Tsedek-Info d'Israël n° 181
mars-avril 2027
Tsedek Info PPPPP Archives Derniers Articles Parus
Distinctions &
performances
- L'Université de Tel-Aviv se classe à la 3ème mondiale pour la
formation de fondateurs de licornes Deep Tech ou secteur des
technologies de pointe basées aux Etats-Unis.
Avec 12 fondateurs de licornes, start-ups privées
valorisées à plus d'un milliard de dollars, l'Université de Tel-Aviv se classe
juste derrière l'Université de Cambridge (19) et l'Université d'Oxford (16), et
devance des établissements de renom tels que l'Université de Toronto,
l'Université Tsinghua et l'Université d'Édimbourg.
- Lia Shalev,
17 ans, a remporté deux médailles d’or aux Championnats du monde juniors de
jiu-jitsu à Abu Dhabi.
- Lior Olitzky a
remporté la médaille d’or lors du Championnat du monde de Jiu-jitsu à Abou Dabi dans la catégorie U16 (14-15 ans) !
- À seulement
quelques années du baccalauréat, le lycéen israélien de l’établissement De-Shalit, à Rehovot, a remporté une médaille d’or aux
Olympiades internationales de mathématiques (IMO) 2026, organisées à Shanghai.
Face à 666 candidats venus de 117 pays, il s’est hissé à la 23ᵉ place du classement
individuel, une performance qui prend une dimension supplémentaire au regard de
son parcours.
La
compétition est réputée pour son niveau d’exigence exceptionnel. Les
participants doivent affronter six problèmes faisant appel à l’algèbre, à la
combinatoire, à la géométrie et à la théorie des nombres. Il ne s’agit pas
simplement d’appliquer des méthodes apprises en classe : les exercices imposent
raisonnement, créativité et capacité à construire des démonstrations complexes
sous forte contrainte de temps. Dans cet environnement particulièrement
sélectif, Budnik a obtenu l’or, devenant le meilleur
représentant de la délégation israélienne cette année.
Les
six membres de l’équipe israélienne sont tous repartis de Shanghai avec une
médaille. Shahar Blumentzvaig
a décroché l’argent, tandis que Daniel Priness,
Michael Cohen, Elad Even-Shani
et Yuval Yaul ont obtenu le bronze. Avec ce bilan de
six médailles pour six candidats, Israël termine à la 18ᵉ place du classement par
équipes. La Chine s’est imposée au sommet du classement général, devant les
États-Unis et la Russie.
- Le Technion se
classe également à la huitième place mondiale pour le nombre de diplômés
devenus fondateurs d’entreprises d’intelligence artificielle
Le Technion s’impose
comme le principal pôle universitaire israélien dans le domaine de
l’intelligence artificielle. Selon la première édition du 5W AI Higher Education Index, l’établissement de Haïfa se classe
au 25e rang mondial et au quatrième rang européen pour sa capacité à former des
spécialistes, produire de la recherche et favoriser la création d’entreprises
liées à l’IA.
Ce nouveau classement, qui distingue 50
universités, ne mesure pas leur prestige académique général, mais leur
contribution concrète au développement de l’intelligence artificielle. Il prend
notamment en compte les liens avec les grands laboratoires spécialisés, la
production scientifique, la qualité de l’enseignement, l’entrepreneuriat, les
infrastructures informatiques et la visibilité des établissements dans les
principaux outils d’IA générative.
- À
18 ans, Aaron Levy décroche l’argent en haltérophilie, aux Maccabiades,
mais son podium porte un message bien plus grand : celui d’Elie Amsellem,
soldat franco-israélien tombé depuis le 7 octobre, dont il a choisi de porter
le nom et la mémoire.
- Les équipes de chimie et de biologie ont
décroché huit médailles lors des Olympiades internationales de sciences,
auxquelles participaient des centaines de concurrents venus de dizaines de
pays.
L’équipe de chimie s’est classée 8ème
au niveau mondial lors de la 58e Olympiade internationale de chimie, organisée
en Ouzbékistan avec 363 participants issus de 92 pays. Itamar
Ben Shmuel et Yogev Cohen
Ben Zaken ont remporté l’or, tandis que Yehondav Marienberg et Daniel Granovsky ont obtenu l’argent.
En biologie, les quatre représentants
israéliens sont également montés sur le podium lors de la 37e Olympiade
internationale, organisée en Lituanie avec 250 concurrents de 78 pays. Yehuda Lester et Ola Basov ont
remporté une médaille d’or, tandis que Saar Peperni
et Yarden Hoch ont décroché
le bronze.
L’équipe de physique a réalisé une
performance aux Olympiades internationales de physique (IPhO),
en remportant une médaille d’or et quatre médailles d’argent. La distinction
suprême est revenue à Ruth Kozlowski, élève de seconde, qui participait pour la
première fois à cette compétition internationale. Son résultat lui a permis de
se hisser parmi les meilleurs jeunes physiciens au monde.
Les quatre autres membres de la délégation
ont également été récompensés par des médailles d’argent : Noam
Pleisig, Eitan Rothman, Achia Kellner et Elad Agmon.
Cette édition des Olympiades internationales
de physique a réuni 437 participants représentant 95 pays.
- La
délégation des Olim de France poursuit son parcours exceptionnel aux 22ème
Maccabiades
avec désormais 20 médailles et une 3ème
place
provisoire au classement mondial.
- La nageuse Aviv Barzelay s’est qualifiée
pour les demi-finales de l’épreuve du 200 mètres dos féminin aux Jeux
olympiques, tandis que l’équipe mixte du 4X100 m quatre nages individuelles se
qualifie pour une finale historique, marquant une bonne journée pour les
athlètes de l’État hébreu dans la piscine de Tokyo.
- Gymnastique
rythmique : l’Israël décroche l’or en Roumanie.
L’équipe
composée d’Agam Gav, Arina Gavozdetsky, Avigail Shved, Taya Sokolenko,
Sofia Prezhin et Karen Sobol
a totalisé 56,050 points -28,150 aux cinq ballons et 27,900 à l’exercice
mixte-, devançant l’Allemagne et l’Ouzbékistan.
En individuel, Daniela Munitz a terminé 12e du
concours général et disputera les finales du cerceau, des massues et du ruban. Lian Rona a, quant à elle, pris la 15e place du concours général.
High Tech & Start-Up
- Le centre médical Sourasky de Tel Aviv et
la société de biotechnologie israélienne Silexion Therapeutics
sont les premiers centres
médicaux uau monde à recruter des patients pour un
essai clinique d'un traitement expérimental ciblant les mutations KRAS
dans le cancer du pancréas.
L'essai
évaluera le SIL204, un traitement développé par Silexion
qui utilise de petites molécules d'ARN interférent, connues sous le nom de siRNA, pour supprimer l'expression des gènes KRAS mutés à
l'intérieur des cellules tumorales.
Les
mutations du gène KRAS sont retrouvées chez environ 90 % des patients atteints d'un
cancer du pancréas et sont considérées comme l'un des principaux mécanismes à
l'origine de la croissance tumorale et de la propagation de la maladie.
Le
cancer du pancréas demeure l'une des formes de cancer les plus mortelles,
notamment parce qu'il n'est souvent diagnostiqué qu'à un stade avancé.
Conformément
au protocole de l'essai, le SIL204 sera administré directement dans la tumeur
et associé au traitement systémique standard. Les chercheurs examineront si l'inhibition
de la mutation du gène KRAS peut freiner la croissance tumorale chez les
patients atteints d'un cancer du pancréas localement avancé et inopérable.
Les
premiers essais cliniques incluent 18 patients et évaluent la sécurité avant
leur extension à l'Europe.
Le
professeur Ravit Geva, directeur de l'Institut
d'oncologie et du Centre d'oncologie gastro-intestinale du Centre médical Sourasky de Tel Aviv, principal
investigateur de l'étude au sein de l'hôpital : « Le traitement du cancer du pancréas connaît
une transformation majeure », a déclaré Geva. « Nous
sommes fiers d'être le premier centre au monde à mettre en œuvre cette approche
développée en Israël, qui associe l'administration intratumorale
directe du traitement expérimental à une thérapie systémique chez les patients
atteints d'une maladie localement avancée et non résécable.
»
- Deux entreprises israéliennes développent un
système antidrones combinant IA et interception par
filet. Axon Vision et ParaZero
annoncent un partenariat pour protéger les infrastructures sensibles grâce à
une solution capable de détecter et capturer les drones sans recourir à des
explosifs. Leur solution associe le système ForceField d'Axon Vision, qui détecte et analyse les menaces grâce à
l'IA, au système DefendAir de ParaZero,
capable de capturer physiquement un drone à l'aide d'un filet, sans le détruire.
Cette architecture est destinée à sécuriser
notamment les aéroports, les sites énergétiques, les infrastructures critiques
et d'autres installations sensibles, où l'emploi d'armes
- Reuven Braham,
vice-président du marketing pour CyberInt ; avec
92 employés en Israël: « Des
dizaines d’entreprises israéliennes de cybersécurité
font partie de celles qui protègent les Jeux olympiques de Tokyo. Israël est un
pays leader au monde en matière de cybersécurité,
avec des centaines d’entreprises dans différents espaces opérant à travers le
monde, y compris de nombreux grands noms du domaine ».
La
plate-forme israélienne CyberInt se concentre sur la
fourniture de renseignements sur les risques pour anticiper et se défendre de
manière proactive contre les cyberattaques. Reuven Braham : «Notre technologie surveille les canaux et
les forums que les pirates utilisent sur le dark web
pour les chats qui pourraient indiquer des menaces potentielles».
- Les collines de Jérusalem ont mis près
d'un an à se remettre des incendies de 2025. Un nouveau système
d'IA détecte les feux de forêt en quelques minutes grâce à des capteurs
sonores.
Dr Jenia Yurkovsky, cofondatrice de Firewave : « Le principal obstacle à la lutte
contre les feux de forêt réside dans la détection, les services de secours
n'étant pas en mesure de détecter les incendies avant qu'ils ne deviennent un
problème majeur … Bien que des
technologies utilisant des drones existent déjà, nous utilisons le son pour
détecter les signes avant-coureurs d'un incendie. »
L'entreprise Firewave
fonctionne en installant des milliers de capteurs à proximité de zones
sensibles, telles que les parcs nationaux ou les infrastructures critiques, et
utilise l'IA pour distinguer les sons normaux de la zone de ceux d'un incendie.
Dr Jenia Yurkovsky :
« Nous avons enregistré des milliers de
sons qui permettent à notre système de comprendre non seulement si un incendie
est en train de s'éteindre, mais aussi s'il s'agit d'un feu contrôlé, d'un feu
qui n'a pas été allumé, ou même d'un feu de forêt provoqué par la chaleur »
La lutte contre les feux de forêt est une bataille contre le temps. Le
système Firewave
permet de détecter des incendies de quelques mètres carrés en quelques
minutes.
Le système fonctionne particulièrement bien avec les systèmes de lutte
contre les incendies autonomes, généralement composés de drones ou d'arroseurs,
qui ne peuvent pas transporter beaucoup d'eau mais peuvent être utiles pour
combattre des foyers d'incendie localisés.
Firewave se concentre désormais sur la fourniture de services aux
entreprises, ses principaux clients étant les organismes de gestion forestière,
les autorités des parcs nationaux, les exploitants d'infrastructures critiques, les municipalités, les associations de
propriétaires, les communautés rurales et les camps d'été bordant une
végétation dense.
Elle vise également à proposer ses services
aux propriétaires fonciers privés situés dans des zones à haut risque, car ce
sont généralement ceux qui dépendent le plus des petits systèmes de détection
d'incendie.
Archéologie
- La Stèle Moabite de Mesha (-9ème siècle )
affirme : « Israël a été ruiné
à jamais ». Cet artéfact non biblique, contemporain de la Bible
apporte un éclairage étonnant sur l’actualité. C’est une preuve historique que
le peuple d’Israël existait depuis la plus haute antiquité, qu’il constituait
une nation et deux royaumes à l’époque des faits relatés. Que sont
devenus les moabites ? Ils ont disparu de l’histoire alors que le peuple
d’Israël vit toujours. Cette stèle est exposée au musée du Louvre à Paris.
https://lnkd.in/eF7M-FQ8
- Un moule rare, utilisé pour couler le
visage d'une figurine féminine datant de la période du Premier Temple, a été
découvert lors de fouilles archéologiques récemment menées par l'Autorité des
antiquités d'Israel a Kishle,
sur le site du Musée de la Tour de David à Jérusalem.
Jusqu'à présent, aucun moule de production pour ces figurines n'avait été
découvert à Jérusalem.
Cela soulevait la question de leur fabrication locale ou de leur importation.
La découverte de ce moule à Kishle est donc une
première à Jérusalem, apportant la preuve directe qu'au moins certaines de ces
figurines étaient produites dans la ville même. « Les fouilles de Kishle, qui se poursuivent
depuis plusieurs années, ne cessent de nous surprendre… Il s'agit de l'un des
chantiers archéologiques les plus importants menés à Jérusalem ces dernières
décennies, présentant l'histoire de la ville de manière claire et continue :
depuis l'époque des rois de Juda, en passant par les nombreuses périodes qui
ont façonné Jérusalem, jusqu'au mandat britannique. » ont
expliqué les docteurs Amit Reem
et Ayala Zilberstein,
directeurs des fouilles pour le compte de l'Autorité des antiquités d'Israël.
- Les pèlerins
byzantins achetaient déjà des flasques « souvenirs »
Découverts
dans le désert de Judée, ces artefacts datant de 1 400 ans témoignent de
l'existence d'une "florissante industrie du pèlerinage chrétien" au
service de visiteurs venus de tout l'Empire romain
Ce
moule en calcaire datant de 1400 ans, qui servait à la fabrication de fioles
décorées d'une croix et revêtues de l'inscription « Bénédiction du Seigneur des lieux saints », a été découvert à Hyrcanie,
dans le désert de Judée.
L’inscription a été déchiffrée par le Dr Avner Ecker.
Leurs
découvertes comptent par ailleurs des pièces d’or, une bague et le couvercle
d’un reliquaire en pierre.
Le
moule en calcaire servait à fabriquer des flasques autrement appelées «
ampoules », qui devaient être des cadeaux ramenés chez eux par les pèlerins.
« Ces flasques, qui correspondent à l’apogée
de la période byzantine en Terre d’Israël, sont un témoignage de la florissante
industrie du pèlerinage chrétien », explique l’archéologue Michal Haber,
co-directrice des fouilles à Hyrcania avec le Dr Oren Gutfeld.
Hyrcania a été établie par des souverains hasmonéens entre la fin du IIe et le
début du Ier siècle avant notre ère, qui en ont fait
l’un des nombreux palais forteresses du désert destinés à protéger la frontière
orientale de leur royaume.
Détruite
par les Romains quelques décennies plus tard, elle fut ensuite reconstruite par
le roi judéo-romain Hérode le Grand et rapidement désertée à sa mort, à la
toute fin du Ier siècle avant notre ère.
Au
Ve siècle de notre ère, le site fut repeuplé par des moines chrétiens.
Depuis
le début des fouilles en 2023, les archéologues ont trouvé de nombreux
témoignages sur la vie de ce monastère, dont une précieuse inscription peinte
en rouge, sous une croix, sur le côté d’une grande pierre, paraphrasant une
partie du Psaume 86 en grec utilisé dans le Nouveau Testament, ainsi que des
vestiges de mosaïques colorées.
Ils
ont également découvert le couvercle d’un petit reliquaire qui devait contenir
des os ou des restes d’un saint ainsi qu’un fragment d’une autre inscription
grecque byzantine, possiblement une pierre tombale, qui, selon la première
interprétation d’Ecker, pourrait signifier : « Christ… Pau[lus]…
Serviteur de Dieu. »
- Avi Chaprak, directeur adjoint du département des plages
d'Ashdod, a découvert une pièce de monnaie rare,
vieille de 2 500 ans et datant de l'époque perse. Il s'agirait, selon les
experts, de la première découverte de ce type. L'Autorité des antiquités
d'Israël a identifié la pièce comme provenant de l'ancienne ville de Salamine,
à Chypre.
Cette découverte apporte de nouveaux éléments
de preuve concernant les liens commerciaux et maritimes entre Chypre et la
Terre d'Israël au Ve siècle avant notre ère. Elle offre aux chercheurs un
artefact bien conservé, datant d'une époque où les pièces de ce type étaient
souvent découpées en fragments pour les échanges courants.
La pièce porte l'inscription en écriture
syllabique chypriote ancienne.
« À
première vue, elle semblait être en argent, mais un examen plus approfondi a
révélé qu'elle était en réalité en métal plaqué argent ; un phénomène
connu pour les pièces d'argent chypriotes de cette période, compte tenu de la
rareté de l'argent sur l'île », a déclaré Yanniv
David Levy, chercheur et conservateur au département des numismatiques de
l'Autorité des antiquités d'Israël. « Les
circonstances de la découverte et la précision du compte rendu nous permettent,
à nous chercheurs, non seulement d'identifier la pièce elle-même, mais aussi de
l'utiliser comme une source d'information fiable sur les liens économiques et
maritimes qui existaient dans cette région il y a environ 2 500 ans.»
- Un
moule ayant servi à fabriquer le visage d'une figurine féminine datant du
Premier Temple, soit 2600 ans, a été mis
au jour, lors de fouilles archéologiques menées par l'Autorité des antiquités
d'Israël (AAI), dans le complexe du Kishle, au sein
du musée de la Tour de David à Jérusalem.
Le
moule a été découvert lors du tamisage de terres extraites de remblais et
d'accumulations datant de l'époque du Premier Temple, expliquent les Dr Amit Re'em et Dr Ayala Zilberstein, directeurs des
fouilles pour le compte de l'AAI. Ces fouilles s'inscrivent dans le cadre de la
construction de la nouvelle aile de la Fondation Schulich,
consacrée à l'archéologie, à l'art et à l'innovation, qui viendra compléter les
galeries permanentes du musée de la Tour de David.
On
a reconstitué complètement le visage d'une figurine féminine, aux traits
nettement définis et à la coiffure élaborée et bouclée.
Ces
figurines, datées de la fin de l'époque du Premier Temple, entre le 8ème
et le 6ème siècle avant notre
ère, étaient faites d'argile et mesuraient généralement entre 10 et 20 cm de
hauteur. Dans la majorité des cas, elles sont retrouvées brisées au niveau du
cou, une conséquence de la technique de fabrication : la tête et le corps
étaient façonnés séparément à la main, seul le visage étant produit à partir
d'un moule.
Les
archéologues distinguent trois grands types de figurines pour cette période :
les figurines féminines, les figurines de cavaliers à cheval et les figurines
zoomorphes, représentant principalement des chevaux, mais aussi d'autres
animaux. Ces objets étaient recouverts d'un engobe blanc, et des traces de
pigments encore visibles indiquent qu'ils étaient à l'origine peints en jaune,
rouge et noir.
- Des chercheurs de l'université TAU percent le mystère centenaire de récipients coniques connus sous le nom
de cornets dont des fragments ont été découverts sur le site archéologique de Teleilat el-Ghassul près de la
mer Morte entre 1931 et 1938 , et sur des centaines de
sites en Israël et en Jordanie.
On a recensé une
collection de 35 vases complets et d'environ 550 fragments conservés par
l'Institut biblique pontifical de Jérusalem
Cette étude est un projet permanent de l'IAA
visant à protéger les sites archéologiques du désert de Judée contre le pillage
et les fouilles non autorisées.
Les cornets, qui ont des bases pointues et ne
peuvent pas tenir debout, sont un fossile directeur de la période
chalcolithique (environ 4700-3800 avant notre ère), ce qui signifie qu'ils sont
si caractéristiques de l'époque que les archéologues les utilisent comme
marqueur de la période. En utilisant la numérisation 3D, l'analyse
microscopique et des expériences archéologiques pratiques pour retracer
l'ensemble du « cycle de vie » des cornets, les chercheurs pensent que les
cornets étaient utilisés comme bougies et brandis lors de processions
cérémonielles, avant d'être rituellement brisés et déposés dans des fosses sacrées
L'analyse chimique de l'argile utilisée pour
fabriquer les cornets a confirmé qu'ils étaient tous fabriqués à partir de
matériaux provenant de plusieurs endroits différents près du site de Teleilat el-Ghassul, ce qui
suggère qu'ils n'ont pas été fabriqués par des potiers professionnels mais par
des particuliers. Cela a révélé « un
schéma jusque-là inconnu, celui de récipients fabriqués spécifiquement pour une
cérémonie par les participants eux-mêmes, peut-être dans le cadre de leurs
préparatifs pour le point culminant de la visite »
Des analyses chimiques complémentaires de
l'intérieur des cornets ont révélé la présence de résidus de cire d'abeille,
confirmant ainsi l'hypothèse des chercheurs. Pour tester cette technique, des
bougies en cire d'abeille ont été moulées dans des répliques des cornets, avec
du fil de lin en guise de mèche. Les résultats ont montré que les bougies
s'allumaient facilement, brûlaient de manière stable même par vent fort et ne
produisaient pas de suie à l'intérieur du cornet, car la cire solidifiée
maintenait la mèche centrée et éloignée des parois.
L’utilisation des cornets dans un contexte
cultuel est largement acceptée par les chercheurs suite à leur fréquence élevée
sur les sites identifiés comme servant aux cérémonies publiques », note
l’étude, car « d’importantes accumulations de cornets dans des lieux
spécifiques considérés comme sacrés au sein de ces sites appuient cette
notion.
. De même, une pièce rare d'un demi-shekel,
semblable à celles utilisées dans le commandement biblique du recensement, a
été récemment découverte par des membres de l'unité de prévention des vols de
l'Autorité des antiquités d'Israël (IAA) dans des grottes du désert de Judée.
Selon l'IAA, la pièce a environ 2 000 ans et
pourrait être tombée de la poche d'un rebelle fuyant dans le désert pendant la
Grande Révolte juive contre Rome, entre +66 et 74 environ.
Yaniv David Levy, chercheur à l'IAA : « La pièce porte l'inscription hébraïque « Demi-sicle » ainsi
qu'un motif de calice, un symbole caractéristique des monnaies juives de la fin
de la période du Second Temple …. Au-dessus figure la lettre Aleph, qui désigne
la première année du déclenchement de la révolte. »
- Lors des fouilles du parking de Givati, menées par l'Autorité des antiquités d'Israël et l'Université de Tel Aviv dans la Cité de David -- qui fait partie du Parc national des Murs de Jérusalem -d'épaisses poutres en bois, brûlées lors de la destruction de Jérusalem en - 586 ont été préservées sous des enduits fondus dans la Cité de David, offrant aux chercheurs une occasion rare de dater cette structure antique à une décennie près. Efrat Bocher, directrice des fouilles : « Ces poutres semblent avoir servi de toiture à une cour intérieure d'un bâtiment datant de l'époque du Premier Temple. Lors de la destruction, elles se sont effondrées. Nous pensons que le revêtement en plâtre des murs, fondu par le feu, a recouvert les poutres carbonisées, permettant ainsi leur conservation exceptionnelle »
Les
directeurs des fouilles, le Dr Yiftah Shalev de l'Autorité des antiquités d'Israël et le
professeur Yuval Gadot de l'Université de Tel Aviv, ont déclaré que cette découverte témoigne de
l'intensité de la destruction de Jérusalem. Les chercheurs estiment également
que la décision de vivre à proximité et au sein des ruines témoigne d'une forte
volonté de préserver la mémoire.
- Une fosse commune de nourrissons vieille de 2 500 ans lève le voile sur
le mystère des sépultures de bébés à l’époque biblique. Des archéologues de
l’Université de Tel-Aviv dirigés par Pr Oded Lipschits ont découvert une fosse commune pour nourrissons
à Tel-Azekah, à une trentaine de km au sud-ouest de
Jérusalem, avec les restes de dizaines d'enfants de moins de deux ans déposés
dans un réservoir d'eau, à 2m de profondeur.
D’après les conclusions de cette étude, les
auteurs annoncent avoir recensé entre 68 et 89 individus, dont 90 % avaient
moins de cinq ans et 70 % moins de deux ans. Les corps ont été déposés sur une
centaine d’années, entre le VIe et le Ve siècle avant notre ère, au début de la
période perse, lorsque Tel Azekah était une ville de
Judée.
Pr Oded Lipschits : « Nous
avons fouillé très soigneusement et très lentement, nous avons ramassé chaque
fragment d’os et chaque objet, nous avons documenté chaque centimètre carré de
la zone, sans vraiment comprendre ce que nous avions trouvé Il m’a fallu
plusieurs années pour trouver le courage d’étudier cette découverte. »
On suppose que les corps ont été déposés
(voire jetés) dans la citerne intacts et que les os se
sont ensuite plus ou moins désolidarisés du squelette.
Selon Lipschits,
l’explication la plus probable réside dans le taux de mortalité élevé chez les
jeunes enfants : à l’époque, un simple rhume ou une petite blessure pouvaient
causer la mort.
« 4 voire 5 enfants sur sept mouraient avant d’avoir atteint l’âge de
quatre ans », rappelle Lipschits,
qui y voit l’explication de leur dépôt dans une fosse commune, au lieu d’être
soigneusement enterrés.
- Le
Livre des Jubilés, ouvrage apocryphe central de la bibliothèque de Qumran,
s'attaque farouchement au calendrier lunaire en vigueur, présentant le
calendrier de 364 jours comme la chronologie originale reçue par Moïse
sur le mont Sinaï.
Depuis
des décennies, les érudits se demandent si le calendrier annuel de 364 jours de
Qumran a jamais été utilisé en pratique ou s'il ne
servait que de cadre théorique. Pr Eshbal Ratzon de l'université TAU
a suggéré que le calendrier annuel de 364 jours de Qumran avait effectivement
été utilisé par la secte dans ses premières années.
Elle a avancé que le calendrier pourrait même avoir été au cœur du conflit qui a poussé la secte à s'isoler dans le désert.
L'étude
a noté que près de 20 des rouleaux trouvés à Qumran traitent de
calendriers et d'astronomie, un nombre qui prouve l'importance que ce sujet
revêtait pour la communauté.
Pr Eshbal
Ratzon : « Le calendrier de Qumran a longtemps
été considéré comme l'une des caractéristiques essentielles de la secte de
Qumran, mais aussi comme l'un des mystères les plus déconcertants des
manuscrits de la mer Morte … Cette étude propose une explication à la
contradiction apparente entre un calendrier fonctionnel et un calendrier
théorique…
Il est fort possible que ce
calendrier ait effectivement été utilisé pendant un certain temps, mais
qu’ensuite, perdant son utilité pratique en raison de problèmes inhérents et de
changements politiques, il soit devenu un idéal religieux et un symbole
d’identité. Cela expliquerait à la fois sa place centrale dans les manuscrits
de Qumran et sa disparition progressive de la réalité historique »
Recherche et
développement
- Des chercheurs de Tel Aviv University ont découvert un
groupe rare de cellules de l'oreille intérieure potentiellement capables de
régénérer les cellules sensorielles responsables de l'audition, offrant de nouvelles espoirs aux millions de personnes affectées par
une perte auditive irréversible.
- L’hôpital Beilinson de Petah
Tikva a
réalisé une première en Israël en implantant avec succès une cage thoracique
imprimée en 3D et entièrement adaptée à l’anatomie du patient, une jeune femme
ayant une tumeur rare.
L’implant a été entièrement modélisé à partir
des scanners du patient afin de reproduire avec précision la forme de sa cage
thoracique. Cette personnalisation devait permettre aux
chirurgiens d’adapter parfaitement la structure à son anatomie,
contrairement aux implants standards. Ce type d’implant peut permettre de
remplacer une partie des côtes ou du sternum retirée à la suite d’un cancer,
endommagée lors d’un grave traumatisme ou touchée par une malformation.
- La MDMA, une drogue psychoactive de synthèse qui agit à la fois comme stimulant
et comme psychédélique et qui est communément appelée ecstasy, est étudiée
comme thérapie révolutionnaire combinée à la psychothérapie pour le SSPT et
la consommation excessive d'alcool.
La
psychothérapie assistée par la MDMA associe la prise contrôlée de cette
substance à des séances de la parole avec des professionnels. Elle aide à
traiter le stress post-traumatique grave en réduisant la peur et en facilitant
l'accès aux souvenirs douloureux.
Elle
réduit les symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) chez 80 %
des soldats. Sous l'influence de la MDMA, les patients seraient capables
d'affronter des souvenirs traumatiques tout en expérimentant une régulation
émotionnelle, la confiance et une sécurité psychologique.
Suite
de traitement dédiée mise en place pour l'essai clinique de psychothérapie
assistée par MDMA, où les participants suivent des séances de traitement
supervisées de huit heures.
L'étude
a été menée au centre médical Emek de Clalit Health Services à Afula.
Elle a évalué l'innocuité et l'efficacité du traitement, alors que les besoins
en matière de traitements pour le syndrome de stress post-traumatique sont
croissants en Israël.
Les
diagnostics de stress post-traumatique ont augmenté de 70 % depuis le massacre
du 7 octobre et la guerre qui a suivi, selon les données du système de santé
israélien.
- Dr Yury Peysakhovich, chef du service de chirurgie thoracique de
l'hôpital Clalit-Beilinson
et son équipe ont utilisè un implant 3D sur mesure
pour remplacer le sternum et les côtes d'une patiente atteint d'un cancer rare,
et reconstruire sa poitrine.
« Les cas rares nécessitent des solutions
créatives », a déclaré le Dr Peysakhovich,
ajoutant qu'il y a quelques années encore, cette solution n'aurait tout
simplement pas été possible.
La patiente, une jeune femme d'une vingtaine
d'années identifiée comme Hadas, a subi une
intervention chirurgicale après la découverte d'une tumeur érodant sa cloison
nasale. Bien qu'il s'agisse initialement d'une tumeur cartilagineuse bénigne , des examens approfondis ont révélé qu'il
s'agissait d'un type de sarcome rare, une tumeur mésenchymateuse présentant une
altération du gène BRAF, qui n'a été rapportée que dans une vingtaine de cas
dans le monde, selon la littérature médicale.
« Si la reconstruction n'est pas précise, la mécanique respiratoire et
la protection du cœur et des poumons peuvent être compromises. Chaque
respiration, chaque toux ou chaque mouvement physique exerce une pression
importante sur cette zone, ce qui en fait l'une des reconstructions les plus
complexes en chirurgie thoracique », a déclaré Peysakhovich.
L'implant était fabriqué en PEKK (polyéther
cétone cétone), un polymère haute performance
renforcé de fibres de carbone, qui a été choisi car il combine résistance et
flexibilité d'une manière qui ressemble beaucoup à l'os naturel, selon le chef
du service d'oncologie orthopédique de l'hôpital Clalit-Beilinson, le Dr Israel Weiss.
- Une collaboration entre le
ministère de la Sécurité nationale, l'Industrie aérospatiale israélienne (IAI),
l'Autorité de l'innovation, le Technion et le
Commissariat aux pompiers et au sauvetage d'Israël a permis la mise au point
d'une plateforme technologique pour détecter et géolocaliser
des départs de feu en l'espace de quelques minutes seulement après leur
déclenchement.
La
solution repose sur le drone tactique APUS 25, fabriqué par l'Industrie
aérospatiale israélienne (IAI), doté d'une capacité de décollage et
d'atterrissage vertical (VTOL) lui permettant d'opérer depuis n'importe quel
site, sans nécessiter de piste de décollage. Présenté par IAI comme une avancée
majeure dans le domaine des drones tactiques, l'APUS 25 se distingue par son
endurance et sa capacité d'emport, grâce à un moteur à combustion interne
central fonctionnant à régime constant, entraînant quatre rotors au moyen d'un
mécanisme à vitesse variable breveté.
L'APUS
25 est propulsé par un moteur à combustion interne, sans batteries ni moteurs
électriques, ce qui lui permet de rester en vol de façon continue pendant
quatre à cinq heures.
L'appareil
est équipé de caméras jour et nuit ainsi que de capteurs infrarouges capables
de détecter des foyers de chaleur même à travers une fumée dense. Les images
captées sont analysées en vol au moyen d'algorithmes spectraux et de systèmes
d'intelligence artificielle, capables d'identifier les anomalies et de
localiser la position d'un feu avec une précision de quelques mètres seulement,
depuis une zone de plusieurs centaines de kilomètres carrés, avant de
déclencher automatiquement une alerte transmise au centre de commandement des
pompiers.
- Des chercheurs de l’Institut
Weizmann des sciences ont découvert que certaines cellules immunitaires
spécialisées appelées « cellules B mémoire » sont capables de reconnaître et de
combattre les tumeurs cancéreuses de l’ovaire en produisant des anticorps
efficaces contre celles-ci.
L’un des chercheurs, le Pr. Ziv Shulman: « Si nous partons du principe qu’il existe des
cellules mémoire, des cellules productrices d’anticorps qui reconnaissent la
tumeur, et que nous pouvons les activer à l’aide d’un vaccin, alors nous
pouvons mettre au point des vaccins anticancéreux qui stimulent ces cellules (…)
C’est une idée novatrice, une approche totalement nouvelle en matière de
vaccins pour les patients atteints de cancer. »
Le cancer de l’ovaire, qui affiche un taux de
survie à cinq ans inférieur à 50 %, est le cancer gynécologique le plus létal
au monde. Cette découverte, une première
mondiale, pourrait ouvrir la voie au développement d’un vaccin et avoir un
impact sur des milliers de femmes à travers le monde.
- Des scientifiques de
l'Institut Weizmann, ont réalisé une avancée majeure qui les rapproche de la
production d'aliments à partir de dioxyde de carbone. Cette découverte
s'inscrit dans un effort de longue haleine visant à développer des sources
alimentaires microbiennes durables pour les humains et les animaux.
Les chercheurs du laboratoire du Pr Ron Milo ont
modifié génétiquement des bactéries E. coli en leur dotant de structures
spécialisées leur permettant d'absorber des quantités de CO₂ nettement
supérieures et de croître plus rapidement. Ces résultats font suite à une précédente avancée
du laboratoire : la création de la première bactérie au monde capable de se
développer en consommant du dioxyde de carbone plutôt que des glucides.
Klil Halevi, étudiant en master et membre de l'équipe de
recherche : « Notre objectif
ambitieux pour nos microbes est qu'ils reproduisent un processus similaire à
celui des plantes ... Les plantes utilisent l'eau, le CO₂ et l'énergie solaire pour
produire les glucides nécessaires à leur croissance », précise-t-il. « Ils se situent à la base de la chaîne alimentaire, fournissant de l'énergie,
via les glucides, aux herbivores, qui sont eux-mêmes la proie des carnivores. »
Des
entreprises comme Quorn et Remik
produisent déjà des protéines laitières à base de microbes. Cependant, Halevi a
insisté sur le fait que ces procédés de production alimentaire utilisent des
matières premières à base de sucre.
« Il
s'agit toujours d'agriculture », a déclaré Halevi. « Bien que les souches bactériennes dont nous disposons actuellement ne
soient pas encore parfaitement adaptées, nous espérons que les modifications
génétiques que nous apportons permettront à terme une production efficace
d'aliments à base de microbes, en utilisant uniquement l'énergie solaire et le
CO₂.
C'est presque magique. »
Halevi a expliqué que
l'équipe se concentre sur les microbes car ils peuvent produire des protéines,
des glucides, des vitamines et d'autres nutriments. « En théorie, les microbes pourraient à terme compléter, voire remplacer, une partie de nos systèmes alimentaires
d'origine végétale et animale. Nous en sommes encore très loin, mais c'est une
science dans laquelle il faut investir. Nous progressons rapidement ; il
faut savoir qu'il a fallu 10 000 ans à l'agriculture végétale pour
atteindre son niveau actuel. »
- Menés par le Pr Ruby Shalom-Feuerstein et la Dr Shalini Dimri-Wagh, de la Ruth and Bruce Rappaport
de la Faculté de Médecine du Technion, des
chercheurs du Technion ont mis en évidence un
mécanisme de réparation jusqu'alors inconnu. Leur découverte montre que
des cellules matures, que l'on pensait définitivement "vieillies",
peuvent retrouver les propriétés de cellules souches et participer à
la régénération d'un tissu endommagé.
Cela ouvre la voie à une nouvelle approche de
la médecine régénérative : stimuler les mécanismes naturels du corps plutôt
que recourir systématiquement à des greffes ou à des transplantations
cellulaires.
Les chercheurs ont également identifié le
rôle essentiel de certaines cellules du système immunitaire ou « macrophages » dans le déclenchement
de ce processus de régénération.
- Sous la direction du
Pr Joachim Behar et du doctorant Eran Zvuloni du Technion, des chercheurs de la Faculté de génie
biomédical du Technion ont développé DeepHHF, un modèle d’intelligence
artificielle capable d’identifier les patients présentant un risque élevé de
développer une insuffisance cardiaque jusqu’à cinq ans avant l’apparition
des symptômes cliniques.
Ce
modèle analyse des enregistrements d’électrocardiogrammes réalisés lors
d’examens Holter afin de détecter des anomalies invisibles à l’œil humain.
En
s’appuyant sur près de 70 000 examens Holter, DeepHHF ouvre de nouvelles
perspectives pour une médecine plus préventive, permettant d’identifier
plus tôt les patients à risque et d’envisager des interventions avant
l’apparition de complications graves.
Cette
avancée pourrait contribuer à améliorer la prise en charge des patientes et à
permettre des décisions médicales mieux adaptées, plus tôt dans le
parcours de soin.
- Une nouvelle étude menée par les doctorants Tommer D. Keidar et Ofir Blumer, sous la direction de
Pr Barak Hirshberg et Pr Shlomi
Reuveni de l'École de chimie de l'Université de Tel Aviv présente une méthode de « réinitialisation adaptative » pour contrôler les processus aléatoires, avec des applications
potentielles dans les domaines des algorithmes, de l'apprentissage automatique,
des simulations moléculaires et de l'étude des systèmes biologiques complexes.
Imaginons une abeille à la recherche de
nectar. L'abeille quitte la ruche, son point de départ, et se déplace à la
recherche d'une fleur, sa cible. Comme la direction et l'emplacement de la
fleur sont inconnus à l'avance, l'abeille emprunte un chemin différent à chaque
fois qu'elle quitte la ruche, et le temps nécessaire pour atteindre la fleur
est donc aléatoire. Imaginons maintenant que, de temps à autre, l'abeille «
réinitialise » son mouvement en retournant à la ruche. Ce mécanisme est appelé
réinitialisation aléatoire.
Cette méthode, très générale, peut
s'appliquer à tout processus aléatoire, comme les réactions chimiques, les
modifications de la structure des protéines, les algorithmes de gestion des
files d'attente et même les processus d'apprentissage dans les réseaux
neuronaux.
Jusqu'à présent, cependant, les
scientifiques supposaient que le
processus de réinitialisation et le processus de recherche étaient indépendants l'un de l'autre. Cette
hypothèse simplifiait grandement l'analyse mathématique du problème, car les
équations prenant en compte la possibilité pour l'abeille d'adapter sa
stratégie de réinitialisation aux conditions environnementales étaient trop
complexes à résoudre.
Selon les chercheurs, cette avancée majeure a
des implications importantes pour la physique statistique et la chimie
computationnelle, car elle permet d'optimiser les processus de recherche, de
calcul et de simulation avec une précision et une efficacité accrues. L'intérêt
principal de cette étude réside dans sa proposition d'une méthode générale pour
prédire et contrôler le comportement des systèmes complexes hors d'équilibre – c'est-à-dire
les systèmes dynamiques et changeants, un problème fondamental de la science
moderne – tout en réduisant considérablement le besoin de nombreux calculs
coûteux.
- Des chercheurs du Technion, menés par le Dr Haggai
Maron au sein de la faculté d’ingénierie
électrique et informatique du Technion, en
collaboration avec NVIDIA et plusieurs institutions
internationales, proposent une nouvelle approche pour mieux identifier les
limites des modèles d’intelligence artificielle.
Leurs
travaux s’attaquent à un enjeu central des grands modèles de langage : les
erreurs, biais et “hallucinations”, c’est-à-dire la génération d’informations
incorrectes ou inventées.
Plutôt
que de chercher à comprendre entièrement le fonctionnement interne des modèles,
l’équipe du Technion propose une méthode plus
pragmatique : analyser leurs calculs internes afin de détecter rapidement des
signaux de défaillance, sans avoir à décoder l’ensemble du système.
Cette
approche permet de mieux surveiller le comportement des modèles, d’anticiper
certaines erreurs et de renforcer leur fiabilité dans des usages
critiques comme la médecine, l’éducation ou la recherche.
- Sous la direction du Professeur Assaf Zinger, des chercheurs du Technion, ont
développé une approche innovante en nanomédecine, capable
de freiner la croissance de tumeurs agressives, notamment dans le cas du cancer
du sein triple négatif, sans recourir à aucun médicament actif.
Cette technologie repose sur des
nanoparticules dites “drug-free”, qui n’agissent pas en libérant une molécule thérapeutique, mais
en interagissant directement avec l’environnement de la tumeur et le système
immunitaire. L’objectif est de modifier les signaux biologiques autour de la
tumeur afin d’en bloquer le développement.
Contrairement aux traitements classiques,
cette approche ne vise pas directement les cellules cancéreuses, mais
leur microenvironnement, qui joue un rôle clé dans leur croissance et leur
résistance.
Testée en laboratoire et sur modèles
précliniques, la technologie a montré une capacité à ralentir significativement
la progression tumorale, ouvrant la voie à une nouvelle génération de
stratégies thérapeutiques plus ciblées et potentiellement moins toxiques.
Défense
- Israël est aujourd'hui le septième exportateur d'armes au monde. Israël fournit davantage d'armes à
l'Allemagne et à la Grande-Bretagne que la France, représentant 55 % des
importations allemandes et 8,2 % des importations britanniques. Sa puissance
militaire est telle qu'il vend plus d'armes aux États européens membres de
l'OTAN que la France elle-même – pourtant membre de l'Europe et de l'OTAN. Israël est le troisième fournisseur des armées européennes de
l'OTAN.
Agriculture
- Des pépins du 7ème siècle ont permis de recréer le vin le plus
réputé de l'Empire byzantin, à nouveau cultivé sur des terrasses antiques dans
le sud d'Israël. Des raisins issus de variétés qui produisaient un vin très
prisé à l’époque byzantine poussent à l’intérieur du parc national d’Avdat, sur les hauts plateaux du Neguev,
dans le sud d’Israël.
L’idée
est venue de la découverte de pépins de raisin carbonisés particulièrement bien
conservés lors de fouilles archéologiques menées entre 2017 et 2019 à Avdat, entre Beer Sheva et Mitzpe Ramon. Ces pépins
ont été envoyés à l’université de Tel-Aviv pour une analyse génétique. L’un
d’eux s’est révélé être l’ancêtre de la variété Syriki,
qui donne de petits raisins noirs et que l’on consomme encore dans les
monastères du Liban et de Grèce. Un autre a été identifié comme étant le Baar,
qui produit du vin blanc.
Lior Schweimer, directeur du patrimoine pour le
district sud et archéologue auprès de l’Autorité israélienne des natures et des
parcs, a obtenu des boutures de Syriki et de Baar à
partir de plants sauvages trouvés dans la zone frontalière de Gaza, qui faisait
autrefois partie de la même immense région viticole.
Après
avoir vérifié qu’elles étaient identiques ou presque aux découvertes
archéologiques, il les a plantées en septembre 2023 sur les terrasses agricoles
restaurées du site d’Avdat, vieilles de 1 500 ans. Il
a ajouté un rang de vignes Dabouki, la principale
variété patrimoniale du sud d’Israël, selon les registres historiques, partant
du principe qu’elle était elle aussi cultivée dans l’antiquité à Avdat.
Des
techniques anciennes ont été tirées du Talmud et d’autres littératures
rabbiniques, mais il ne pleut plus suffisamment, de nos jours, pour pouvoir
compter sur le ruissellement des eaux de pluie typique de l’agriculture sur
terrasses désertiques antiques. Un système d’irrigation au goutte-à-goutte a
donc dû être mis en place.
- Une étude menée sous la direction du Dr. Nir Sade de l’École des sciences végétales et de la
sécurité alimentaire de l’Université de Tel-Aviv par le Dr. Zechariah
Haber, et les Dr. Devinder Sharma et Manas Prusty, postdoctorants, a permis
d’identifier un gène issu du blé sauvage ancestral susceptible d’accroître les
rendements du blé moderne et d’améliorer sa valeur nutritionnelle, une
découverte précieuse pour l’agriculture à l’ère du changement climatique.
Le blé sauvage (Triticum
dicoccoides), un des ancêtres du blé moderne,
poussait naturellement dans le Croissant fertile et se caractérisait par une
diversité génétique bien plus importante que celle des nouvelles variétés. La
domestication et l’amélioration des cultures s’étant concentrées sur la
création de variétés uniformes, une grande partie de la diversification
génétique naturelle a disparu. Les chercheurs ont voulu déterminer si les gènes
subsistant encore dans le blé sauvage pourraient servir de source pour
améliorer le blé de demain, en exploitant justement la riche diversité
génétique du blé sauvage, patrimoine génétique presque entièrement perdu lors
de la domestication.
À cette fin, ils ont analysé environ 460
lignées de blé sauvage collectées dans diverses zones climatiques d’Israël et
mis en parallèle leurs caractéristiques génétiques avec le poids, la taille et
à la composition nutritionnelle de leurs grains. Cette analyse a permis
d’identifier un gène spécifique de la famille des facteurs de transcription B3
dont le rôle est de réguler la taille des grains de blé et la manière dont la
plante répartit les nutriments dans les graines. Le rôle de ce gène a été
confirmé au moyen de techniques d’édition génomique et de la technologie CRISPR.
L’étude a révélé que la réduction de
l’activité de ce gène provenant du blé sauvage entraîne la production de grains
plus gros et plus lourds, et davantage riches en protéines, en acides aminés
essentiels et en minéraux importants tels que le fer, le zinc et le molybdène.
« Le blé sauvage constitue un patrimoine
génétique extraordinaire, façonné par des milliers d’années d’évolution dans
des conditions environnementales changeantes. Dans cette étude, nous avons pu
identifier un gène qui influe à la fois sur la taille du grain et sur sa
qualité nutritionnelle, et démontrer comment ce mécanisme peut également être
exploité pour le blé moderne. Face aux nouveaux défis que le changement
climatique pose à l’agriculture mondiale, la découverte de tels gènes pourrait
contribuer au développement de variétés offrant des rendements de meilleure
qualité, même dans des conditions de croissance difficiles », conclut le
Dr. Nir Sade.
Art
- Le long-métrage « Hatsmaout » ou « Tell Me Everything »
bat le record avec 16 nominations aux Ophir. En lice pour représenter Israël
aux Oscars avec 16 nominations, le film devance celui d'Avi
Nesher sur le 7-Octobre, "Our Loves"
- Aux
Ophir, cérémonie organisée par l’Académie israélienne du cinéma et de la
télévision, « Our Loves » a obtenu 12 nominations à égalité avec « The Wedding Entertainer », et « Mama
» et « Where To? », onze chacun.
https://www.youtube.com/watch?v=IxF1ENakxLQ&t=5s
Écrit
et réalisé par Moshe Rosenthal, il a été projeté pour
la première fois au Festival du film de Sundance et en Israël, lors du Festival
du film de Jérusalem. Il raconte l’histoire d’un jeune garçon qui, en 1987,
fait face au choc de la découverte de l’homosexualité de son père.
Environnement-
- Lorsque l’anémone de mer s’est séparée de la
lignée menant à l’être humain il y a environ 600 millions d’années, le système
immunitaire de cet animal marin ancestral a également développé sa propre
stratégie de lutte contre les virus, comme le révèle une étude des
scientifiques de l’Université hébraïque de Jérusalem. Ils ont découvert une
toute nouvelle protéine qui a aidé le système immunitaire de Nematostella vectensis,
l’anémone de mer « starlet », à se défendre contre
les attaques virales pendant toutes ces années.
« Nous
avons découvert une protéine CARD, que nous avons baptisée CARDIB, qui empêche toute réponse immunitaire inutile en se liant
au capteur de virus », a indiqué l’auteur principal de l’étude, Ton Sharoni.
Cette découverte remet en cause l’hypothèse
selon laquelle tous les systèmes immunitaires, des anémones aux humains,
proviendraient d’un système antiviral ancestral unique et lutteraient contre
les virus de la même manière.
« L’évolution a abouti à différentes solutions moléculaires pour relever
le même défi biologique », a-t-il déclaré….
« Dans ce cas précis, nous avons pu
créer l’acronyme CARDIB (CARD Inhibitor Binding Protein, ou protéine de
liaison à l’inhibiteur CARD), qui reflète la fonction de cette protéine »
Tout comme les coraux et les méduses, les
anémones de mer appartiennent aux cnidaires, un vaste groupe d’invertébrés
aquatiques. Étant donné que les anémones sont étroitement apparentées aux
coraux, les chercheurs ont indiqué que ces découvertes sur le système
immunitaire pourraient déboucher sur de nouvelles méthodes pour aider à
endiguer la menace
qui pèse sur les récifs coralliens.
« Environ
30 % de la vie marine dépend des coraux, et lorsque ceux-ci meurent, tous les
poissons et les invertébrés qui en dépendent meurent également », a déclaré
Pr. Yehu Moran, qui a supervisé ces recherches.
« Étant
donné que les virus jouent très probablement un rôle dans la dégradation des
coraux, il est essentiel de comprendre leur système immunitaire …. En étudiant le système antiviral des
anémones de mer, nous pouvons œuvrer à la sauvegarde des coraux et à la
préservation de la vie…Cette protéine
joue un rôle crucial en aidant ces animaux à faire face aux défis viraux
auxquels ils sont confrontés dans la nature », a déclaré Moran.
Selon lui, le système immunitaire d’un animal
doit évoluer plus rapidement que les virus pour survivre. : « Cela s’inscrit dans ce qu’on appelle ‘la
course à l’armement évolutive’ entre les virus et les cellules ….Il n’existe
pas une seule cellule sur Terre qui ne soit pas infectée par un virus ayant,
d’une manière ou d’une autre, évolué pour l’infecter »
Pr. Uri Frank, de l’université de
Galway : « Cette découverte
démontre que certains aspects de l’immunité antivirale sont apparus
indépendamment chez des animaux éloignés les uns des autres, par le biais d’une
évolution convergente plutôt que d’une lignée ancestrale commune…Ces travaux
apportent un nouvel éclairage sur la course à l’armement entre les agents
pathogènes et leurs hôte. Ils montrent que l’évolution peut proposer
différentes solutions pour résoudre des problèmes similaires chez des animaux
différents. L’évolution ayant eu ‘des centaines de millions d’années pour
résoudre le problème des infections virales. En étudiant certains des tout
premiers animaux apparus sur Terre, nous pouvons découvrir des stratégies
immunitaires très différentes des nôtres. »
- Des chercheurs du département de neurobiologie et de
l'école de neurosciences Sagol de l'université de Tel
Aviv, dirigés par Milan Becker, Nimrod
Leberstein et le Dr Mark Shein-Idelson, se sont concentrés sur le cortex dorsal des
tortues - une région du cerveau considérée comme l'équivalent évolutif du
cortex visuel des mammifères.
Ils ont découvert des preuves selon lesquelles
des mécanismes complexes de traitement visuel, que l'on pensait autrefois
propres aux mammifères, pourraient être apparus des centaines de millions
d'années plus tôt dans l'histoire de l'évolution.
Cela
suggère que les tortues possèdent une capacité de calcul visuel qui leur permet
de détecter des événements inattendus dans leur environnement, quel que soit
l'endroit où ces stimuli apparaissent sur la rétine – une capacité auparavant
attribuée uniquement aux cortex cérébraux plus avancés des mammifères, y
compris les humains.
En
enregistrant les réponses neuronales de tortues éveillées et en suivant les
mouvements oculaires, l'équipe a découvert que le cerveau de
l'animal peut faire la distinction entre les stimuli visuels attendus et
les stimuli visuels déviants tout en restant invariant aux changements de
direction du regard.
Cela
signifie que le cerveau de la tortue peut « reconnaître
quelque chose de nouveau » dans le champ visuel même lorsque l'animal bouge
la tête ou les yeux, une forme de traitement impressionnante compte tenu de la
structure corticale relativement simple de l'animal.
Société
- Une équipe de chercheurs de l’Université
Ben-Gurion du Néguev a mis en lumière un lien
significatif entre la vitesse d’exécution d’un pas volontaire et la longévité
chez les personnes âgées. Cette découverte montre que la rapidité à poser un
pied devant l’autre, particulièrement lorsqu’elle est mesurée dans des
conditions de distraction cognitive, peut prédire la survie à long terme. Cette
avancée ouvre une nouvelle voie pour évaluer la santé fonctionnelle des seniors
au-delà des critères traditionnels comme l’âge chronologique ou le nombre de
maladies chroniques…
Ils ont observé que chaque augmentation de
100 millisecondes dans le temps nécessaire pour initier un pas sous ces
conditions augmentait de 28 % le risque de mortalité. Cette mesure dynamique
s’est avérée plus prédictive que les tests classiques de l’équilibre statique,
soulignant l’importance des capacités cognitives et motrices intégrées dans
l’évaluation de la santé des personnes âgées.
La vitesse d’exécution du pas est une
caractéristique modifiable, susceptible d’être améliorée par des programmes de
rééducation ciblés sur l’équilibre et la mobilité…. Ces interventions pourraient non seulement
améliorer la qualité de vie, mais aussi potentiellement prolonger la durée de
vie des seniors en réduisant leur risque de chute et en maintenant leur
autonomie.
- 18ème au
classement mondial de la richesse, Israël a 8 800 nouveaux citoyens en 2025
devenus millionnaires.
Israël
comptait 195 000 millionnaires fin 2025, en hausse de 4,7 % par rapport à 2024.
Si la richesse moyenne a augmenté, les
inégalités se sont creusées depuis 2020. Avec un patrimoine personnel moyen 312
108 $/adulte à la fin de l’année 2025 – contre 284 224 $ en 2024 -, Israël a
perdu une place par rapport au classement de l’année précédente. L’État juif
arrive devant la Corée du Sud et derrière l’Irlande.
À
l’échelle mondiale, le patrimoine personnel a progressé à son rythme le plus
rapide depuis 2017, affichant une troisième année consécutive de croissance et
portant à près d’un million, soit plus de 2 600/ jour, le nombre de
nouveaux millionnaires. La Suisse figure en tête du classement en termes de
patrimoine personnel moyen, suivie par les États-Unis et le Luxembourg, parmi
les 56 pays qui représentent plus de 92 % de la richesse mondiale.
Santé
- Un homme de 66 ans,
atteint d'un cancer de la prostate métastatique avancé, a subi thérapie ciblée
innovante au Centre médical Ziv de Safed. Les examens
d'imagerie et les analyses sanguines de suivi n'ont révélé aucune trace de la
maladie.
Gonen Klein, originaire de Degania
Bet, a été traité par Lutétium-177 PSMA, une
radiothérapie ciblée utilisée chez les patients atteints d'un cancer de la
prostate métastatique dont la maladie a progressé malgré une hormonothérapie ou
une chimiothérapie.
Cette thérapie consiste à fixer une substance radioactive à une protéine
présente en forte concentration sur les cellules cancéreuses de la prostate,
délivrant ainsi des radiations directement à la tumeur tout en minimisant
l'exposition des tissus sains environnants. Ce traitement est administré sans
hospitalisation. Le Dr Yisrael Sandler,
directeur de l'Institut de médecine nucléaire du Centre médical Ziv, a déclaré que ce traitement contribue généralement à
ralentir la progression du cancer de la prostate métastatique et à améliorer la
qualité de vie des patients, mais a qualifié le résultat obtenu par M. Klein
d'exceptionnel : « Le grand avantage
de ce traitement réside dans sa capacité à cibler les cellules tumorales de
manière précise »
- Le principe actif du Viagra
pourrait bloquer la propagation du cancer selon des chercheurs israéliens de l’Institut Weizmann
des sciences. Dr Yarden Ariav
qui a dirigé ces travaux au sein du laboratoire de la professeure Ayelet Erez à l’Institut
Weizmann.
Des modèles murins et les
données des 5 millions d'adhérents d'une caisse de santé montrent que le
sildénafil, le principe actif du Viagrace médicament
contre les troubles érectiles et certaines statines pourraient améliorer les
résultats thérapeutiques en bloquant le cholestérol utilisé par les cellules
pour former des métastases
Les tests en laboratoire se
sont principalement concentrés sur des cancers tels que le cancer du sein
triple négatif, le mélanome et le cancer du poumon.
Les résultats s’appuient sur
des modèles murins de cancer, des cultures de cellules cancéreuses provenant de
patients humains, et des données recueillies sur une période de 20 ans auprès
d’environ 5 millions d’adhérents de Clalit.
« Ce qui rend cette étude unique, et ce que nous devons maintenant faire
avant tout, c’est mener un essai clinique dans lequel on administrera du Viagra
à des femmes atteintes d’un cancer du sein triple négatif », a expliqué Erez.
- Après une opération au Centre médical Hadassah,
la vision d'une enseignante de Jérusalem est passée de 10 % à 90 %.
La patiente a subi une grave détérioration de
sa vue après des années d'évolution de cette affection, qui provoque un
amincissement et une déformation de la cornée, normalement ronde, lui donnant
une forme conique. Cette déformation rend les activités quotidiennes, comme la
lecture, la conduite et le travail sur ordinateur, de plus en plus
difficiles.
Pr David Smadja,
directeur de l'unité de chirurgie réfractive du département d'ophtalmologie de
l'hôpital Hadassah et Dr Itay
Lavy, directeur de l'unité de chirurgie ont implanté
une greffe de cornée pour traiter un kératocône sévère, permettant ainsi à
cette enseignante de 38 ans de reprendre le volant et de travailler.
Au cours de l'intervention, les chirurgiens
ont utilisé un laser femtoseconde pour découper un
segment de tissu de forme précise dans le greffon et créer un canal à
l'intérieur de la cornée. Le tissu a ensuite été inséré dans ce canal,
contribuant à aplanir le cône et à obtenir une surface cornéenne plus
régulière.
Des segments annulaires en plastique
synthétique ont également été utilisés pour remodeler la cornée chez des
patients atteints de kératocône avancé. Selon Smadja,
les tissus prélevés sur le donneur pourraient s'intégrer plus naturellement à
la cornée du patient et réduire certaines complications liées aux implants
synthétiques.
- Sous
la direction de Dr. Eddy Solomon de la
faculté de génie biomédical du Technion des
chercheurs ont développé une nouvelle méthode d’imagerie par
IRM appelée ELITE.
Cette
technologie combine intelligence artificielle et modèles mathématiques avancés
pour accélérer et améliorer les examens, notamment dans le diagnostic du cancer
du sein.
Le
procédé permet de générer des images jusqu’à une par seconde, contre une image
toutes les 1 à 2 minutes auparavant, offrant une lecture beaucoup plus précise
de la dynamique des tissus et des tumeurs.
* *
*
Sources:
IsraelValley, SiliconWadi,
… -- contribution: Albert SOUED
La série de Tsedek-Info est en ligne à http://www.nuitdorient.com/n40a.htm
--