouvelables et la puissance de calcul nécessaires pour rendre un lancement cinétique abordable et réalisable sont également disponibles »

Le système de lancement de l’accélérateur de la start-up consistera en un long tube rond, semblable au canon d’un fusil, équipé d’un rail sur toute sa longueur. Une capsule renforcée, contenant la charge utile, sera propulsée le long du rail par une série de bobines générant une onde électromagnétique, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’extrémité, d’où elle sera lancée dans l’espace à une vitesse pouvant atteindre huit km/sec.

Haddad Chmelnik : « Plutôt que d’utiliser des propulseurs de fusée brûlant des quantités considérables de carburant, l’énergie provient de l’électricité, et elle accélère en traversant les bobines … Un condensateur capte l’énergie, puis la libère vers les bobines, et la capsule traverse ce tube et s’envole dans le ciel … Le système réduira donc les coûts liés à l’approvisionnement en équipements, carburants et matières premières des stations spatiales et des satellites à un dixième de celui des lancements de fusées traditionnels »

- La start-up CarboFix a mis au point un dispositif pour stabiliser la colonne vertébrale à l’aide de vis et de tiges en carbone. Une intervention a été réalisée par voie mini-invasive, au moyen d’incisions de seulement un centimètre. Au cours de l’opération, les médecins ont retiré la tumeur qui comprimait la moelle épinière et ont fixé la colonne en implantant huit vis et tiges en carbone.

Le patient a pu marcher aussitôt et regagner son domicile après 2 jours, entamant deux semaines de traitements de radiothérapie et de chimiothérapie — un délai extrêmement court par rapport aux pratiques habituelles, où la convalescence se compte en mois.

L’innovation tient au choix du matériau, le carbone. Les implants développés par CarboFix ne perturbent pas les examens IRM et permettent une radiothérapie d’une précision bien supérieure, en évitant l’exposition inutile des tissus sains.

Dr Moti Kramer, directeur de l’unité de chirurgie du rachis et responsable de l’intervention, soulignant qu’il s’agit d’une combinaison exceptionnelle de technologie avancée, de chirurgie de pointe et de mise en œuvre clinique unique: « Nous ne faisons pas que réparer une colonne vertébrale. Nous redonnons à une personne sa capacité à marcher, à fonctionner, à vivre. Cette innovation est un véritable changement de paradigme ».

 

Archéologie

- Dans le silence stérile du désert de Judée, une montagne s'élevait au-dessus de toutes les autres,  Masada. Construit vers 100 av. J.-C. par Hérode le Grand, c'était moins une forteresse qu'une déclaration, « que même le désert pouvait être conquis, et qu'aucun ennemi - pas même les ambitions de Cléopâtre - ne l'atteindrait ».

Les ingénieurs d'Hérode ont enveloppé le sommet dans un mur défensif de 1,4 km, près de 5 m de haut et 4 m d'épaisseur, renforcé par 37 tours de pierre qui surveillaient le désert comme des sentinelles d'un ancien empire. À l'extrémité nord, Hérode a soulevé un palais à 3 niveaux, avec bains, entrepôts et un passage caché menant au plateau en dessous. À proximité se trouvaient des bains publics, des greniers et même un spa royal privé - un mélange de survie et de luxe inégalé dans l'antiquité.

Les citernes gravées profondément dans la roche pourraient contenir plus de 40 000 m3 d'eau, soutenant la vie pendant le siège et la sécheresse.

Se tenir au sommet de Masada, c'était ressentir à la fois l'isolement et l'invincibilité - un miracle créé par l'homme qui s'accroche au bord de l'abîme Bien avant que les Romains n'escaladent ses pentes, Masada était déjà devenu une légende - un symbole de la volonté humaine transformé en pierre.

- La plus ancienne preuve de production de vin en Israël, un pressoir vieux de 5 000 ans, a été découvert par l’Autorité des Antiquités d’Israël, près de Megiddo, le long de la route 66. De même plusieurs artefacts cananéens vieux de 3 300 ans, dont un récipient en forme de bélier et une petite maquette de sanctuaire, ont été mis au jour lors des fouilles.

Dr Amir Golani, directeur des fouilles : « Megiddo est l’un des sites archéologiques les plus vastes et les plus importants d’Israël. C’est un élément central de la recherche archéologique en Israël  … Ce site se trouve dans un endroit stratégique, avec une source d’eau et des terres fertiles »

Dans l’une des fosses, les archéologues ont trouvé un récipient verseur en forme de bélier stylisé, ainsi que trois bols formant un ensemble destiné à verser et transférer des liquides. Dr Golani : « Il s’agit d’un équipement de libation. Un liquide était versé de manière rituelle, peut-être pour consacrer ou oindre quelque chose, ou même pour être ensuite offert comme boisson, dans le cadre d’une cérémonie religieuse. Tous ces artefacts ont été délibérément enterrés »

pressoir antique

- Un minuscule tesson de poterie extrêmement rare portant une inscription cunéiforme en langue akkadienne datant d'environ 2700 ans a été découvert lors de fouilles archéologiques près du Kotel, au nord de la Cité de David. C’est la seule inscription assyrienne de l'époque du Premier Temple (-7/8ème s) jamais trouvée dans la ville.

Le minuscule fragment, d'environ 2,5 cm, a été découvert grâce au processus de tamisage humide effectué par « l'Expérience archéologique » dans le parc national d'Emek Tzurim – un projet conjoint de l'Autorité israélienne de la nature et des parcs et de la Fondation de la Cité de David.

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Dr Ayala Zilberstein directrice des fouilles de l'Autorité Israélienne des Antiquités (AIA) : « L'inscription fournit une preuve directe de la correspondance officielle entre l'Empire assyrien et le Royaume de Juda. La découverte renforce notre compréhension de la profondeur de la présence assyrienne à Jérusalem, et de l'étendue de son influence sur les affaires du royaume de Juda et de son implication dans leur conduite. De plus, elle enrichit nos connaissances sur le statut du nouveau quartier qui s'est développé à cette époque sur les pentes de la colline à l'ouest du Temple. Il semble que cette zone ait servi de point focal pour les activités de ministres de haut rang et de personnalités importantes »

Dr Peter Zilberg de l'Université Bar-Ilan estime que le fragment de l'inscription faisait partie d'un sceau royal inscrit – une empreinte de sceau destinée à sceller une lettre ou une dépêche officielle au nom de la cour royale assyrienne : « Les bulles ou sceaux de ce type portaient une empreinte parfois accompagnée d'une courte inscription en écriture cunéiforme assyrienne indiquant le contenu de la dépêche ou sa destination. Ceux-ci diffèrent par la taille et la forme des empreintes locales judéennes »

- Une équipe d’archéologues  de l’université Bar‑Ilan, avec le soutien du ministère du Patrimoine et en coopération avec l’Administration civile, a mis au jour les vestiges d’un palais royal sur le flanc nord‑ouest de la forteresse d’Alexandrium, perchée au‑dessus de la vallée du Jourdain.

Des tambours de colonne au style héréodien renforcent l’idée que l’ensemble formait un complexe royal plus vaste que connu auparavant. Construit par le roi hasmonéen Alexandre Yannai et rénové par Hérode le Grand, le site a joué des rôles variés — prison, lieu d’hospitalité, sépulture royale — et a été détruit par les Romains en –57.

-  Le champ de bataille de Judas Maccabée près de Jérusalem : le site est largement identifié comme étant l'ancien village de Bet Zecharia, où l'armée séleucide et les forces de Judas Maccabée se sont affrontées lors de ce qui est appelé la 5ème bataille des Maccabées.

A bronze coin from the Asia Minor city of Side found at Horbat Bet Zecharia south of Jerusalem, where the Maccabees fought the Greek Seleucid army.

Une pièce de bronze provenant de la ville de Side en Asie Mineure, trouvée à Horbat Bet Zecharia au sud de Jérusalem, où les Maccabées ont combattu l'armée grecque séleucide

 

La fête de Hanouka commémore la révolte victorieuse des Hasmonéens contre le roi séleucide Antiochus IV et la reconsécration du Second Temple, il y a environ 2 100 ans.

Dr Dvir Raviv de l'université Bar-Ilan a déclaré qu'une étude menée à Horbat Bet Zecharia, dans la région de Gush Etzion au sud de Jérusalem, a mis au jour des objets qui correspondent à la date et au profil militaire de la célèbre bataille décrite dans le Livre des Maccabées en –163.

Selon le 1er livre des Maccabées et l'historien Josephus, l'armée séleucide a avancé vers le nord le long de la route Jérusalem-Hébron avec des éléphants de guerre. Dans la scène la plus dramatique, Éléazar, le frère de Judas, a couru sous le plus grand éléphant, l'a tué et a été écrasé à mort sous son corps.

Des boulets de fronde confirment le site de la bataille de Judas Maccabée. La bataille s'est terminée par la victoire des Séleucides et le siège du Temple de Jérusalem.

Les fouilles ont permis de mettre au jour 92 pièces de monnaie et des centaines de tessons de poterie datant des périodes perse, hellénistique et hasmonéenne. Cependant, ce qui a attiré son attention, ce sont quatre objets indiquant clairement un champ de bataille hellénistique : trois boulets de fronde en plomb coulé et une pièce de monnaie en bronze frappée dans la ville de Side en Asie Mineure

The bullets may offer the first material evidence from the battles made famous by the Jewish holiday of Chanukah. (credit: Elad Zagman/TPS-IL)

Ces balles pourraient constituer les premières preuves matérielles des combats rendus célèbres par la fête juive de Hanouka.

 

Dr Dvir Raviv : « La présence d’une pièce de monnaie de la ville de Side, aux côtés des balles de fronde, témoigne d'une activité militaire qui correspond à la description historique de la bataille… C'est la première fois que nous disposons d'éventuelles preuves archéologiques provenant d'un des champs de bataille de Judas Maccabée. C'est ici que l'histoire, les textes et le terrain commencent enfin à se rejoindre »

- L’Autorité des Antiquités d’Israël (IAA) a confirmé qu’une muraille hasmonéenne a été exhumée à Jérusalem. Les archéologues ont mis au jour un tronçon exceptionnel du mur de Jérusalem datant de la période hasmonéenne, construit à la fin du 2ème siècle avant notre ère. La fortification a été localisée dans la zone de la Tour de David, à la lisière de la citadelle, au sein du complexe historique de la Qishla.

La muraille appartient au système défensif érigé par les rois hasmonéens, la dynastie issue de la révolte des Maccabées contre l’occupation séleucide, entre 125 et 100 siècles  avant notre ère. 

L’IAA souligne que ce fragment est l’un des plus longs jamais découverts à Jérusalem. Sa préservation exceptionnelle s’explique par la superposition des constructions successives :

Israël : Cette muraille exhumée à Jérusalem qui contredit deux mille ans de mensonges

 

romaines, byzantines, ottomanes. Ce phénomène a protégé cette portion du mur comme sous un sarcophage architectural. Les fouilles révèlent également l’articulation de la muraille avec :

– une tour d’angle,

– un système de circulation interne,

– un glacis de protection,

– des traces d’occupation militaire typiques : fragments de jarres, pointes de flèches, poids de fronde.

- Au cœur du désert du Néguev, à quelques kilomètres de Beer-Sheva, un site archéologique nommé Shiqmim révèle un village du Fer II datant du – 9ème siècle.

Menées par l'archéologue israélo-américain Thomas E. Levy, professeur à l'Université de Californie San Diego (UCSD), ces fouilles confirment la présence juive continue dans la région, bien avant l'Exil babylonien de -- 586 .
Des artefacts – sceaux royaux, poteries hébraïques, autels domestiques – attestent d'une communauté juive prospère, liée aux royaumes bibliques de Juda et d'Israël.

Les fouilles ont révélé des silos souterrains pour stockage de grains, indiquant une économie florissante, et des outils en bronze liés à la métallurgie locale, reliant Shiqmim aux mines du Timna.

Les artefacts sont des sceaux royaux en argile portant des motifs et des noms hébraïques, des poteries à décor géométrique typique du royaume de Juda, des autels domestiques en pierre pour sacrifices familiaux,…

- Un ciseau de charpentier remarquablement bien conservé, vieux de 1500 ans, a été découvert dans une épave byzantine au large de la côte de Haïfa par l'université de Haïfa et l’entreprise Rafael.  Il s’agit de l'épave du navire marchand Tantura A, un navire de 12 mètres de long gisant à environ 50 mètres au large, à une profondeur de 3 mètres qui a coulé près de Dor Beach (Tantura) au large de la côte du Carmel.

Cette découverte a été faite lors d'une fouille sous-marine dirigée par Deborah Cvikel de l'École d'archéologie et de cultures maritimes de l'Université de Haïfa. Elle apporte un éclairage unique sur les outils et le savoir-faire artisanal à bord des navires de la période byzantine.

Deborah Cvikel : « Ce ciseau est un outil de charpentier de marine, probablement utilisé par l'un des membres d'équipage chargés de l'entretien du navire pendant ses voyages.

Grâce aux technologies d'imagerie avancées de Rafael, nous pouvons enfin voir ce qui était caché depuis plus de 1500 ans. Ces nouvelles informations ajoutent une pièce supplémentaire au puzzle de la construction et de la réparation des navires à l'époque byzantine »

- Sur le site archéologique de Burj Lasana, au nord de Ramallah, situé au sommet d’une colline et comprenant les vestiges d’une forteresse de croisés, une église byzantine et un bain rituel, les inspecteurs de l’Administration ont saisi des dizaines d’artefacts, des pièces de monnaie, des colonnes en pierre et des chapiteaux de colonnes. Les inspecteurs ont également découvert un détecteur de métaux utilisé pour retrouver des métaux sous terre. Les artefacts se trouvaient dans une maison construite sur le site archéologique de « Burj Lasana », peuplé sans interruption entre l'âge de fer et les Croisades.

- Un gobelet en argent vieux de 4300 ans, découvert à Ayn Samya, révèle la plus ancienne image de la Création qui évoque la lutte entre le chaos et l’ordre, telle que décrite dans le livre de la Genèse. S’écartant du récit biblique, il représente aussi une image céleste qualifiée de mystérieux «bateau de lumière», une arche céleste, un moyen utilisé par le soleil et la lune pour traverser le ciel, après la victoire de l’ordre sur le chaos.

C’est un symbole que l’on retrouve dans tout le Proche-Orient ancien, en Mésopotamie, en Égypte et aussi en Anatolie.

Connu sous le nom de gobelet d’Ain Samiya, cet artefact présente deux scènes distinctes. Sur l’une, un torse humain tenant des feuilles de palmier est attaché aux corps de deux taureaux, planant au-dessus d’un petit soleil et confronté à un serpent monstrueux. Sur l’autre, deux personnages portent un objet semi-circulaire surmonté d’un soleil, avec le serpent à leurs pieds.

Depuis sa découverte, ce gobelet énigmatique, haut d’environ 8 centimètres, interroge les spécialistes, car il constitue l’unique objet de grande valeur trouvé dans une tombe. La fosse contenait également seize récipients en céramique, trois lampes à quatre becs, une pointe de flèche, un fût de lance et quelques perles d’ambre.

 

https://static-cdn.toi-media.com/fr/uploads/2025/11/5037_02_Ain-Samiya-Goblet_Nov2025_both-scenes-1-1024x640.jpgReconstitution des scènes figurant sur un gobelet en argent trouvé en 1970 à Ain Samiya, près de Ramallah en Cisjordanie, datant d’environ 2300 avant notre ère, illustrant l’émergence de l’ordre cosmique.

- Sur le site archéologique de Nahal Ein Gev II, la figurine découverte  par des archéologues de l'Université hébraïque de Jérusalem serait le plus ancien objet représentant une interaction entre l'homme et l'animal.

Surplombant la mer de Galilée se trouve un village préhistorique où une équipe d'archéologues a mis au jour une figurine en argile datant de 12 000 ans, différente de tout ce qui avait été trouvé auparavant. Elle symbolise une scène mythologique ou rituelle, donnant un aperçu du monde spirituel des premières communautés du sud-ouest de l'Asie.

 

The 12,000-year-old Natufian clay figurine from Nahal Ein Gev II, depicting a woman leaning forward and a goose enveloping her (accompanied by an artistic reconstruction). La figurine en argile natoufienne vieille de 12 000 ans provenant de Nahal Ein Gev II, représentant une femme penchée en avant et une oie qui l'enveloppe.

 

Mesurant 3,7 centimètres de haut, la figurine a été fabriquée en argile et cuite à environ 400 °C. Le niveau de chaleur utilisé et la question du contrôle suggèrent une pyro-technologie primitive, ou technologie liée au feu. Une analyse plus approfondie a révélé la présence de résidus de pigment rouge sur la femme et l'oie qui l'accompagne. Une empreinte digitale de l'artisan qui a fabriqué l'objet est restée sur celui-ci.

L'oie faisait partie intégrante du régime alimentaire des Natoufiens, une culture mésolithique de la région, mais elle revêtait également une grande importance symbolique. Sur la figure, l'oie est vivante et non chassée. Cette découverte met en lumière les développements artistiques et les innovations d'une période où l'on pensait que de telles compétences n'existaient pas. Elle préfigure l'art qui allait s'épanouir à l'époque néolithique.

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Inventions et découvertes

- La maladie de Charcot détruit progressivement les motoneurones, entraînant une paralysie totale tandis que les capacités cognitives demeurent intactes. La majorité des patients décèdent 3 à 5 ans après le diagnostic, en raison d’une insuffisance respiratoire.

Une équipe dirigée par Pr Eran Perlson, de la faculté Gray des sciences médicales et de la santé de l’Université de Tel Aviv, a identifié une molécule d’ARN capable de bloquer les lésions des cellules nerveuses responsables de la paralysie chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. C’est une percée dans la recherche du traitement de cette maladie.

Pr Eran Perlson : « Lorsque nous avons ajouté une molécule d’ARN spécifique à des cellules humaines et à des modèles animaux de la maladie, les neurones ont cessé de dégénérer et ont même commencé à se régénérer ».

L’étude révèle que les cellules musculaires produisent normalement un microARN appelé microARN-126, transmis ensuite aux neurones via de petites vésicules. Ce messager indique aux cellules nerveuses de limiter la production de TDP-43. Mais chez les patients atteints de SLA, la quantité de microARN-126 diminue, provoquant l’accumulation de TDP-43 en agrégats toxiques qui endommagent les mitochondries et finissent par détruire les motoneurones.

Lorsque les chercheurs ont administré ce microARN à des tissus humains atteints de la maladie, la dégénérescence s’est inversée.

Zevik Melamed, chercheur à l’Université hébraïque de Jérusalem : « Protéger la communication entre les muscles et les nerfs pourrait être aussi crucial que cibler directement les neurones, une approche qui change profondément notre vision de la prévention de la paralysie dans la SLA »

- Les bactéries présentes dans les tumeurs cérébrales jouent un rôle beaucoup plus actif qu’on ne le pensait auparavant dans la croissance, la propagation et la réponse au traitement des cancers. Les patients dont les tumeurs cérébrales contiennent plus de bactéries ont de moins bonnes chances de survie.

Pr Ravid Straussman de l’Institut Weizmann : « Cette découverte nous a surpris. Le cerveau est protégé par la barrière hémato-encéphalique, un bouclier sélectif et semi-perméable qui empêche normalement les bactéries de pénétrer dans le cerveau …

Nous savons désormais que des bactéries vivent à l’intérieur des tumeurs, et qu’elles peuvent modifier le comportement des cellules cancéreuses, ainsi que leur vitesse de croissance et de propagation… Certaines bactéries sont capables de rendre les cellules cancéreuses plus résistantes à la chimiothérapie… Comprendre comment les bactéries interagissent avec les cellules cancéreuses ouvre de nouvelles possibilités pour des thérapies plus efficaces et plus ciblées contre les tumeurs cérébrales …Nous avons découvert que des bactéries sont présentes dans tous les types de tumeurs cérébrales que nous avons examinées. Il est intéressant de noter que les métastases cérébrales contiennent une diversité et une abondance plus importantes de bactéries que les glioblastomes ».

Dr Ayelet Shai, directrice de l’unité d’oncologie mammaire du Rambam Heath Care Campus : « La difficulté du traitement des métastases cérébrales ne tient pas seulement à leur emplacement dans le cerveau – un facteur qui peut altérer les fonctions cognitives et physiques - mais aussi à leur composition biologique, qui les rend souvent résistantes aux traitements existants… L’étude a révélé que les tumeurs cérébrales contiennent diverses populations bactériennes, qui peuvent influencer les réponses immunitaires et l’inflammation … Ces découvertes nous permettent de nous rapprocher encore d’un diagnostic et d’un traitement plus efficaces. »

- Des scientifiques de l'Université hébraïque de Jérusalem, en collaboration avec la société de technologie alimentaire Believer Meats, ont développé un moyen qui pourrait transformer le bœuf cultivé en laboratoire, sans génie génétique. Les chercheurs sont capables d'induire une division cellulaire spontanée et illimitée, communément appelée « immortalité cellulaire », dans des cellules de bœuf sans modification génétique.

Cette découverte permet de surmonter un obstacle scientifique et réglementaire majeur qui a longtemps retardé la production à l'échelle industrielle de bœuf cultivé à des prix abordables. Ces résultats positionnent Israël comme un leader mondial dans le domaine des protéines alternatives.

 

בשר מתורבת

La capacité à développer une lignée cellulaire stable, sûre et évolutive sans modification génétique est considérée comme une solution à deux des défis les plus critiques auxquels est confrontée l'industrie de la viande cultivée.

Le 1er est d'ordre réglementaire : de nombreuses autorités mondiales chargées de la sécurité alimentaire exigent que la viande cultivée soit issue de cellules non génétiquement modifiées. La découverte de l'équipe israélienne pourrait considérablement rationaliser et accélérer les processus d'autorisation réglementaire, en particulier en Europe, où les lois sur les « nouveaux aliments » sont parmi les plus strictes au monde.

Le 2ème défi concerne le coût et l'efficacité de la production, deux obstacles majeurs qui ont ralenti la commercialisation de la viande cultivée en laboratoire. L'utilisation de lignées cellulaires stables permet une production continue à grande échelle sans extraction répétée de cellules provenant d'animaux vivants. Ce changement pourrait réduire considérablement les coûts de production, longtemps considérés comme le principal obstacle à la viabilité du marché de masse.

- Pour la première fois dans l’histoire, des scientifiques israéliens ont réussi à imprimer un cœur vivant et battant à partir des cellules et tissus biologiques d’un patient.
Conçu à l’Université de Tel-Aviv, le cœur contient des vaisseaux sanguins, des cavités et des tissus cardiaques — le tout reproduit à partir de cellules souches issues de graisse humaine.

Bien qu’actuellement de la taille d’un cœur de lapin, l’organe se contracte et pompe un fluide de manière autonome, preuve que la science-fiction devient réalité.

L’objectif final : imprimer des cœurs humains de taille réelle, parfaitement compatibles avec chaque patient, supprimant tout risque de rejet immunitaire.

Cette avancée pourrait mettre fin à la pénurie mondiale de dons d’organes et révolutionner la médecine régénérative. Au lieu d’attendre des années pour une greffe, un patient pourra recevoir son propre cœur imprimé, fait à partir de ses propres cellules.

- Une équipe du Technion dirigée par le Pr Amit Meller, de « la Faculty of Biomedical Engineering », a développé une technologie capable d’identifier des protéines entières en quelques fractions de seconde, sans recourir à des anticorps, ni à des techniques d’amplification complexes.

Cette avancée permet d’obtenir des diagnostics précis et rapides à partir d’un simple prélèvement sanguin, ce qui représente une véritable révolution pour le diagnostic du cancer et la recherche médicale. La méthode repose sur l’utilisation de nanopores synthétiques à l’échelle nanométrique, capables de détecter le “profil électrique” unique de chaque protéine.

Grâce à un modèle d’IA, le passage des protéines est décodé quasi en temps réel, offrant une vitesse d’analyse plusieurs fois supérieure aux méthodes traditionnelles.

- Une équipe du Technion crée une bio-colle capable de refermer les plaies internes.

En imitant la façon dont les mollusques utilisent des adhésifs naturels pour adhérer aux rochers, les chercheurs ont mis au point un hydrogel biodégradable et antibactérien qui est capable de refermer les tissus en quelques secondes, ce qui pourrait sauver des vies sur le champ de bataille ou suite à une intervention chirurgicale.

Shady Farah, chef du Laboratoire pour les polymères fonctionnels : « L’hydrogel est composé d’une nouvelle classe de colle capable d’adhérer aux tissus humides, comme ceux qui se trouvent à l’intérieur du corps, pour refermer les plaies des organes humides ou sanguinolents, sans suture ni agrafe »

L’hydrogel peut être facilement préparé, en 10 secondes, pour être utilisé dans des zones aux infrastructures limitées, telles que les zones de guerre ou les hôpitaux de campagne.

https://static-cdn.toi-media.com/fr/uploads/2025/10/AP20057032097667-640x400-1.jpgUne hélice de bateau incrustée de moules invasives

 

Le gel peut également être imprimé en 3D si nécessaire pour une application personnalisée, ce qui augmente d’autant son efficacité. Shady Farah : « Cela pourrait conduire à une nouvelle génération de bio-bandes et de technologies de traitement des plaies susceptibles de minimiser les traumatismes et améliorer la récupération »,

L’un des composants les plus importants de cet adhésif est l’acide tannique, un produit chimique naturel présent dans l’écorce des arbres et le thé qui aide l’adhésif à s’accrocher aux tissus vivants à l’intérieur du corps.

La colle contient également un polymère connu sous le nom de polylysine, utilisé dans les conservateurs pour empêcher la croissance bactérienne.

Doté d’une mémoire de forme, l’adhésif peut être imprimé à l’avance puis stocké, même sous forme de poudre.

- L’étude menée sous la direction du Dr. Gilad Levy dans le laboratoire du Prof. Boaz Barak, de l’École des neurosciences et de l’École des sciences psychologiques de Tel Aviv University a révélé un nouveau mécanisme biologique qui stimule la production de myéline, une substance essentielle au bon fonctionnement du cerveau et à la communication nerveuse. Cette avancée pourrait servir de base au développement de traitements innovants contre les troubles neurologiques graves.

Pr Barak : « Les lésions de la myéline, substance qui enrobe et protège les terminaisons nerveuses (axones), sont associées à diverses maladies neuro-dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaques (maladie auto-immune où l’organisme lui-même s’attaque à la myéline), ainsi qu’à des syndromes neuro-développementaux comme le syndrome de Williams et les troubles du spectre autistique… Nous avons étudié le rôle d’une protéine appelée TFII-I, connue pour sa capacité à augmenter ou diminuer l’expression de nombreux gènes essentiels au fonctionnement cellulaire. Si cette protéine est depuis longtemps associée à des anomalies du développement cérébral et à des syndromes neuro-développementaux, son rôle dans la production de la myéline n’avait pas été étudié jusqu’à présent ».

L’équipe a découvert que la protéine TFII-I agit dans l’organisme comme une sorte de frein biologique interne qui inhibe la production de myéline dans les cellules concernées. Sur la base de cette découverte, les chercheurs ont émis l’hypothèse qu’une réduction de l’activité de cette protéine dans ces cellules pourrait augmenter la production de la myéline.

Pr. Barak « Dans cette étude, nous avons démontré pour la première fois qu’il est possible de relâcher les freins de la production de myéline dans le cerveau et le système nerveux périphérique, en régulant l’expression de la protéine TFII-I – Nous avons identifié un mécanisme permettant l’augmentation des taux de myéline dans le cerveau dont les résultats pourraient permettre le développement de futures thérapies basée sur l’inhibition de l’activité de la TFII-I dans les cellules productrices de myéline »

- Dr Michael Mimouni de l’Institut ophtalmologique de Rambam Health Care Campus à Haïfa a réalisé à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva la première transplantation mondiale d’une cornée entièrement bio-imprimée en 3D à partir de cellules humaines cultivées. 

Légalement aveugle de l’œil traité, le patient a reçu l’implant PB-001 développé par la startup israélienne Precise BioL’opération a duré moins d’une heure. Quelques jours plus tard, la vision s’est restaurée, marquant un succès complet sans complication immédiate.

Une seule cornée donneuse saine permet de cultiver et d’imprimer jusqu’à 300 implants supplémentaires. Les cellules endothéliales cornéennes sont isolées, multipliées, puis imprimées couche par couche via un système robotique pour reproduire la structure native : transparence optique, courbure et propriétés biomécaniques identiques à une cornée humaine.

Aryeh Batt, cofondateur et PDG de Precise Bio : « Un seul donneur peut désormais générer des centaines d’implants, transformant la pénurie en abondance »

- Tsahal a développé un test sanguin permettant de détecter le risque de crise cardiaque, plusieurs années à il est proposé une fois dans la vie à partir de 35 ans afin de renforcer les soins préventifs et de réduire la morbidité cardiaque.

- Lorsque la lumière traverse certains matériaux dans un champ magnétique, son orientation — sa polarisation — pivote. Ce phénomène est souvent comparé à un faisceau lumineux traversant un morceau de verre qui déforme lentement la lumière lorsqu'elle en ressort. Pendant des générations, les scientifiques ont attribué cette rotation uniquement à l'interaction entre le champ électrique de la lumière et les charges électriques présentes dans le matériau. La composante magnétique, considérée comme plus faible, a été largement ignorée.

Le pouvoir magnétique caché de la lumière pourrait permettre de créer des dispositifs optiques plus rapides et plus précis.

Une étude de l'Université hébraïque de Jérusalem révèle que le champ magnétique de la lumière joue un rôle plus important que prévu dans le comportement des matériaux, avec des implications pour les technologies optiques et quantiques.

La lumière peut influencer directement les matériaux dans un champ magnétique, chose que les scientifiques avaient longtemps négligée. Cette découverte pourrait avoir des répercussions sur des technologies allant des communications par fibre optique à l'informatique de pointe.

Les réseaux à fibre optique et les lasers pourraient bénéficier d'une amélioration de la vitesse et de la fiabilité des signaux, tandis que la spintronique pourrait utiliser l'influence magnétique de la lumière pour manipuler plus efficacement les spins des électrons.

Dr Capua, de l'Institut d'ingénierie électrique et de physique appliquée de l'Université hébraïque : « Il s'avère que le champ magnétique dans la lumière n'est pas du tout passif. Il contribue directement à l'effet Faraday, et dans certains cas de manière assez significative »

- Des chercheurs de l’Université Bar‑Ilan ont découvert un mécanisme biologique déterminant pour la longévité : la protéine Sirt6 régule finement la production du sulfure d’hydrogène (HS), un petit gaz aux effets vitaux pour la réparation cellulaire, le cerveau, et le cœur. Cette étude, met en lumière un procédé comparable à la restriction calorique, souvent louée pour ses effets anti-âge. 

Pr Haim Cohen, directeur du Sagol Healthy Human Longevity Center de Bar-Ilan, explique :  « Sirt6 protège contre les maladies liées à l’âge telles que le cancer, le diabète, la fragilité et l’inflammation, et aide à maintenir l’équilibre naturel de l’organisme au fil du temps. Il a un pied sur l’accélérateur et l’autre sur le frein — il favorise la production de HS quand c’est utile, mais la maintient sous contrôle pour prévenir tout danger » 

Cette découverte révèle un équilibre métabolique central dans le vieillissement sain, bien plus qu’un simple « plus d’HS est forcément mieux ». Elle met en avant un mécanisme moléculaire précis chez un organisme modèle, ouvrant la voie à des interventions visant à ralentir le déclin lié à l’âge.

 

Défense

- Développé par l’Industrie Aérospatiale Israélienne -IAI-, le Swarm Guard  est un système intégré de détection, d’identification, de brouillage et d’interception de drones.

Le Swarm Guard  intègre une intelligence artificielle avancée, des algorithmes d’apprentissage automatique et un système de commandement autonome, capable d’analyser les menaces en temps réel, de recommander les modes d’interception les plus efficaces et de neutraliser automatiquement les cibles tout en maintenant un contrôle humain. Compatible avec les infrastructures de défense existantes, ce système permet une protection zonale complète et s’adapte à tous les scénarios opérationnels : attaques de drones, mini-UAV, menaces combinées ou opérations de contrebande.

Boaz Levy, PDG de l’IAI : « Ce système illustre notre engagement à fournir des solutions rapides et innovantes aux défis évolutifs de la défense israélienne… Il place Israël à l’avant-garde mondiale de la défense aérienne à basse altitude ».

- Au cours de la dernière décennie, les drones sont passés du statut d’accessoire photographique prisé à celui d’outil d’attaque peu coûteux, accessible et mortel. Ils volent bas et en silence, transportant caméras, explosifs ou équipements de brouillage, et peuvent infliger des dégâts dévastateurs à leurs adversaires.

On a développé des systèmes anti-drones qui détectent et interceptent les drones grâce à diverses techniques, notamment le brouillage des communications et du GPS, la détection RF (fréquence radio), le traitement vidéo et l’intégration de capteurs optiques et de radars. Pourtant, chaque fois qu’une réponse à la menace est créée, une nouvelle génération de drones émerge pour la contourner.

Baruch Dillion, PDG de l’entreprise Autonomous Guard, qui développe des systèmes de détection et d’interception de drones : « La menace des drones ne cesse de croître et de se développer, jour après jour. Cela nous oblige à toujours avoir une longueur d’avance, en proposant des solutions non seulement aux menaces actuelles, mais aussi à celles qui émergeront à l’avenir ».

Skylock, filiale d’Autonomous Guard, a développé un système multicouche « Skydefender » combinant lasers, guerre électronique et technologie d’interception drone contre drone.

La couche de détection s’appuie sur une combinaison de capacités RF, optiques, acoustiques et radar, ainsi que sur la fusion d’informations, pour identifier un maximum de menaces aériennes dans des conditions variables.

Un laser vient également compléter l’arsenal des capacités d’interception. Skylock possède deux types de lasers : l’un d’une portée de plusieurs centaines de mètres et l’autre d’une portée maximale de 1,5 kilomètre. Mais le laser est ponctuel et sa portée est limitée. La solution du Système Skydefender  est la symétrie aérienne, drone contre drone.

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Système Skydefender de  Skylock

 

Plutôt que de lancer des intercepteurs coûteux depuis des sources terrestres ou aériennes, le concept consiste à obtenir une réponse symétrique en termes quantitatifs : lancer de nombreux drones intercepteurs relativement peu coûteux contre une attaque de drones.

Baruch Dillion : « Pour contrer les essaims, il faut réagir en quantité. Un intercepteur Dôme de Fer coûte cher. Un drone intercepteur coûte quelques milliers de dollars. Si je détecte cinq drones, j’en lance cinq. Si j’en détecte 50, j’en lance 50Le principal problème réside dans le dernier kilomètre, soit les 100 derniers mètres environ, où la cible évolue près du sol et où les conditions de terrain sont difficiles… Dans le système que nous développons, le drone intercepteur se verrouille sur la cible à courte portée grâce à la détection optique, puis s’écrase sur elle. C’est la solution ultime »

- Pour les forces navales, un des principaux défis consiste à exploiter des drones et des UAV qui doivent régulièrement décoller d’un navire en mouvement et y revenir en conditions opérationnelles.

La plupart des systèmes de drones nécessitent un opérateur hautement qualifié pour le décollage, l’atterrissage et le pilotage depuis le pont d’un navire. Or il est difficile de recruter et former des opérateurs experts qui doivent être présents 24h/24 lors des missions maritimes.

De plus, les drones sont vulnérables aux perturbations GPS, à la guerre électronique et aux intempéries. Par forte houle ou vents latéraux violents, même un opérateur expérimenté peut avoir des difficultés à poser un drone sur un navire.

La technologie Wonderland développée par Wonder Robotics  confère aux drones un contrôle et une navigation autonomes, même sans GPS, les transformant en outils opérationnels  indépendants.

Ce nouveau système fournit à un drone des données de positionnement sécurisées, un pilotage et un contrôle autonomes, ainsi qu’une prise de décision en temps réel.

Adi Shimon, PDG et cofondateur de l’entreprise : « La capacité d’atterrir en toute sécurité sur un navire par mer agitée représente une véritable avancée technologique. Notre système offre aux marines un avantage opérationnel indéniable : des drones qui fonctionnent comme s’ils étaient pilotés par un humain expérimenté sur le pont, même sans GPS ni communication »

- La société Wearable Devices, en collaboration avec X-trodes, a développé un système d’interface neuronale innovant, adapté aux usages tactiques avancés, visant à améliorer le contrôle des systèmes de communication, de navigation et de commandement des combattants sur le champ de bataille.

Le système permet un contrôle sans contact, basé sur la détection et l’analyse de l’activité neuromusculaire et des mouvements précis effectués par l’utilisateur, permettant ainsi la surveillance et la gestion des systèmes critiques sans entraver la disponibilité opérationnelle et contribuant au maintien de la conscience environnementale.

La technologie associe la technologie SmartSkin d’X-trodes, un système de mesure électromyographique avancé, aux algorithmes d’intelligence artificielle de Wearable Devices  qui interprètent les mouvements et activités neuromusculaires les plus infimes.

Cette combinaison permet d’exécuter des commandes complexes par des gestes intuitifs et imperceptibles, sans saisie manuelle, simplifiant considérablement l’interaction homme-machine dans des conditions de pression et de contact rapproché.

Un autre facteur d’innovation dans le domaine est le fait que Wearable Devices, jusqu’ici principalement connu pour ses produits grand public tels que les bracelets connectés de gestion gestuelle, élargit sa gamme d’applications pour développer des systèmes uniques destinés aux médias de sécurité, renforçant ainsi sa position d’entreprise leader dans le domaine de l’intelligence artificielle et des solutions d’interface neuroélectronique.

Asher Dahan, PDG de Wearable Devices, et Dr Ziv Paramater, PDG de X-trodes : «  La collaboration entre les deux entreprises illustre comment la connexion entre l’homme et la machine peut atteindre un nouveau niveau de précision, de fiabilité et d’efficacité dans les opérations dynamiques sur le terrain ».

- Le brigadier général Benny Aminov, chef de l'unité de recherche et développement militaire de la Direction de la recherche et du développement en matière de défense (DDR&D) du ministère israélien de la Défense (IMOD) : « Le problème des drones aux frontières d'Israël est en passe d'être résolu - nous avons réalisé une percée technologique dans la détection des drones ennemis... Nous travaillons actuellement sur des solutions d'interception utilisant des systèmes basés sur des drones qui permettent de répondre à des scénarios d'essaims tout en accélérant le développement de nouvelles armes à énergie dirigée.

La question des menaces à basse altitude est un exemple de défi qui exige de notre establishment de défense  qu'il modifie fondamentalement son approche opérationnelle : réagir dans des délais très courts, développer en spirale, accélérer les tests pendant le processus de développement et établir des ponts entre les petites entreprises de technologie de défense et les grands contractants de défense … Sinon, nos ennemis continueront à évoluer dans cette compétition d'apprentissage. Cela nous pousse à développer des solutions robustes, et c'est là que les armes à énergie dirigée démontrent leur force unique. Leurs caractéristiques distinctives nous permettent de faire face même à l'inconnu, c'est-à-dire aux menaces dont nous ne savons pas encore qu'elles existent »

- Le nouveau missile de Rafael, le LSpike 1x  de la taille d'un sac à dos, est une munition tactique vagabonde, conçue pour fournir aux forces de manœuvre au niveau de la compagnie une capacité de frappe de précision indépendante. Le système intègre des technologies électro-optiques avancées, l'intelligence artificielle et des normes de sécurité robustes pour répondre aux exigences des environnements de combat modernes.

Selon Rafael, le L-SPIKE 1x est conçu selon les spécifications MIL-STD les plus strictes, garantissant une résilience opérationnelle dans des conditions de navigation difficiles, telles que le brouillage GPS, l'usurpation d'identité, les perturbations de communication et les conditions météorologiques défavorables. Cette fiabilité est essentielle à son rôle de multiplicateur de force pour les unités tactiques opérant dans des environnements contestés.

Pesant seulement 2,2 kg et conçu pour être transporté dans un sac à dos, le L-SPIKE 1x  offre une portée allant jusqu'à 5 km, ainsi qu'une autonomie de 15 minutes lorsqu'il est armé et de 30 minutes en mode reconnaissance.

Sa tête à fragmentation de 420 g offre une létalité à 360 degrés, tandis que les capteurs VIS/IR intégrés et la prédiction de cible basée sur l'IA améliorent la connaissance de la situation et la précision des frappes. En combinant des capacités de reconnaissance et de frappe dans une seule et même plateforme, le système réduit la dépendance à l'égard d’un soutien aérien ou terrestre externe, permettant aux commandants de compagnie d'agir avec plus d'autonomie et de rapidité.

Rafael's LSpike 1x Spike NLOS fired from Apache (credit: RAFAEL ADVANCED SYSTEMS)

Rafael's LSpike 1x

- Israel Aerospace Industries (IAI) a développé le missile Lahat Alpha  à guidage laser, ayant une frappe de longue portée, ultra-précise et adaptable, pouvant atteindre des cibles à plus de 20 km, et au-delà de la ligne de vue directe. Il mesure environ 2 mètres de long et pèse 25 kg, poids raisonnable pour un système capable d’être lancé depuis un véhicule ou un hélicoptère. Il dispose d’une ogive pouvant être choisie entre une variante antichar ou à fragmentation, élargissant ainsi son spectre d’utilisations, non seulement contre les blindés, mais aussi contre des structures, des cibles rapides ou des défenses côtières.

Lahat Alpha  est adapté à un contexte militaire de brouillage, d’électronique et de défenses dissimulées.

 

Problèmes de société

D’après une enquête récente attribuée à l’Institut Reichman, 78 % des citoyens disent croire en Dieu ; 69 % jugent Dieu important dans leur vie, et 59 % accordent de l’importance non seulement aux croyances, mais aussi aux rituels.

Plus largement, 60 % des Israéliens croient au paradis, 54 % à l’enfer et 50 % à la venue du Messie. 57 % estiment que le droit des Juifs à la Terre d’Israël découle d’une promesse divine. Fait saillant : 39 % attribuent la réussite d’une attaque contre l’Iran à une forme de miracle.

L’enquête souligne un renversement par rapport aux tendances européennes : la religiosité progresse surtout chez les 18–34 ans. 76 % d’entre eux déclarent que Dieu joue un rôle important dans leur vie (contre 51 % des 55 ans et plus) ; 71 % croient au paradis (contre 32 %), et 59 % à la venue du Messie (contre 27 %).

Sur les campus comme dans les grandes villes, on observe une hausse des pratiques (prière, étude, rituels), un retour au sens et une revalorisation des repères identitaires.

Ce réarmement spirituel se voit dans les institutions : plus d’initiatives éducatives autour du patrimoine juif, une dynamique d’études (yeshivot, midrashot, universités) qui coopèrent avec des centres de recherche appliquée, et un intérêt croissant des jeunes pour des filières mêlant éthique, technologie et sécurité.

La montée de la religiosité, portée par la jeunesse, peut devenir une force d’unité si elle se conjugue avec l’État de droit, la protection des minorités et l’éthique juive du kévod ha’adam (dignité humaine). Israël a intérêt à canaliser cette énergie vers l’éducation, la cohésion et la sécurité : c’est ainsi que la foi renforcera la résilience nationale, soutiendra l’alliance avec les démocraties et consolidera le projet historique d’un foyer juif sûr, innovant et ouvert.

- Israël affiche l’une des espérances de vie les plus élevées du monde, selon le dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Avec 83,8 ans, le pays se classe 4 parmi les 38 États membres, juste derrière le Japon (84,3), la Suisse (84,1) et l’Espagne (84,0).

 

Nature

Les chauves-souris frugivores égyptiennes adaptent leur comportement selon les saisons afin de rivaliser avec d'autres animaux, notamment les rats, pour se nourrir.

Sous la direction de Pr Yossi Yovel du département de zoologie de l'université de Tel Aviv, l'équipe de chercheurs a étudié le comportement des chauves-souris frugivores égyptiennes (Rousettus aegyptiacus) et des rats noirs (Rattus rattus) pendant environ sept mois, entre décembre et mai.

Comme les chauves-souris frugivores égyptiennes et les rats se nourrissent principalement de fruits, ils sont naturellement en concurrence pour la nourriture.

Les chercheurs ont remarqué une tendance : les chauves-souris prenaient moins de risques lorsqu'elles cherchaient de la nourriture en hiver, mais devenaient plus hardies à l'approche du printemps et lorsque le nombre de rats augmentait.

Au printemps, on a même observé des chauves-souris attaquer des rats pour se nourrir, ce que les chercheurs ont qualifié de « comportement incompatible avec les modèles simples d'aversion au risque ».

Néanmoins, selon Pr Yovel, cette tactique agressive « a apparemment amélioré leur taux de réussite dans la recherche de nourriture, qui est passé à 60 % en été contre seulement 35 % en hiver », ce qui confirme l'une des hypothèses de l'étude, à savoir que « le succès des chauves-souris dans la recherche de nourriture face au risque de prédation varierait en fonction du contexte ».

Lee Harten, a PhD candidate of Tel Aviv University School of Zoology, holds an Egyptian fruit-bat during an interview with Reuters at a laboratory in the Steinhardt Museum of Natural History in Tel Aviv, Israel May 27, 2019 Fruit bats are seen as they rest on tree branches inside a temple complex at Kadambazhipuram village in Palakkad district in the southern state of Kerala, India, February 3, 2022 (credit: REUTERS)

 

Pr. Yovel : « Ce modèle montre que les animaux utilisent des stratégies flexibles pour équilibrer les risques et les récompenses. Cette étude montre à quel point ces relations peuvent être complexes et comment les animaux sont capables d'adapter leurs stratégies de réponse à des circonstances changeantes. Les observations dans la nature étant rares, cette complexité est généralement difficile à quantifier. Les résultats obtenus dans cette étude fournissent donc un autre exemple de l'adaptabilité et de la vie complexe des animaux sauvages dans les environnements urbains ».

- Pas une vache, pas une goutte de souffrance, sans lactose, sans cholestérol.100 % de lait casher. Remilk et Gad Dairies  lancent le vrai lait produit en labo. C'est "The New Milk", fermentation microbienne pour des protéines β-lactoglobuline bio-identiques, goût et texture parfaits pour le café ou le yaourt. 

Aviv Wolff, CEO Remilk : « Un monde plus sain via du vrai lait sans vaches. C'est une révolution globale, ancrée en Israël. »

 Amir Aharon, CEO Gad : « Science et tradition : qualité premium, sans sacrifier le goût. Un jalon historique pour le lait casher »

- Le KKL-JNF gère plus de 150 000 hectares de forêts en Israël. Les cartes permettent de classer ces terres en forêts de conifères ou de feuillus, en zones arbustives, en végétation herbacée et en terres nues.

Des chercheurs de l’Université hébraïque, l’Université Reichman et l’Open Landscape Institute de l’Université de Tel Aviv ont développé une plateforme utilisant des images satellites pour produire des cartes annuelles de la couverture végétale pour le Fonds national juif (KKL-JNF).

Selon le JNF, ce nouvel outil, combiné à des études sur le terrain tous les 5 ans, peut réduire le temps nécessaire à la collecte des données et améliorer leur précision

Une image satellite de la couverture végétale développée par des universités israéliennes pour le Fonds national juif KKL-JNF fin 2025. (Crédit : Autorisation)

Une image satellite de la couverture végétale développée par des universités israéliennes pour le Fonds national juif KKL-JNF fin 2025.

 

Des tests réalisés à partir de mesures sur le terrain et de données sur les feux de forêt ont permis de confirmer que les cartes offraient une image fidèle des conditions réelles.

- Des chercheurs de l'université de Tel Aviv et de l'Institut israélien de recherche océanographique et limnologique (IOLR) ont mené une étude exhaustive sur les algues en Israël, identifiant la région comme un haut lieu naturel pour ce qu'ils ont appelé un « trésor vert », des algues résistantes aux propriétés biochimiques exceptionnelles. Les résultats placent Israël comme un leader mondial potentiel dans le domaine de la biotechnologie marine et de l'innovation durable.

Dr Doron Yehoshua Ashkenazi directeur : « Situé à l'extrémité orientale de la Méditerranée orientale, Israël offre des conditions environnementales uniques : un climat subtropical avec un ensoleillement toute l'année, des côtes rocheuses avec de faibles fluctuations de marée, et une salinité et un rayonnement relativement …. Ensemble, ces facteurs stimulent le développement d'algues aux caractéristiques chimiques uniques qui agissent comme des usines biologiques naturelles, produisant des composés bioactifs à des concentrations remarquables »

Pendant plusieurs années, l'équipe a collecté près de 400 spécimens le long de la côte, identifiant 55 espèces d'algues, principalement rouges, avec un nombre plus restreint d'algues brunes et vertes. Contrairement aux conclusions antérieures suggérant deux pics de productivité annuels, l'étude a enregistré une seule saison productive au printemps. Les chercheurs pensent que ce changement reflète l'impact écologique plus large du réchauffement climatique sur les écosystèmes marins.

Seaweed is seen on a beach in Cancun (credit: REUTERS)

Il a également été constaté que les variations saisonnières affectaient la composition chimique des algues. Les algues locales contiennent des niveaux de protéines exceptionnellement élevés pendant l'hiver, atteignant plusieurs dizaines de pour cent de leur poids sec, ce qui en fait une source de protéines alternative prometteuse pour la consommation humaine et animale. Les composés antioxydants ont atteint leur pic au printemps, augmentant jusqu'à 300 % chez certaines espèces par rapport aux autres saisons.

Pr Avigdor Abelson, de l'université de Tel Aviv, a décrit les eaux méditerranéennes d'Israël comme « un laboratoire naturel unique » au potentiel immense : « Les algues constituent une ressource stratégique à l'échelle nationale et mondiale qui peut contribuer à relever les défis futurs en matière de sécurité alimentaire, de santé et d'environnement »

 

Culture

- La série israélienne "Or rishon" sur le 7 octobre nominée aux prestigieux Critics' Choice Awards.

Diffusée sur Keshet 12 en Israël et sur Paramount+ à l'international, cette production consacrée aux histoires d'héroïsme du 7 octobre concourt dans la catégorie Meilleure série en langue étrangère. Elle représente la seule candidature israélienne de cette édition. Les Critics' Choice Awards, décernés par la Critics Choice Association, constituent l'un des événements majeurs de l'industrie du divertissement mondial

 et sont considérés comme un baromètre de qualité pour les œuvres télévisuelles et cinématographiques de l'année écoulée.

 

Santé

- La technologie de cryothérapie tumorale d'IceCure Medical a été approuvée par la FDA (U.S. Food and Drug Administration) pour le traitement du cancer du poumon à un stade précoce. Spécialisée dans les technologies médicales l’étude de cette entreprise montre que son procédé, associé à la radiothérapie, pourrait prolonger la survie des patients atteints d'un cancer du poumon inopérable. Le système ProSense  d'IceCure vise à détruire les tumeurs en les congelant à l'aide d'azote liquide. Cette procédure mini-invasive, appelée cryoablation, est réalisée en ambulatoire.

L'étude a révélé que les patients atteints d'un cancer du poumon de stade 1 avaient un taux de survie global à cinq ans, de 74 % contre 41% à 52%,  lorsqu'ils recevaient une radiothérapie stéréotaxique corporelle (SBRT) suivie d'un traitement avec le système IceCure. Ce résultat est meilleur que celui obtenu chez les patients qui reçoivent uniquement une SBRTou similaire à celui obtenu chez les patients dont les tumeurs sont retirées par chirurgie.

Eyal Shamir, PDG d'IceCure : « Alors que la radiothérapie est le traitement standard pour les patients atteints d'un CPNPC de stade 1 inopérable, l'utilisation de la SBRT seule entraîne malheureusement une survie globale nettement inférieure et un contrôle local moindre que la chirurgie chez certains patients … l'étude fournit des résultats très encourageants qui confirment que l'association de la SBRT à notre système de cryoablation offre aux patients inopérables une espérance de vie plus longue et peut également constituer une option mini-invasive à la chirurgie pour une population plus large de patients atteints d'un CPNPC de stade 1 ».

- Une première dans le domaine de l'innovation médicale israélienne, et l'un des rares cas au monde : Le ministère de la Santé a approuvé la première dose du traitement pour le patient dans le cadre du programme « d'usage compassionnel », qui permet aux patients atteints de maladies graves ou mortelles d'avoir accès à des médicaments et traitements expérimentaux qui ne sont pas encore approuvés pour un usage public.

Le traitement est un médicament à base d'ARN qui utilise une technologie spécialisée (ASO) pour créer de petits fragments de matériel génétique. Ces fragments agissent comme des outils microscopiques qui bloquent les instructions défectueuses du gène GNAO1. Comme ce gène défectueux provoque des problèmes majeurs tels que des retards de développement et des mouvements incontrôlés, il est essentiel de le bloquer.

Une équipe de chercheurs du centre médical Sheba à Tel Hashomer a mis au point un médicament génétique personnalisé à base d'ARN pour une fillette de huit ans atteinte d'un trouble neuro-développemental rare causé par une mutation.

Dr Dan Dominissini, chef de la division Diagnostic de Sheba et directeur adjoint de l'Autorité de recherche : « La capacité à développer un médicament personnalisé adapté à la séquence génétique d'un patient au sein d'un centre médical de renommée mondiale, et ce en si peu de temps, reflète la révolution qui transforme actuellement la médecine »

Bruria Ben-Zeev, ancienne directrice de l'unité de neurologie pédiatrique de l'hôpital pour enfants Safra de Sheba : « L'ARN est au cœur de la médecine de précision de nouvelle génération, et Sheba place Israël à l'avant-garde dans ce domaine »

- Des taux élevés de triglycérides augmentent le risque d'athérosclérose, de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral et de maladie vasculaire périphérique. Des taux très élevés augmentent considérablement le risque de pancréatite aiguë, une affection parfois mortelle qui peut nécessiter des soins intensifs et causer des dommages permanents.

Une élévation du taux de triglycérides résulte généralement d'une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Une alimentation riche en graisses et en glucides simples, le manque d'exercice, une consommation excessive d'alcool, un diabète non contrôlé, une dysfonction rénale, une hypothyroïdie, une surproduction de cortisol et une obésité centrale sont les principaux facteurs contributifs. De rares troubles génétiques peuvent également altérer la capacité de l'organisme à dégrader les triglycérides, entraînant des taux extrêmement élevés dès le plus jeune âge.

Un nouveau médicament réduit les taux de triglycérides de plus de 50 % et diminue le risque de pancréatite jusqu'à 85 %, changeant ainsi le cours de la vie des patients.

Le Dr Hofit Cohen, directrice du service de diagnostic et de traitement des troubles lipidiques au Strasburger Lipid Center de Sheba, a démontré l'efficacité de ce nouveau médicament dans neuf centres médicaux israéliens.

Les thérapies avancées à base d'ARN ont transformé la prise en charge de l'hypertriglycéridémie sévère. Ces traitements ciblent des protéines spécifiques impliquées dans le métabolisme des triglycérides. Une protéine clé, l'apoC-III, ralentit naturellement la dégradation des triglycérides. La suppression de sa production augmente considérablement la capacité de l'organisme à éliminer les graisses.

Le nouveau médicament, Olezarsen, fonctionne selon le même mécanisme, mais cible le foie et est considéré comme plus sûr.

Dr Hofit Cohen : « Ce traitement change la vie des patients … C’est une véritable avancée dans le traitement de l'hypertriglycéridémie sévère. Associer ce nouveau médicament à des habitudes de vie saines, au contrôle du diabète et aux traitements existants pourrait réduire considérablement la morbidité et la mortalité chez les patients présentant des taux de triglycerides dangereusement élevés ».

- Pr Gal Markel, directeur du Davidoff Cancer Center au Rabin Medical Center- Beilinson Campus, a fait une avancée majeure dans le traitement du cancer du sang grâce à la technologie CAR-T.

La technologie CAR-T utilise les propres cellules immunitaires du patient (les lymphocytes T) pour combattre les cellules myélomateuses. Les lymphocytes T du patient sont génétiquement modifiés en laboratoire afin de les équiper de récepteurs CAR, qui leur permettent d'identifier et de détruire les cellules cancéreuses. Les cellules sont ensuite réinjectées dans le corps du patient pour attaquer le cancer.

Le myélome un type de cancer du sang. Le myélome multiple est un cancer de la moelle osseuse.

Pr Gal Markel, directeur du Davidoff Cancer Center, a ajouté que ce traitement ne serait pas seulement bénéfique pour les patients atteints de myélome : « Nous allons bientôt étendre le développement et le traitement CAR-T aux tumeurs solides, telles que le cancer du foie et du poumon, puis aux maladies auto-immunes….

En peu de temps, nous avons mis en place des capacités avancées pour développer et fabriquer des thérapies originales à l'aide de technologies de pointe. Combiné à notre expertise clinique, cela positionne le Rabin Medical Center comme un leader dans le domaine des traitements avancés contre le cancer. Cette remarquable réussite revient au Samueli Institute et aux équipes dévouées de la division d'hématologie Davidoff, qui ont travaillé en totale synergie, de la production aux soins des patients »

- Les pansements imprégnés de cuivre conçus pour accélérer la cicatrisation et réduire le risque d'infection de la start-up MedCu Technologies spécialisée dans le traitement des plaies, ont été récompensés pour leur innovation, leur qualité et leur potentiel commercial remportant le 1er prix  de l'innovation lors du Medtech Strategist Innovation Summit à San Diego.

Selon MedCu, ses pansements créent un environnement antimicrobien actif pour traiter les plaies difficiles à cicatriser, notamment les ulcères diabétiques et veineux, les escarres et les brûlures.

Danny Lustiger, PDG de MedCu : « Ce prix souligne la force de l'innovation israélienne et sa capacité à avoir un impact positif sur les soins de santé à l'échelle mondiale »

 

 

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Sources: IsraelValley, SiliconWadi, … --               contribution: Albert SOUED

La série de Tsedek-Info est en ligne à http://www.nuitdorient.com/n40a.htm 

 

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