www.nuitdorient.com
accueil -- nous écrire -- liens -- s'inscrire -- site
Tsedek-Info d'Israël n° 178
sept-oct 2026
Tsedek Info PPPPP Archives Derniers Articles Parus
Distinctions &
performances
-
Lors de la Biennale de Venise 2025, des étudiants du Technion ont présenté
un projet audacieux et visionnaire autour de la réutilisation des déchets de
dessalination.
Sélectionnée
parmi seulement dix délégations issues de 34 institutions académiques
internationales, l’équipe du Technion a proposé d’utiliser le sel,
sous-produit de l’extraction de phosphates et du dessalement de l’eau de mer,
comme matériau de construction durable.
- À 48 ans, Pr Yifat Merbl, du département d’immunologie systémique de
l’Institut Weizmann des Sciences, a été sélectionnée par la prestigieuse revue
Nature parmi les dix personnalités qui ont façonné la science en 2025.
- La
nageuse Aviv Barzelay s’est qualifiée pour les demi-finales de l’épreuve du 200
mètres dos féminin aux Jeux olympiques, tandis que l’équipe mixte du 4X100 m
quatre nages individuelles se qualifie pour une finale historique, marquant une
bonne journée pour les athlètes de l’État hébreu dans la piscine de Tokyo.
- Trois collégiennes israéliennes de Dimona,
Lihi Azoulay, Yasmin Milman et Hodia Kamri, ont remporté la première place du
programme international iSDG soutenu par les Nations Unies, après avoir été
sélectionnées parmi 32 finalistes issus d’environ 100 projets à travers Israël.
Élèves du lycée Darca Lehman, elles ont développé POWERLENS, une mini-usine
mobile alimentée par énergie solaire destinée à offrir une solution durable à
la malnutrition dans les pays en développement.
-
Guy Pariente chez les moins de 16 ans (–62 kg) et Alon Avital chez les moins de
18 ans (–79 kg) ont tous deux décroché l'or dans les championnats d’Europe de
MMA (Arts Martiaux Mixtes) à Belgrade, Serbie.
- Tomer Raved, président exécutif du groupe Bezeq, la plus grande
entreprise de télécommunications d'Israël : « Israël se classe désormais 7èmeau monde en termes de vitesse
moyenne du haut débit. Nous soutenons l'écosystème des startups et des
entreprises en forte croissance, et tous ces concepts à la mode. Sans
l'infrastructure des télécommunications, rien de tout cela ne serait possible.
» - 70 % du pays est connecté à la fibre optique, dont la moitié sur le réseau
Bezeq. « Dans ce secteur, tout, y compris la technologie, la défense, le
gouvernement et le monde des affaires, repose sur
l'infrastructure de communication. »
- Selon la société d'analyse
financière PitchBook, l'université de Tel Aviv figure désormais dans le top 10
mondial des universités les plus fertiles en entrepreneurs, devançant au
passage des institutions aussi réputées que Yale, Princeton ou NYU. Le
Technion, l'Institut de technologie basé à Haïfa, complète le tableau en se
classant 10ème . Israël devient ainsi le seul pays au monde — en
dehors des États-Unis — à placer deux établissements dans ce top 20, aux côtés
d'une unique université indienne. Les dix-sept autres places sont occupées par
des institutions américaines. L'Europe, frappante par son absence, ne compte
aucun représentant dans ce palmarès.
Le classement de PitchBook
repose sur une méthodologie précise : il mesure le nombre de diplômés de chaque
établissement ayant fondé des entreprises qui ont levé du capital-risque au
cours des dix dernières années. L'analyse porte sur plus de 173 000 fondateurs
recensés dans la base de données de PitchBook.
High Tech & Start-Up
- Blocs cassés, plaques de plâtre arrachées, morceaux
de béton, restes de plâtre et sable s'accumulent rapidement. Lourds et
encombrants, ces déchets représentent un coût important pour les entreprises de
construction qui doivent les transporter jusqu'aux décharges. Des millions de tonnes de déchets de
construction sont enfouies, la plupart illégalement. Une technologie transforme
ces débris en blocs, murs et panneaux, réduisant ainsi la pollution et générant
des revenus au sein du secteur.
Développé
par la société Rom du groupe Luzon, Morphit permet de produire des
matériaux de construction robustes et durables, qu'il s'agisse de mélanges de
construction ou de produits finis tels que des blocs, des panneaux, des murs et
des cloisons. Un avantage majeur le distingue des méthodes de recyclage
traditionnelles : le procédé ne nécessite aucun tri ni séparation des
déchets par type.
Ariel
Abram, PDG de Rom, fondée en 1991 : « Nous
nous sommes lancés dans le recyclage et la réutilisation de ces énormes
quantités de déchets pour lesquels, paradoxalement, nous payons chaque année
des millions de shekels d'argent. Cette recherche a abouti à un partenariat
avec le cabinet de conseil Practical Innovation, qui a permis de lancer les premières expériences de recyclage des
déchets de construction….Nous avons pris toutes sortes de déchets, nous les
avons broyés et nous avons cherché à comprendre comment créer un nouveau
matériau de construction »


- La création du tire-lait d'Annabella est survenu
quelques heures seulement après l’accouchement de Masha Waldberg, cofondatrice
et vice-présidente des produits chez Annabella Tech.
Mme
Waldberg : « Il n'y avait aucun lien
entre tout ce que j'avais appris sur l'anatomie de la bouche du bébé et la
physiologie de la lactation, et le tire-lait que j'avais reçu Pour moi, il était évident qu'il fallait
trouver une solution différente… Lorsqu'un
bébé tète et commence à téter, il signale au cerveau de la mère qu'il est temps
de produire. Des hormones telles que l'ocytocine et la prolactine sont
libérées, et le lait coule naturellement. C'est ce que nous avons cherché à
faire : travailler avec la nature plutôt que contre elle. »
Le
mécanisme est conçu pour stimuler la production de lait d'une manière qui
s'aligne sur les réponses naturelles du corps, plutôt que de forcer la
production par la seule succion. La pompe comprend également des
fonctionnalités destinées à répondre aux problèmes quotidiens, telles qu'une ouverture
réglable du bouclier mammaire qui peut être adaptée à différents types de
corps, dans le but de rendre le pompage à la fois plus efficace et plus
confortable.
Annabella Tech se prépare actuellement à lancer une version
portable et mains libres de sa pompe, conçue pour se glisser discrètement sous
les vêtements, sans tubes, cordons ni soutiens-gorge spéciaux.
- La science ignore encore largement pourquoi les
malades atteints d’un cancer du sein finissent par avoir des cellules tumorales
dans des organes spécifiques – comme le cerveau, le foie, les poumons ou les
os. Sous la direction de Pr Ronit Satchi-Fainaro et de Pr Uri Ben-David de la
faculté Gray des
sciences médicales et de la santé de l'université de Tel Aviv, des chercheurs
découvrent pourquoi le cancer du sein se propage au cerveau et devient mortel,
des chromosomes anormaux favorisant les métastases dans le cancer du sein. Leur
étude pourrait contribuer au développement de médicaments et faciliter le
dépistage précoce et le traitement. Pr Uri Ben-David. « La majorité des décès liés au cancer ne sont
pas causés par la tumeur primaire, mais par ses métastases dans des organes
vitaux. Et parmi ces dernières, les métastases cérébrales sont parmi les plus
mortelles et les plus difficiles à traiter… Presque toutes les tumeurs ont un nombre de chromosomes qui est incorrect …
Dans le passé, on ne savait pas grand-chose sur la manière dont il favorisait
réellement le développement et la progression du cancer – et ça a encore été le
cas jusqu’à une date récente ».
Pr Ronit
Satchi-Fainaro : « Mon
laboratoire travaille sur les interactions entre la tumeur et l’hôte,
c’est-à-dire sur la manière dont les cellules cancéreuses, une fois qu’elles
ont atteint le cerveau, interagissent avec les cellules cérébrales et les
exploitent à leur propre profit »
Illustration : un cerveau humain atteint d’une tumeur
cancéreuse. Propagateur du cancer : le chromosome 17
- Les bactéries intestinales peuvent
renforcer le système immunitaire des patients atteints du VIH. Menée par des
scientifiques de l'Institut Weizmann des sciences, sous la direction de Pr Eran Elinav, et de son épouse Dr Hila Elinav, directrice du Centre Hadassah pour le
sida, une étude ouvre la voie à de nouvelles thérapies médicales qui cibleront
l'écosystème bactérien de l'organisme et met en lumière la manière dont les
bactéries de l’intestin peuvent renforcer les défenses immunitaires des
personnes qui vivent avec le VIH, à un stade précoce.
Pr Eran Elinav : « Notre étude apporte des preuves solides, chez l’homme,
d’une influence mutuelle entre le microbiome et le système immunitaire. En
fait, le microbiome agit comme une sorte d’organe immunitaire : il façonne
l’immunité et il y répond ».
Image
d’illustration en 3D de bactéries et de cocci en forme de bâtonnet dans le
microbiome humain.
Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
est un virus qui attaque et qui affaiblit le système immunitaire. Le syndrome
d’immunodéficience acquise (SIDA) survient au stade le plus avancé de
l’infection. Le VIH cible les globules blancs, ce qui rend le patient plus
vulnérable face à des maladies telles que la tuberculose, les infections et
certains cancers.
Le VIH se transmet entre les êtres humains
lorsque des fluides corporels infectés pénètrent dans la circulation sanguine
d’une autre personne – le plus souvent par le biais de rapports sexuels non
protégés, par le partage de seringues usagées ou de la mère à l’enfant pendant
la grossesse. Il peut aussi se transmettre lors de l’accouchement ou de
l’allaitement.
Pr Eran Elinav « Nous pensons que le virus n’affecte pas directement les
bactéries ». Les scientifiques ont plutôt
découvert que le VIH affectait le système immunitaire, qui sécrète normalement
des « molécules antibiotiques naturelles ».
Dr Hila Elinav :
« Il reste beaucoup à faire pour identifier les
microbes et les molécules exacts qui sont impliqués là-dedans… Mais notre
étude suggère qu’à l’avenir, la modification du microbiome pourrait contribuer
à renforcer l’immunité et à réduire le risque d’infections mortelles chez les
personnes qui vivent avec le VIH ».
- L’équipe
menée par Ariel Kaplan, avec le chercheur Nir Strugo du Technion a
mis en lumière un mécanisme fondamental du vivant, au cœur de
la régulation des gènes. Elle a
démontré que ce sont justement les zones souples et désordonnées de
ces protéines qui leur permettent de trouver efficacement la bonne séquence
d’ADN. Grâce à une technique de pointe utilisant des faisceaux laser, elle a
observé ces protéines « glisser » le long de l’ADN, tester, puis s’arrêter
exactement au bon endroit.
Cette
découverte change notre compréhension de la régulation génétique : le désordre
apparent devient un atout fonctionnel, rendant la recherche à la fois plus
rapide et plus précise. Une avancée majeure pour la biologie fondamentale, avec
des implications potentielles à long terme en santé, en biotechnologie et en
recherche génétique.
- Des
chercheurs du Technion ont mis au point un nouveau type de fluide aux
propriétés inédites, ouvrant des perspectives dans les domaines de l’énergie et
du refroidissement.
Dirigée
par Amir Gat, avec le doctorant Ezra Ben-Abu, cette recherche
introduit un métafluide mécanique : un liquide dont le comportement peut être
contrôlé avec précision. Contrairement aux métamatériaux traditionnels,
généralement solides, ce fluide peut voir son mouvement et sa compressibilité
ajustés en temps réel grâce à des champs magnétiques.
Cette avancée permet
d’envisager des applications concrètes dans les systèmes de refroidissement,
les pompes à chaleur, ainsi que le stockage, le transport et la récupération de l’énergie
Archéologie
- Des chercheurs de
l'Université Ben Gurion sous la direction de Pr. Hendrik J. Bruins situent le
règne d'Ahmose sur l'Égypte plusieurs décennies après la désastreuse éruption
volcanique de Théra, ouvrant de nouvelles perspectives historiques,notamment
une voie nouvelle pour dater l’Exode.
Une statue fragmentaire du pharaon Ahmose Ier
exposée, au Metropolitan Museum of Art, à New York.
Pour
la première fois, on a réalisé une datation au radiocarbone pour déterminer
avec précision l’époque à laquelle le pharaon Nebpehtire Ahmose a régné sur On
a ainsi établi qu’il avait accédé au trône dans la seconde moitié du XVIᵉ siècle avant notre ère. Ce
faisan on a également ouvert de nouvelles pistes pour enquêter sur un lien
longtemps supposé entre les événements décrits dans l’Exode biblique et une éruption
volcanique dévastatrice survenue dans la mer Égée et longtemps considérée comme
contemporaine d’Ahmose
L’éruption
du volcan de Théra-Santorin a fasciné des générations d’archéologues en raison
de son potentiel en tant que source d’histoires telles que la légende grecque
de l’Atlantide et le récit biblique de l’émancipation divine des Israélites
asservis par leurs cruels maîtres égyptiens. Situé à environ 120 kilomètres au
nord de la Crète, le volcan a probablement provoqué plusieurs jours d’obscurité,
des tsunamis et peut-être même une colonne de feu visible en Égypte.. Les chercheurs ont déterminé que le pharaon
régnait clairement sur l’Égypte plusieurs décennies après l’éruption.
Pr Bruins : « Au cours de la dernière décennie, les géologues ont trouvé des cendres provenant de l’éruption de Théra dans de nombreux endroits de la Méditerranée orientale. Les éruptions peuvent être très utiles comme repères temporels, car elles se produisent sur quelques jours, puis prennent fin. Les cendres issues de cette éruption constituent une sorte de marqueur stratigraphique»
Pr
Bruins a commencé à explorer cette piste de recherche en 2013, en
contactant plusieurs musées pour leur demander
de lui prêter des artefacts. Pr Bruins : « L’objet le plus important est une brique de terre cuite découverte vers
1900 par des archéologues britanniques dans le temple d’Ahmose à Abydos, dans
le sud de l’Égypte. La brique porte
le nom de couronnement du roi Nebpehtire. Ahmose était un nom assez courant en
Égypte à l’époque et d’autres pharaons le portaient, mais grâce à son nom de
couronnement, c’est la première fois que nous pouvons associer avec certitude
un objet à ce pharaon en particulier »
Une brique de terre crue provenant du temple du
pharaon Ahmose à Abydos, exposée au British Museum. Cet artefact a été daté au
carbone 14 dans le cadre d’une étude publiée dans PLOS ONE en septembre 2025,
ce qui corrobore une chronologie basse pour le début de la 18ᵉ dynastie, dans la première moitié du XVIᵉ siècle avant notre ère
Pr
Bruins : « Les opinions des
chercheurs concernant l’année d’accession au trône d’Ahmose variaient entre
1580 et 1524 avant notre ère …Notre
datation au radiocarbone des briques de terre crue d’Ahmose corrobore les deux
datations égyptologiques les plus récentes concernant la fabrication des
briques de terre crue utilisées pour son temple, soit vers 1517 ou 1502 avant
notre ère, ou ce que nous, archéologues, appelons la ‘chronologie basse’. »
Étant donné que le temple représente des scènes des batailles d’Ahmose contre
les Hyksos, la brique doit dater d’une période de son règne postérieure à la
guerre, probablement vers la vingt-deuxième année de son règne.
Pr
Bruins a également pu étudier six ouchebtis, ces figurines humaines
grossièrement sculptées dans le bois représentant des momies enterrées avec le
défunt, qu’il a reçues du musée Petrie.
Pr Bruins : « L’un de ces ouchebtis porte le nom d’une personne également mentionnée
sur une tombe importante du sud de l’Égypte, en tant que maire de Thèbes. Son
règne a couvert une partie de l’époque du pharaon Ahmose et de son fils
Amenhotep Iᵉʳ . La datation au radiocarbone de cet ouchebti est pratiquement
identique à celle de la brique de terre crue. Elles se confirment mutuellement. »
Un ouchebti – statuette
funéraire égyptienne provenant de l’ancienne Thèbes. L’artefact a été daté au
radiocarbone dans une étude publiée dans PLOS ONE en septembre 2025, ce qui
corrobore une chronologie basse pour le début de la 18ᵉ dynastie, dans la première
moitié du XVIᵉ siècle avant notre ère.
- Un pendentif en plomb (VIe -
VIIe siècle) a été retrouvé dans le parc archéologique Davidson de la
ville sainte. Cette découverte pourrait représenter un grand intérêt historique
parce que la cité, alors sous domination byzantine, était interdite aux juifs.
Lors d’une campagne de fouilles
archéologiques au sud-ouest du mont du Temple, à Jérusalem, les archéologues de
l’Autorité des antiques d’Israël (AAI) ont découvert, , un pendentif en plomb.
D’après l’AAI, il s’agit seulement du deuxième pendentif de ce type jamais
retrouvé. Le premier étant un pendentif en or byzantin représentant l’empereur
Justin II datant du VIe siècle. Une étude archéologique a révélé que le
pendentif contient environ 99 % de plomb.
Un pendentif en plomb pur, décoré d’une
Menorah, est une trouvaille rare. Des recherches ont identifié des pendentifs
en verre et autres métaux décorés d’une Menorah, mais on ne connait qu’un seul
autre pendentif au monde portant le symbole de la Menorah, en plomb. Ce
pendentif, d’origine inconnue, est conservé au Walters Art Museum à Baltimore,
aux États-Unis.
Dirigeant des fouilles du site, Dr Yuval
Baruch avance que « le choix
d’utiliser du plomb, plutôt que l’un des métaux les plus courants pour la
fabrication de bijoux, suggère que le propriétaire de l’objet le portait comme
une amulette, et non comme un bijou » Cette hypothèse semble crédible,
car selon le chercheur « le plomb était considéré comme un matériau
courant et particulièrement populaire pour fabriquer des amulettes à cette
époque.
Le pendentif possède un petit anneau qui
indique qu’il peut être porté en collier. Il est orné d’une Menorah à sept
branches, symbole religieux du judaïsme, avec un côté étant bien conservé et un
autre dans un moins bon état. Dr Yuval Baruch souligne que : « Pendant la période byzantine, la
Menorah est devenue un symbole de mémoire nationale, et elle exprimait l’attente
d’un renouveau national parmi les communautés juives en Terre d’Israël ; dans
la diaspora, ils l’ont adopté exactement de la même manière. » Il
indique également qu’il y a de plus en plus de preuves archéologiques que
« les Juifs, malgré toutes les interdictions
et difficultés qui leur étaient imposées, ont trouvé les moyens d’atteindre
Jérusalem »
- Lors des fouilles menées par
l’Autorité des Antiquités d’Israël et la Fondation du patrimoine du Mur des
Lamentations, un mikvé taillé dans la roche, datant des derniers jours de la
période du Second Temple, a récemment été découvert sous la place du Mur des
Lamentations. Le mikvé est de forme rectangulaire, mesurant 3,05 mètres de
long, 1,35 mètre de large et 1,85 mètre de haut. Il est taillé dans le rocher
et ses murs sont plâtrés. Quatre marches taillées menant au mikvé ont été mises
au jour sur son côté sud. Cette installation ancienne a été trouvée scellée
sous une couche de la période du Second Temple, datée de l’année 70 de notre
ère. Dans cette couche, qui contient des cendres brûlées, de nombreux vases en
poterie ont été découverts, ainsi que des vases en pierre caractéristiques de
la population juive vivant dans la ville à la veille de la destruction.
Les
chercheurs de l’Autorité des Antiquités d’Israël pensent que le mikvé servait
aux Juifs vivant dans la région ainsi qu’aux nombreux pèlerins fréquentant le
site et le Temple.
Ari
Levy, directeur des fouilles : « Jérusalem
doit être considérée comme une ville du Temple…Ainsi, de nombreux aspects de la
vie quotidienne étaient adaptés à cette réalité, ce qui se reflète notamment
dans l’observation méticuleuse des lois d’impureté et de pureté rituelles par
les habitants et les dirigeants de la ville. En effet, le dicton la pureté s’est répandue en Israël’ a été formulé dans ce contexte… Les raisons de l’utilisation de
vases en pierre sont halakhiques, ancrées dans la reconnaissance que la pierre,
contrairement à la poterie et aux vases en métal, ne contracte pas l’impureté
rituelle. Par conséquent, les vases en pierre pouvaient être utilisés sur de
longues périodes et de manière répétée »
Mordechai
(Suli) Eliav, directeur de la Fondation du patrimoine du Mur des
Lamentations : « La révélation
d’un bain rituel de la période du Second Temple sous la place, avec des cendres
de la destruction à sa base, témoigne comme mille témoins de la capacité du
peuple d’Israël à passer de l’impureté à la pureté, de la destruction à la
renaissance »
- Dans le cadre des activités du Centre de
recherche sur les grottes de l'université hébraïque de Jérusalem, une immense
cavité souterraine a été mise au jour, baptisée "grotte du Jubilé"
(Ma'arat Hayovel) pour marquer les 50 ans de la création de l'implantation.
La grotte comprend une salle souterraine
géante, la plus grande du genre en Israël, longue de 88 mètres, large de 75
mètres et haute d'environ 40 mètres. À l'intérieur, les explorateurs ont
découvert une richesse exceptionnelle de concrétions : stalagmites,
stalactites, imposantes "oreilles d'éléphant", dépôts de bassins et
cristaux. Selon les experts, ces formations n'ont pas d'équivalent dans la
région d'Ofra.
La grotte du Jubilé
(Ma'arat Hayovel)
Pr Amos Frumkin, directeur du Centre de
recherche a souligné qu'aucun être humain n'avait jamais pénétré dans cette
cavité, bien qu'un squelette de serpent retrouvé au fond atteste la chute
d'animaux à l'intérieur : « Il
s'agit de la salle la plus haute jamais découverte en Israël, ornée de
stalactites et stalagmites impressionnantes qui constituent des valeurs
naturelles protégées et d'une grande importance scientifique »
- Des archéologues découvrent à Wadi Khamila dans le désert du
Sinaï des gravuresrpestres et des vestiges vieux de 5 000 ans de la
conquête égyptienne antique. À proximité, on a également trouvé la sculpture
d'un bateau, le nom effacé d'un pharaon et deux représentations de la divinité
égyptienne Min.
Les gravures, représentant un homme de grande taille les bras
levés et une autre figure agenouillée devant lui, une flèche transperçant la
poitrine, ont été découvertes par l'archéologue égyptien Mustafa Nour El-Din
lors d'une expédition exploratoire dans la région.
L'égyptologue
Ludwig Morenz : « Le sud-ouest du
Sinaï est une région où l'on observe une colonisation à motivation économique,
illustrée par des images et des inscriptions, dont certaines datent de plus de
5 000 ans. Cette gravure de Wadi Khamila est l'une des plus anciennes
scènes de meurtre connues, accompagnée d'une inscription ».
- Une ancienne installation de production de vases en pierre découverte à
Jérusalem sur le site archéologique de Ras Tamim. Un important atelier de
fabrication d’outils datant de la période du Second Temple, qui produisait des
outils il y a environ 2 000 ans, a été découvert dans une grotte sur les pentes
est du Mont Scopus.
Selon l’Autorité
israélienne des antiquités (AIA), des centaines de fragments de récipients en
pierre, des déchets de production et des objets inachevés ont été trouvés dans
la grotte souterraine.
- Des archéologues de Bar-Ilan
présentent une étude qui met en lumière un groupe social longtemps ignoré en
archéologie, les personnes âgées. Alors que les recherches sur les femmes et
les enfants se sont multipliées ces dernières décennies, les personnes âgées
sont restées largement invisibles, leur vie étant principalement reconstituée à
partir de restes squelettiques. Grâce aux objets domestiques, cette étude offre
ainsi un nouvel éclairage sur la vie quotidienne et le rôle social des
personnes âgées.
L'étude
porte sur le bâtiment 101 de Tel ʿEton,
situé dans le sud-est de la Shéphélah, en Israël. Cette grande et belle
demeure, avec ses nombreuses pièces réparties sur deux étages, fut détruite lors d'une
campagne militaire assyrienne à la fin du 8ème s. avant notre ère.
Des centaines de poteries et d'autres objets furent enfouis sous les décombres,
offrant ainsi un cas d'étude exceptionnellement détaillé pour la compréhension
de la vie domestique.
L’étude
combine l'analyse des artefacts, des éléments architecturaux, des espaces
d'activité et des perspectives ethnographiques comparatives sur le
vieillissement et la vie familiale. Pr Avi Faust et son équipe ont reconstitué
le quotidien et les rôles sociaux des personnes âgées au sein de la maison.
Le
bâtiment abritait une famille élargie sur trois générations. La chambre B,
probablement occupée par le couple le plus âgé, présentait plusieurs
caractéristiques uniques. C'était la plus grande pièce du bâtiment, la seule au
rez-de-chaussée à servir de lieu de vie et de couchage et non à des activités
spécialisées comme le stockage ou la cuisine.
L'emplacement de cette chambre est important pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, sa position stratégique, face à l'entrée, permettait aux
occupants d'observer toute la cour et les entrées des autres pièces.
Deuxièmement, le fait que cette chambre fût la seule au rez-de-chaussée
témoigne de la difficulté qu'auraient eue les personnes âgées à monter et
descendre une échelle plusieurs fois par jour pour rejoindre les autres
chambres situées à l'étage.
La
pièce a livré plusieurs objets remarquables, dont un bain de pieds unique,
associé à la réception d'invités de marque, et du cèdre brûlé, peut-être les
vestiges d'un fauteuil imposant. Le patriarche, assis dans un grand fauteuil,
pouvait observer les allées et venues et recevoir des invités, tandis que la
matriarche supervisait l'ensemble des activités domestiques. Les espaces
adjacents, notamment une pièce dédiée à la préparation des repas avec un grand
métier à tisser et une cour partiellement close, étaient liés aux activités de
la matriarche, telles que les soins aux enfants et le tissage, soulignant ainsi
son rôle central dans la gestion quotidienne du foyer.
- Taillé dans
une pierre précieuse brun clair, un sceau du royaume biblique de Judée, de la
fin du 8ème siècle avant l-ère courante, découvert lors de travaux
de construction, aurait été porté
probablement par un haut fonctionnaire comme un collier autour du cou et
est orné de trois parties. Dirigées par
les archéologues Amir Gorzalczany et Gerald Finklestein de l'Autorité des
antiquités d'Israël (AAI), les fouilles s'inscrivaient dans le cadre de la
construction de l'échangeur d'Ein Tut.
Quatre grenades sont sculptées dans la partie
supérieure du sceau, tandis que les deux autres parties portent une inscription
en hébreu ancien : « Appartenant
à Makhach (fils d’)Amihaï »

L’archéologue David Amit qui a déchiffré
l’inscription: « L’importance de ce
sceau tient à la fois à son apport au répertoire des noms bibliques et au fait
que, contrairement à la plupart des sceaux de ce type, il provient de fouilles
archéologiques organisées et non de collectionneurs d’antiquités »
Des fragments d’anses de jarres portant des
sceaux royaux ont également été trouvés sur le site, gravés des mots « Appartenant au roi » et des noms
d’Hébron et de l’ancienne ville de Ziph, deux villes administratives
importantes à la fin de la période du Premier Temple. « Ce type d’empreintes de sceaux est fréquent
sur les sites bibliques de la région de Juda », a déclaré Gorzalczany
à propos des découvertes. « Cependant,
leur présence sur un site aussi septentrional, au
cœur même du territoire du royaume biblique d’Israël, est des plus surprenantes »
Inventions et découvertes
- La découverte d'un interrupteur neuronal pourrait
éclairer les différences de comportement social entre les sexes. Ce qui rend ce
groupe de neurones inhabituel, c'est son activité binaire : il est
constamment actif chez les femmes, mais largement inactif chez les hommes, ne
s'activant que lors d'événements sociaux ou reproductifs majeurs.
neurone humain avec
des axones lumineux et des signaux synaptiques, symbolisant l'activité
cérébrale, les neurosciences et la communication neuronale.
Réalisée par des chercheurs sous la direction
de Dr Tamar Licht et Dan Rokni de l’Institut de recherche médicale
Israël-Canada (IMRIC) de l’Université hébraïque de Jérusalem, cette découverte,
pourrait transformer notre compréhension des interactions entre les sexes, l'expérience
et les hormones dans le cerveau, et à terme, influencer les approches du
comportement social, de la santé mentale et de la parentalité. L’étude a permis
d’identifier un groupe de neurones jusqu’alors inconnu dans l’amygdale médiane,
une région du cerveau impliquée dans le comportement social, le traitement des
émotions et la reproduction.
Dr Licht : « Il s’agit d’un groupe distinct de neurones qui se comporte presque
comme un interrupteur biologique, reflétant le sexe et l’état social de manière
très nette… La plupart des différences liées au sexe dans le cerveau sont
subtiles et diffuses. Ce qui nous a surpris ici, c’est la clarté du signal »
L'étude montre également que l'activité de ce
groupe de neurones est dynamique et non fixe. Chez les hommes, elle ne s'active
qu'après un contact sexuel ou une expérience reproductive, ce qui démontre que
le cerveau peut adapter ses circuits neuronaux en fonction des événements de la
vie. Avant la maturité sexuelle, les hommes et les femmes présentent des niveaux
d'activité similaires, mais après la puberté, ce groupe disparaît chez les
hommes jusqu'à la survenue de ces déclencheurs sociaux ou reproductifs.
Dr Rokni : « Cela montre que le cerveau peut modifier son état neuronal pour
s'adapter aux circonstances sociales et reproductives… C'est un exemple de la
façon dont l'expérience peut façonner différemment le comportement chez les
hommes et les femmes»
L'équipe a découvert que ce groupe de
neurones est sensible à la prolactine,
une hormone libérée après un contact sexuel et qui influence les comportements
sociaux et parentaux. Ce lien avec la prolactine est important, car il montre
que les signaux hormonaux liés aux expériences sociales et reproductives
peuvent réguler de manière dynamique un circuit neuronal spécifique au sexe,
plutôt que de considérer les différences entre les sexes comme fixes ou
uniquement déterminées par la testostérone ou les œstrogènes.
En intégrant le sexe, l'expérience sociale et
la réactivité hormonale, ce groupe de neurones offre une cible concrète pour
étudier comment les transitions de vie et les interactions sociales façonnent
le comportement. La découverte pourrait
contribuer à expliquer pourquoi les hommes et les femmes se comportent différemment
dans les contextes sociaux, sexuels ou parentaux, et pourquoi certaines
affections neuropsychiatriques affectent différemment les sexes. Dr
Licht : « Nos résultats fournissent
un cadre pour comprendre comment le cerveau organise les différences de
comportement liées au sexe de manière discrète et adaptative »
Cette découverte pourrait également avoir des
implications importantes pour la parentalité, les liens sociaux et la santé
mentale. L'activité de ce groupe de neurones étant influencée par les
expériences sociales et reproductives ainsi que par la prolactine, elle
pourrait aider à expliquer pourquoi les hommes et les femmes réagissent
différemment aux soins et aux interactions sociales. La compréhension de ce
circuit pourrait éclairer les raisons pour lesquelles certaines affections neuropsychiatriques,
telles que la dépression, l'anxiété ou les troubles sociaux, affectent
différemment les sexes, et pourrait à terme orienter le développement de
thérapies hormonales.
- La
chercheuse israélienne Shany Dror, post-doctorante à l’Université de médecine
vétérinaire de Vienne, annonce une découverte importante, à savoir que les
chiens surdoués, appelés en anglais Gifted Word Learner (« doués pour l’apprentissage des
mots »), peuvent apprendre des mots en écoutant les conversations de leurs
bienfaiteurs, de la même manière que les bébés humains âgés de 18 mois. L'étude
de Shany Dror montre que les chiens les plus doués savent, dans 90 % des cas,
reconnaitre les jouets dont ils ont appris ou simplement entendu le nom, ce qui
renseigne sur l'apprentissage des langues.
Shany
Dror 37 ans : « Nous savons tous que
les chiens peuvent exceller dans l’apprentissage d’actions du type ‘assis’ ou
‘couché’, Mais il y a peu d’études sur la connaissance du nom des objets chez
les chiens… Dans des conditions
favorables, certains chiens se comportent de façon assez semblable aux très
jeunes enfants»
Les
recherches de Dror ont porté sur 41 chiens doués pour l’apprentissage des mots.
Elles montrent qu’ils possèdent des compétences cognitives et sociales uniques
qui leur permettent d’interpréter les voix, regards et gestes des humains, qui
eux-mêmes ont commencé par développer leur compréhension des interactions
sociales complexes avant d’utiliser bien plus tard cette compréhension complexe
pour développer le langage.
Shany
Dror : « Le fait que cette
compétence existe chez une espèce qui ne possède pas de langage suggère que la
compétence précède le langage … La recherche nous aide à comprendre comment
l’apprentissage des langues a évolué. »
- Une étude sur la mouche du fruit permet la découverte de cellules à
l’épreuve des radiations. Grâce aux larves découvertes dans un laboratoire
endommagé par des missiles iraniens, l'équipe de Weizmann a isolé des cellules
qui non seulement ne meurent pas mais se multiplient, un espoir thérapeutique
contre les récidives de cancer.
Dr Tslil Braun, du Département de génétique
moléculaire de l'Institut Weizmann des sciences et Pr Eli Arama tentent de
comprendre pourquoi certaines cellules meurent lorsqu’elles sont exposées aux
radiations, alors que d’autres non seulement survivent, mais sont plus fortes
que jamais. Aujourd’hui,, ils affirment avoir résolu ce mystère en identifiant
deux types de cellules de mouches à fruits non seulement immortelles, mais
capables de faire se régénérer les tissus endommagés. Pr Eli Arama : « Ce sont des cellules que tout le monde
cherchait : dorénavant, nous savons les détecter et les répertorier »
Cette découverte pourrait ouvrir de nouvelles
perspectives sur le traitement du cancer et la prévention des rechutes, sans
oublier les thérapies destinées à accélérer la réparation des plaies des
cellules saines.
Pr Hermann Steller, chef du laboratoire
d’apoptose et biologie du cancer à l’université Rockefeller : « La recherche peut servir à développer de nouvelles thérapies
pour favoriser la cicatrisation des plaies d’une part, et d’autre part
surmonter la résistance des tumeurs à la radiothérapie »
L’équipe a donné à ces deux types de cellules
les noms DARE et NARE, acronymes scientifiques complexes qui se réfèrent à la
présence ou non d’une enzyme appelée Dronc (elle-même un acronyme), laquelle
enclenche l’apoptose qui mène normalement à la mort.
- Des
chercheurs du Technion ont mis au point un nouveau type de fluide aux propriétés
inédites, ouvrant des perspectives dans les domaines de l’énergie et du
refroidissement.
Dirigée
par Amir Gat, avec le doctorant Ezra Ben-Abu, cette recherche introduit
un métafluide mécanique, un liquide dont le comportement peut être contrôlé
avec précision. Contrairement aux méta-matériaux traditionnels, généralement
solides, ce fluide peut voir son mouvement et sa compressibilité ajustés en
temps réel grâce à des champs magnétiques.
Cette
avancée permet d’envisager des applications concrètes dans les systèmes de
refroidissement, les pompes à chaleur, ainsi que le stockage, le transport et
la récupération de l’énergie. Elle marque le passage des méta-matériaux
liquides de la théorie à des solutions technologiques applicables.
- Pr Gal Shmuel, directeur à la Faculté de génie mécanique du Technion a
développé une nouvelle théorie permettant de contrôler la conduction de la
chaleur d’une manière qui n’existe pas dans la nature. Concrètement, il
s’agit de concevoir des matériaux innovants capables de diriger la chaleur
différemment selon son sens d’entrée.
Cette innovation ouvre des perspectives très
concrètes : mieux protéger les équipements électroniques sensibles à
la chaleur, améliorer la gestion thermique des systèmes complexes ou
encore optimiser la récupération d’énergie thermique. Elle s’inscrit
dans le champ des méta-matériaux thermiques — des matériaux conçus
sur mesure pour obtenir des propriétés inédites — et marque une étape décisive
dans la manière de penser la gestion de la chaleur, enjeu central de nombreuses
technologies actuelles et futures.
- L’équipe
menée par Ariel Kaplan, avec le chercheur Nir Strugo du Technion a
mis en lumière un mécanisme fondamental du vivant, au cœur de
la régulation des gènes. Elle a démontré que ce sont justement
les zones souples et désordonnées de ces protéines qui leur
permettent de trouver efficacement la bonne séquence d’ADN. Grâce à une
technique de pointe utilisant des faisceaux laser, elle a observé ces protéines
« glisser » le long de l’ADN, tester, puis s’arrêter exactement au bon endroit.
Cette
découverte change notre compréhension de la régulation génétique : le désordre
apparent devient un atout fonctionnel, rendant la recherche à la fois plus
rapide et plus précise. Une avancée majeure pour la biologie fondamentale, avec
des implications potentielles à long terme en santé, en biotechnologie et en
recherche génétique.
- Sous la direction du Pr. Carmit Levy du Département de génétique humaine
et de biochimie de l'Université de Tel-Aviv, une étude révèle que les cellules
cancéreuses du mélanome (cancer de la peau) paralysent les cellules
immunitaires en sécrétant de minuscules vésicules extracellulaires qui les
attaquent. Selon les chercheurs, cette découverte pourrait ouvrir la voie à des
traitements contre la forme la plus mortelle du cancer de la peau.
L'étude a été réalisée en collaboration avec
des équipes de recherche de l'Institut Weizmann des Sciences, du Technion, de
l'Université hébraïque de Jérusalem, des centre médicaux Sourasky de Tel-Aviv,
Wolfson de Holon, Sheba à Ramat-Gan, Rabin à Petah Tikva, Hadassah à Jérusalem.
Le mélanome est la forme la plus mortelle de
tumeur cutanée. Au premier stade de la maladie, les mélanocytes, cellules de
pigmentation de la peau, se multiplient de façon incontrôlée dans sa couche
externe, l'épiderme. Au second stade, les cellules cancéreuses envahissent le
derme, la couche interne, et métastasent par les voies lymphatique et sanguine.
Pr. Carmit Levy avait découvert que, pendant leur croissance dans l'épiderme, les
cellules du mélanome sécrètent des vésicules extracellulaires appelées
mélanosomes, qui pénètrent dans les vaisseaux sanguins et les cellules
dermiques, créant ainsi un microenvironnement favorable à la propagation des
cellules cancéreuses. La nouvelle étude révèle que ces vésicules permettent
également aux cellules cancéreuses de paralyser les cellules immunitaires qui
les attaquent.
Pr. Carmit Levy : « Lorsque nous avons commencé à étudier ces vésicules, nous avons
remarqué la présence d'un ligand sur leur membrane, une molécule censée se lier
à un récepteur présent uniquement sur les lymphocytes, cellules immunitaires
capables de détruire les cellules cancéreuses lorsqu'elles viennent en contact
direct avec elles…. Nous avons alors émis l'hypothèse que ce ligand se fixe aux
lymphocytes qui viennent éliminer le mélanome. C'était une idée à la fois
novatrice et surprenante, et nous avons décidé de la vérifier en laboratoire.
…. Le résultat est considérable : nous avons découvert que le cancer projette ces
vésicules sur les cellules immunitaires qui l'attaquent, perturbant ainsi leur
activité et pouvant même les détruire ».
Cellules du
mélanome (en vert) en co-culture avec les cellules immunitaires d'un patient
- Sous
la direction du professeur Sagiv Shifman de l'Institut des sciences de la vie
de l'Université hébraïque de Jérusalem, une équipe internationale a identifié
des centaines de gènes essentiels au développement précoce du cerveau, révélant
de nouvelles perspectives sur les racines biologiques des troubles neuro-développementaux,
notamment l'autisme, et décrivant une maladie
génétique jusqu'alors inconnue qui, pour répondre à la question « quels gènes sont nécessaires au
développement d'un cerveau sain, et que se passe-t-il lorsque ce processus
dysfonctionne ? », l'étude a utilisé la technologie d'édition
génique CRISPR à grande échelle pour déterminer systématiquement les gènes
nécessaires à la différenciation des cellules souches embryonnaires en cellules
cérébrales.
Grâce
à un criblage génomique par inactivation génique CRISPR, les chercheurs ont
désactivé individuellement près de 20 000 gènes dans des cellules souches
embryonnaires lors de leur différenciation en cellules neurales. Cela leur a
permis d'observer, étape par étape, quels gènes étaient indispensables à une
différenciation neuronale normale. En termes simples, la différenciation
neuronale est le processus par lequel une cellule primitive apprend à devenir
une cellule cérébrale ou nerveuse. Grâce à cette approche, les scientifiques ont
identifié 331 gènes essentiels à la génération de neurones, dont beaucoup
n'avaient pas été associés auparavant au développement cérébral.
Les
résultats de l’étude suggèrent que tous les troubles neuro-développementaux ne
résultent pas des mêmes types de perturbations génétiques et que le moment
d’apparition au cours du développement cérébral joue un rôle crucial.
- Menée sous la direction des Pr. Uri
Ben-David et Ronit Satchi-Fainaro de la Faculté de médecine de l'Université de
Tel-Aviv, une étude a révélé un mécanisme par lequel le cancer du sein envoie
des métastases vers le cerveau, phénomène mortel contre lequel il n’existe à ce
jour aucun traitement efficace. La découverte ouvre la voie au développement de
nouveaux médicaments et à un suivi ciblé et personnalisé permettant la
détection et le traitement précoces des métastases cérébrales.
Pr. Satchi-Fainaro : « La plupart des décès chez les patients
atteints de cancer ne sont pas dus à la tumeur primaire, mais aux métastases
qu'elle envoie vers les organes vitaux ….Parmi celles-ci, les métastases
cérébrales sont parmi les plus mortelles et les plus difficiles à traiter.
L'une des questions les plus importantes encore non résolues en cancérologie
est de comprendre pourquoi certaines tumeurs métastasent vers des organes
spécifiques et pas vers d'autres. Malgré l'importance de ce phénomène, on
connaît encore très peu les facteurs et les mécanismes qui le sous-tendent.
Dans cette étude, nous avons uni nos efforts pour approfondir nos connaissances
et tenter de répondre à cette question ».
L'étude a combiné deux approches différentes
de la recherche sur le cancer : celle du laboratoire du Prof.
Satchi-Fainaro qui étudie les interactions entre les cellules cancéreuses et
leur microenvironnement, et celle du laboratoire du Prof. Ben-David, qui
examine les altérations chromosomiques caractéristiques des cellules
cancéreuses.
- Un nouvel outil informatique développé à
l'université de Haïfa combine des images haute résolution prises par drone et
l'apprentissage automatique pour identifier les pierres de construction
individuelles et les segments de murs sur les sites archéologiques. En quelques
minutes, le système peut cartographier des centaines de milliers de pierres et
traduire ce qui semble être un chaos visuel en un plan détaillé et mesurable du
site.
Dr
Yitzchak Jaffe, de l'École d'archéologie et de cultures maritimes de
l'université de Haïfa : « Les sites
qui apparaissent à la surface comme des pierres éparpillées deviennent
soudainement des espaces cohérents et organisés, ce qui permet de gagner
beaucoup de temps de recherche …. Et ce système est unique dans sa mise en
œuvre dans le domaine de l'archéologie»

Images prises par drone d'un
site archéologique
Dans
le but de combler cette lacune, l'équipe de l'université de Haïfa a travaillé
avec des centaines d'images prises par drone au-dessus de ruines
archéologiques, assemblant les photographies pour créer des cartes spatiales
précises et des modèles d'élévation. Ces cartes ont ensuite été divisées en centaines
de petites sections utilisées pour entraîner deux modèles d'apprentissage
automatique. Un modèle a été programmé pour identifier les pierres de
construction individuelles, tandis que le second détectait les segments de
murs.
Une équipe
d'archéologues, dirigée par le Pr Yosef Garfinkel de l'Institut d'archéologie
de l'Université hébraïque de Jérusalem
- Un minuscule interrupteur viral a été découvert par l'étude menée par la
Dr Sahar Melamed et son équipe de l'Université hébraïque de Jérusalem, comprenant
le doctorant Aviezer Silverman, l'étudiant en master Raneem Nashef et la
biologiste computationnelle Reut Wasserman. Cette découverte ouvre une nouvelle
voie dans la lutte contre les infections résistantes aux antibiotiques, une
menace sanitaire mondiale qui devrait tuer jusqu'à 10 millions de personnes par
an d'ici 2050. Virus qui infectent les bactéries, les bactériophages utilisent
une petite molécule d'ARN pour détourner les cellules bactériennes, un
mécanisme jusqu'alors inconnu qui ouvre de nouvelles perspectives pour les
thérapies à base de phages.
Contrairement à la plupart des recherches
antérieures, qui portaient sur les protéines virales, cette étude a montré que
même l'un des phages les plus étudiés, le phage lambda, utilise l'ARN pour manipuler
directement l'expression des gènes bactériens.
Dr Sahar Melamed : « Ce petit ARN confère au phage un niveau de
contrôle supplémentaire. En régulant des gènes bactériens essentiels au moment
précis, le virus augmente ses chances de réplication. Ce qui nous a le plus
étonnés, c'est que le phage lambda, étudié depuis plus de 75 ans, recèle encore
des secrets. La découverte d'un régulateur d'ARN inattendu dans un système aussi classique suggère que nous n'avons exploré qu'un seul aspect d'un
réseau potentiellement
beaucoup plus complexe de régulation par l'ARN chez les phages »
Tous les yaourts
contiennent des bactéries vivantes dans le cadre du processus de fermentation.
- Une étude
montre que l'IA peut détecter les maladies cardiaques à partir d'une simple
échographie. L'AISAP, Association of
Independent School Admission Professionals (https://www.aisap.org/home) a
constaté qu'un modèle d'apprentissage profond peut identifier les
valvulopathies et les dysfonctions ventriculaires avec une grande précision, ce
qui pourrait étendre le dépistage cardiaque rapide au-delà des laboratoires
d'échographie spécialisés. L'étude,
intitulée « Évaluation par intelligence artificielle des valvulopathies et de la
fonction ventriculaire à partir d'une seule vue échocardiographique »,
a analysé plus de 120 000 examens échocardiographiques pour entraîner le
modèle, qui a ensuite été validé sur une cohorte prospective de patients. En
capturant les caractéristiques cardiaques structurelles et temporelles tout au
long du cycle cardiaque, le modèle a démontré que l'IA peut identifier des signatures
significatives de cardiopathie à partir de simples séquences 2D en niveaux de
gris, sans recourir à des modalités traditionnelles et complexes telles que le
Doppler couleur. Les résultats ont démontré une performance diagnostique
significative, l'IA atteignant une aire sous la courbe (AUC) de 0,97 pour la
détection d'une fraction d'éjection réduite et de 0,95 pour une dysfonction
ventriculaire droite lors d'essais prospectifs en conditions réelles.
Défense
- Israel Aerospace
Industriesa développé un nouveau système de protection des frontières « Innovant
et hautement durable » basé sur des algorithmes et une intelligence
artificielle de pointe.
Cette solution est conçue pour répondre aux
besoins des forces de sécurité et capable d'assurer une réponse de routine et
d'urgence à toutes les frontières du pays, terrestre, aérienne et maritime.
Elle est combinée à des armes létales disponibles à proximité de la frontière
et à leur mise en œuvre rapide et autonome. La réduction des délais de réaction
et d'action, entre la détection de la menace et sa neutralisation, a été
démontrée sur le terrain, depuis la collecte et le traitement du renseignement
jusqu'au déploiement d'armes létales et à l'élimination de la menace.
Boaz Levy, PDG d'IAI : « La topographie et les frontières de l'État
d'Israël comptent parmi les plus complexes et les plus difficiles au monde. Un
petit pays sans profondeur stratégique terrestre, confronté à une multitude de
menaces aériennes, maritimes et terrestres ; d’où la nécessité de contrer
la menace rapidement et le plus loin possible de son territoire. La solution
que nous avons présentée aux forces de sécurité est autonome, innovante,
hautement durable, capable d’apporter une réponse adaptée à toutes les menaces
sur le terrain, dans toutes les zones frontalières, tout en protégeant la vie
des combattants. C’est la première fois qu’une solution de ce type est mise en
œuvre avec succès en Israël »
- Alona Barnea, Directrice de la division de
neurotechnologie, unité des sciences et technologies : « Piloter des drones avec les
yeux : la neuroscientifique qui développe les technologies du futur champ
de bataille israélien ».…. Un jumeau numérique est une représentation numérique détaillée d’un objet, d’un système, d’un organe ou d’un processus, qui peut être utilisée sur
un ordinateur comme s’il était réel. Les médecins utilisent des jumeaux
numériques pour simuler les battements cardiaques avant une opération. Les
constructeurs aéronautiques les utilisent pour réaliser des tests numériques,
sans avoir à effectuer de tests en vol ou en soufflerie. L'objectif est de créer des systèmes intuitifs, sans période
d'apprentissage. « Un commandant ne devrait pas avoir à lâcher son
arme pour donner un ordre ou piloter un drone ….. Le système devrait fonctionner par le mouvement des yeux, des
mains, voire par la seule activité cérébrale. » Et
non, insiste-t-elle, il ne s'agit
plus de science-fiction.
- Le système Arrow 4, dernière génération de la famille de systèmes de
défense antimissile balistique, augmentera le taux de réussite des
interceptions.
Boaz Levy, président-directeur général
d’Israel Aerospace Industries (IAI) : « Lorsque
nous développons un nouveau système, nous nous concentrons sur la mise au point
de solutions adaptées aux menaces futures et non aux menaces actuelles. C’est ainsi que nous parvenons à garder
une longueur d’avance sur des menaces en constante évolution … Chaque jour, IAI développe de nouvelles
capacités, et nous travaillons à les rendre opérationnelles »
Problèmes de société
-
Certaines tribus bédouines et les Arabes israéliens dans leur ensemble
présentent une forte prévalence de surdité héréditaire récessive prélinguale
profonde.
- Les
Windsor, qui tenaient peut-être compte de l’idée que les Britanniques descendraient
d’une tribu juive perdue, ont fait circoncire leurs fils, ce qui était
inhabituel à l’époque. Cette tradition de la circoncision royale « remonte
au roi George Ier, qui a régné de 1714 à 1727. Croyant descendre directement du
roi David, la reine Victoria a également fait circoncire tous ses fils.
Elizabeth II a perpétué la tradition.
Elizabeth
a fait appel à un mohel, le rabbin Jacob Snowman, pour faire circoncire son
fils Charles. L’embauche de Snowman caractérise les relations étroites entre la
princesse britannique et la communauté juive, relations qui se poursuivirent
lorsqu’elle monta sur le trône.
Le symbole des Israélites britanniques
- La municipalité de Ramat Gan a inauguré un
projet pilote novateur visant à transformer l'accessibilité des transports
publics. Ce système, basé sur l'intelligence artificielle, permet aux personnes
en situation de handicap de se déplacer de manière autonome et sécurisée de
l'arrêt de bus à leur destination. Développé en partenariat avec Step-Hear,
entreprise israélienne spécialisée dans les technologies d'accessibilité, ce
projet pilote a été mis en œuvre sur la ligne de bus Dan 67. Il s'agit du
premier projet en Israël à déployer une solution d'accessibilité complète et
intégrée sur l'ensemble d'un itinéraire urbain.
Carmel Shama-Hacohen, maire de Ramat
Gan : « La véritable
accessibilité ne se mesure pas à des slogans, mais à la capacité de chaque
habitant à se déplacer dans la ville en toute confiance et en toute autonomie »
- Avec
le temps, l'exposition à des informations horribles peut engendrer une désensibilisation. Notre esprit se réorganise comme une forme
d'autoprotection, cherchant à éviter les aspects les plus sordides du monde
dans lequel nous vivons. L'expression « engourdissement psychique » suggère qu'à mesure que
le nombre de morts augmente, nous pouvons perdre en sensibilité et accorder
moins d'importance aux décès à grande échelle.
Une étude du Pew Research Center de 2025 a révélé que la lassitude face
à l'actualité est un facteur clé de l'engagement médiatique : 66 % des personnes interrogées se disent « épuisées » par le flot
d'informations, en particulier les nouvelles anxiogènes. En ignorant la vérité, nous devenons plus
facilement des spectateurs passifs. À terme, cela peut aussi créer un climat
social plus froid : une animosité
fondée sur un manque d'empathie. Pire encore, un jour, vous pourriez avoir besoin
du soutien du monde entier et personne ne sera là.
Nature
- 
Chaque
année, les maladies des plantes détruisent près d’un tiers des récoltes
mondiales. Face à ce défi, une équipe de chercheurs du Technion a exploré une
alternative aux pesticides chimiques.Dirigée par Pr Boaz Pokroy, l’équipe a
développé une technologie baptisée SafeWax, directement inspirée de la
nature. Comme le lotus, certaines plantes possèdent une fine couche cireuse qui
repousse l’eau, les bactéries et les contaminants. Les chercheurs ont reproduit
ce mécanisme sous forme d’un spray déposant sur les feuilles une
pellicule ultra-fine, biodégradable et invisible. Cette couche empêche les
spores de champignons de se fixer et de se développer, bloquant la maladie
avant qu’elle n’apparaisse. Contrairement aux pesticides classiques, elle
n’agit pas par toxicité et ne pénètre ni les sols ni les nappes phréatiques.
Testée sur des cultures comme la tomate, le poivron ou la vigne, la technologie
protège les plantes sans perturber la photosynthèse. Elle offre également
une protection contre les UV, la chaleur et la déshydratation, un atout clé
face au changement climatique. Fabriquée à partir d’acides gras
biodégradables pouvant provenir de déchets alimentaires, SafeWax peut réduire l’usage
des pesticides de plus de 50 %. Une avancée décisive pour
l’agriculture de demain.
- Le vol trouve son
origine chez les dinosaures à plumes. Une étude menée sous la direction du Dr.
Yosef Kiat de l'École de zoologie et du Musée Steinhardt d'histoire naturelle
de l'Université de Tel-Aviv, sur des fossiles de dinosaures préservés avec
leurs plumes indiquent comment ces espèces ont perdu la capacité de voler.
Selon les chercheurs, cette découverte extrêmement rare qui offre un aperçu sur
la physiologie de créatures ayant vécu il y a 160 millions d’années, révèle un
tournant dans l'évolution du vol chez les dinosaures et les oiseaux, dévoilant
sa complexité et sa diversité.

Dr. Kiat, ornithologue spécialisé dans
l'étude des plumes : « Cette
découverte est d'une grande importance, car elle indique que le développement
du vol chez les oiseaux et les dinosaures, tout au long de leur évolution, a
été bien plus complexe qu'on ne le pensait. En fait, il est possible que
certaines espèces aient développé des capacités de vol rudimentaires, et les
aient perdues plus tard au cours de l'évolution »
- Le
lac de Tibériade sous pression montre l’équilibre fragile de l’eau douce en
Israël. Une gestion intensive a permis
de sauver le lac de Tibériade de la crise, mais la salinisation croissante et
les changements écologiques engendrent des risques grandissants. Le lac
apparaît comme un rare exemple de réussite environnementale à l’ère du
changement climatique.
Nadav Tal, expert en eau et hydrologue chez EcoPeace Moyen-Orient :
« En 2024, la capacité de
dessalement d’Israël peinait à satisfaire la demande nationale. De ce fait,
environ 270 millions m3 d’eau ont été pompés du lac de Tibériade ! »
Moshe
Gophen, chercheur en limnologie et zones humides : « La hausse de la salinité est une
préoccupation majeure. Les changements chimiques ne sont qu’une partie du
problème. Un autre indicateur sensible se trouve au cœur même de l’écosystème
du lac. Le phytoplancton, l’un des composants les plus fondamentaux et
essentiels de l’écosystème du lac de Tibériade, a subi une transformation
radicale au cours des dernières décennies »
L'assèchement
de la vallée de Hula, et les changements d'affectation des sols qui en ont
découlé ont modifié la nature de l'azote qui se déverse dans le lac. De ce
fait, les algues autrefois dominantes, les Peridinium, ont été progressivement
remplacées par des cyanobactéries, potentiellement toxiques et beaucoup plus
difficiles à éliminer lors du traitement de l'eau.
Ces
deux problèmes – salinité et déséquilibre biologique – peuvent être résolus par
une surveillance et une gestion rigoureuses, et Israël a pris des mesures en ce
sens. Toutefois, les experts soulignent la nécessité de poursuivre les
changements dans les pratiques d'utilisation de l'eau et les infrastructures.
Santé
- Une
étude retrace le rôle du sommeil sur des millions d’années d’évolution. Les
humains ne sont pas les seules créatures qui ont besoin de dormir. Une
recherche de l’université Bar-Ilan montre que même les méduses et les anémones
de mer réparent leur ADN en dormant, soulignant qu’un bon repos est essentiel à
la santé.
Pr
Lior Appelbaum, dont le laboratoire est spécialisé en neurosciences, et Pr Oren
Levy, qui dirige un laboratoire de biologie marine, expliquent que même des
organismes dépourvus de cerveau présentent des phases assimilables au sommeil,
nécessaires à la protection des cellules nerveuses – les neurones – contre les
dommages de l’ADN et le stress cellulaire accumulé au cours de l’activité
quotidienne.
Chez
l’être humain, les troubles du sommeil sont associés à des déficits de la
mémoire et à un risque accru de maladies neurodégénératives, telles que la
maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.
Pr
Lior Appelbaum : « En apparence le sommeil a peu de sens du point de vue de la
survie, dans
la mesure où les organismes endormis ne sont pas conscients de leur
environnement et deviennent plus vulnérables
aux attaques de prédateurs. Malgré cela, le besoin de dormir l’emporte sur ces
dangers inhérents ».-
Appelbaum
a étudié le poisson-zèbre et a découvert que les neurones accumulent des
lésions de l’ADN lorsque l’animal est éveillé. Ces dommages peuvent provenir de
multiples sources, notamment l’activité neuronale normale, le métabolisme
cellulaire, le stress oxydatif et même l’exposition aux radiations. Le sommeil
correspond à « la phase hors ligne, durant laquelle
les animaux effectuent ce travail de réparation »
- Les mammographies, conçues pour le dépistage précoce du cancer du sein,
peuvent également fournir des informations supplémentaires pertinentes pour
l'identification des maladies cardiovasculaires : les calcifications
artérielles mammaires (CAM). Il s'agit de dépôts de calcium dans la paroi des
artères du sein, visibles sur les mammographies de routine et dont des études
ont établi un lien avec un risque accru de maladies cardiovasculaires.
Les calcifications artérielles mammaires
apparaissent dans plus de 10 % des mammographies. Si des calcifications
sont présentes dans les artères mammaires, il est possible qu'il en existe
également dans d'autres vaisseaux sanguins du corps, notamment les artères
coronaires.
Dr Arnon Makori, chef du service d'imagerie
des centres médicaux Assuta : « Aujourd'hui,
nous découvrons ces anomalies lors des examens d'imagerie du sein, notamment la
mammographie par tomosynthèse (imagerie tridimensionnelle du sein), réalisée à
la fois comme test de dépistage et comme examen diagnostique. Dans le cadre du
programme de dépistage, ces examens permettent d'identifier les calcifications
artérielles du sein…. Je suis
convaincu que, dans un avenir proche, les logiciels d’intelligence artificielle
intégrés aux mammographies de dépistage seront capables d’identifier, de
quantifier et de prédire les calcifications, et ainsi d’évaluer le risque de
maladies cardiovasculaires et de contribuer à la prévention des infarctus,
notamment chez une population qui, actuellement, ne bénéficie pas d’une attention
suffisante dans ce domaine : les femmes. »
- De nombreux facteurs ont une
influence sur la durée de vie, à commencer par l’alimentation, l’exercice, le
tabagisme, la consommation d’alcool, l’environnement et bien d’autres
variables. Une étude de l'Institut Weizmann, montre un rôle bien plus important
pour la génétique, l’estimant à près de 50 % des déterminants de la durée de
vie humaine. Soit près du double de ce que de précédentes études avaient conclu
et des résultats conformes avec ceux des études sur la durée de vie des animaux
de laboratoire. Ben Shenhar, doctorant en physique à l’Institut Weizmann des
sciences : « La durée de vie
est sans aucun doute influencée par de nombreux facteurs, notamment le mode de
vie, les gènes et, surtout, l’aléatoire — prenons par exemple des organismes
génétiquement identiques, élevés dans des environnements similaires, qui
meurent à des moments différents …. Dans cette étude, nous avons fait en sorte
d’expliquer les variations entre individus attribuables à la génétique en
répartissant les facteurs de longévité entre la génétique et tout le reste. Ce
‘tout le reste’ représente plus ou moins 50 % du total » Les gènes ont une
influence sur la durée de vie dans les deux sens. Il existe des défauts
génétiques invalidants qui peuvent provoquer des maladies et réduire la
longévité, tout comme il existe des gènes qui semblent propices à la longévité.
« Un grand nombre de centenaires arrivent
à l’âge de 100 ans sans pathologie grave », souligne Shenhar. « Il est évident que ces personnes
possèdent des gènes protecteurs qui protègent contre le développement de
maladies naturelles qui apparaissent avec l’âge. Certains de ces gènes ont été
identifiés mais comme pour la plupart des traits complexes, la longévité est
sans doute sous l’influence de centaines, si ce n’est de milliers de gènes
»
- La plupart des scientifiques
s'accordent à dire que le vieillissement commence au niveau moléculaire, sous
l'effet notamment de l'accumulation de dommages à l'ADN, de la production de
protéines défectueuses et de perturbations métaboliques qui entraînent un
épuisement cellulaire. Au
fil du temps, ces changements conduisent à des phénomènes liés à l'âge :
maladies, déclin fonctionnel, rides, perte de masse musculaire, baisse des
performances sportives, résultats d'analyses anormaux, etc….Environ 10 à 30 % de l'espérance de vie est influencée par la
génétique, qui n'arrive qu'en troisième position parmi les facteurs affectant
le vieillissement biologique. Le facteur principal, et de loin, est notre comportement en matière de santé : activité physique,
alimentation, sommeil et habitudes. Viennent ensuite les circonstances de la
vie et le stress qu'elles engendrent. Ainsi même avec une prédisposition
génétique ou des conditions de vie difficiles, le principal levier d'action sur
notre vieillissement repose sur nous.
Le
processus de vieillissement d'un individu peut être estimé de manière fiable en
calculant le rapport entre le nombre de déficits possibles et les déficits
réellement présents. Les chercheurs ont constaté que cette mesure, qu'ils ont
nommée indice de fragilité, augmente régulièrement
tout au long de la vie et constitue un indicateur pertinent de l'espérance de
vie restante, au-delà de l'âge chronologique. Elle
reflète le vieillissement fonctionnel et est considérée comme un bon
prédicateur de la vulnérabilité future aux maladies et à la mortalité.
Les analyses de laboratoire fournissent des informations
multidimensionnelles reflétant le fonctionnement des différents systèmes de
l'organisme. Neuf marqueurs sanguins, sélectionnés parmi près de 50 tests
possibles, sont généralement inclus dans les bilans de santé annuels de routine.
Ensemble, ils rendent compte des états physiologiques de différents systèmes,
notamment les fonctions cardiovasculaire, immunitaire, hépatique, rénale et
métabolique.
* *
*
Sources:
IsraelValley, SiliconWadi, … -- contribution: Albert SOUED
La série de Tsedek-Info est
en ligne à http://www.nuitdorient.com/n40a.htm
--
© www.nuitdorient.com par le groupe boaz,copyright autorisé sous réserve de mention du site