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POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE
PPPPP N° 399
Albert Soued et www.nuitdorient.com – N° 399 –18/05/26
- avec
des liens importants au bout –
Iran
-
Détroit d’Ormuz : comment une
attaque contre les câbles sous-marins pourrait provoquer une paralysie
numérique mondiale
La guerre avec l’Iran a
déjà installé un choc pétrolier durable, provoqué par le blocage du détroit
d’Ormuz. Mais un autre risque stratégique inquiète désormais les états-majors
et les services de renseignement : celui d’une paralysie numérique causée par
une attaque contre les câbles sous-marins.
Dans le détroit d’Ormuz,
le conflit se mesure encore en barils d'hydrocarbures. Il s’évalue désormais
aussi en données. Le porte-conteneurs San Antonio, exploité par l'armateur
français CMA-CGM, a été visé alors qu’il traversait ce passage stratégique.
Depuis plusieurs semaines, la guerre désorganise le trafic maritime dans cette
zone par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Derrière le choc
énergétique apparaît une autre vulnérabilité : celle des infrastructures
numériques.
- Les
services de renseignement américains affirment que l'Iran conserve environ 70 %
de son arsenal de missiles et 90 % de ses installations souterraines. L'Iran a
repris l'accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles situés le long du
détroit d'Ormuz.
Les forces
iraniennes peuvent utiliser des lanceurs mobiles situés à l'intérieur de ces
sites pour déplacer des missiles vers d'autres emplacements. Dans certains cas,
elles peuvent même lancer des missiles directement depuis les rampes de
lancement situées à l'intérieur des installations. Selon les évaluations, seuls
trois des 33 sites de missiles le long du détroit restent totalement
inaccessibles.
Le détroit
d'Ormuz demeure l'un des points chauds les plus sensibles du conflit. Environ
un cinquième de la consommation mondiale quotidienne de pétrole transite par
cette voie maritime étroite, et des navires de guerre américains y maintiennent
une présence quasi permanente, les États-Unis appliquant un blocus contre
l'Iran.
Téhéran
dispose encore de suffisamment de lanceurs, de missiles et d'installations
souterraines pour menacer les navires de guerre américains, les pétroliers et
les alliés des États-Unis dans toute la région.
Ormuz n'est
donc pas celui d'un Iran vaincu, mais celui d'un pays affaibli qui tente de
préserver son influence : sites de missiles remis en service, pétroliers
transformés en entrepôts flottants, navires des Gardiens de la révolution
sillonnant le détroit et navires commerciaux naviguant de plus en plus souvent
de nuit.
Jordanie
- La Jordanie a apporté
une aide considérable aux États-Unis et à Israël, notamment en ouvrant son
espace aérien et en déployant des systèmes d’interception et d’alerte précoce
qui ont permis de contrer les attaques iraniennes.
Au cœur de cette assistance se trouve la base aérienne de Mu’afak
al-Salti, mise à la disposition des forces
américaines et de l’OTAN. En prévision des combats, la base a été
considérablement renforcée, avec le déploiement d’avions de chasse de pointe,
de systèmes de défense aérienne et de systèmes d’alerte précoce.
Parallèlement, les
systèmes radar et d’interception déployés en territoire jordanien ont fourni à
Israël des alertes cruciales concernant les lancements de missiles balistiques.
L’armée de l’air jordanienne a participé activement aux interceptions, avec un
taux de réussite exceptionnellement élevé, supérieur à 90 %.
La coopération entre la
Jordanie, les États-Unis et Israël se poursuit, illustrant le rôle du royaume
en tant qu’acteur régional clé et partenaire stratégique important dans la
lutte contre la menace iranienne.
Liban
-
Chronologie des décennies de conflit entre Israël et le Hezbollah
La guerre en
cours entre Israël et le Hezbollah est loin d’être leur premier conflit. Leur
hostilité remonte à plus de quarante ans, marquée par des flambées de violence,
voire des guerres ouvertes, entrecoupées de périodes de calme tendu.
Voici une
chronologie de quelques événements importants survenus lors des hostilités
entre les deux pays :
1982 :
Israël envahit le Liban lors d’une offensive contre l’Organisation de
libération de la Palestine et ses alliés. Le Hezbollah est créé, avec le
soutien de l’Iran et sur le modèle de la révolution islamique iranienne, pour
lutter contre l’occupation israélienne du Sud-Liban. Il entame une guérilla
contre Israël.
- Les négociations avec
Beyrouth risquent de reproduire les échecs du passé tant que l'emprise du
Hezbollah sur le pouvoir d'État n'est pas démantelée. Un Liban souverain est
une illusion.
L'attribution des cinq
portefeuilles ministériels clés du gouvernement libanais – les finances, la
santé, le travail, le développement administratif et l'environnement – au Hezbollah
et au mouvement Amal soulève de
sérieuses questions quant à l'engagement affiché du Liban en faveur de
l'éradication du terrorisme. Ce contrôle des portefeuilles civils clés
permet au Hezbollah de maintenir son système de « daawa »
par le biais du patronage et du recrutement de fidèles, renforçant ainsi son
pouvoir politique et social.
Sans démanteler les
structures politiques et militaires de l'organisation terroriste, tout gain
militaire restera temporaire.
L’alignement de Nabih
Berri, président du Parlement libanais et chef du mouvement Amal avec le
Hezbollah et les intérêts iraniens, est continu
et soutenu par un financement iranien de plus de 500 000 $/mois, indique
une intégration durable au sein du même axe stratégique sous couvert politique.
Les ressources étatiques qui continuent d'affluer vers les organisations
terroristes renforcent leur pouvoir.
Bien que le Liban
bénéficie d'une protection juridique internationale en tant qu'État souverain,
ses ressources officielles sont toujours détournées au profit d'une
organisation terroriste opérant au sein même de ses institutions.
De plus, comme les accords
sont signés avec l'État libanais en tant qu'acteur souverain, la responsabilité
est souvent attribuée au Hezbollah, un acteur non étatique.
Dans la structure
actuelle, l'exigence de désarmer le Hezbollah devient un paradoxe : l'État est
tenu d'agir contre un acteur qui est lui-même un partenaire de l'État et des
mécanismes de prise de décision, y compris budgétaires.
Tarir les sources de
pouvoir du Hezbollah, qu'elles soient économiques, logistiques ou politiques,
est une option plus réaliste et efficace que de le démanteler par la force via
l'armée libanaise.
Dans cette optique, trois
étapes initiales sont donc essentielles :
1. La création d'unités
militaires libanaises dédiées, distinctes de la structure actuelle, placées
sous l'autorité directe du président libanais Joseph Aoun, qui opéreront en
parallèle avec les unités de l'armée existantes.
2. Une fois le Hezbollah
et le mouvement Amal chassés du Parlement libanais, un ambitieux programme de
reconstruction de type plan Marshall devrait être lancé sous l'égide du gouvernement
et de la présidence.
3. La formation d'une
coalition internationale pour démanteler l'activité financière mondiale du
Hezbollah.
Israël n'envisagera un
retour à la frontière internationale historique (la Ligne bleue) qu'après que
le Liban aura démontré une stabilité sécuritaire durable et vérifiable à long
terme.
Israël
- Sarah Cattan - Israël vient
d’adopter, avec 93 voix contre aucune, une loi sans précédent permettant de
juger les terroristes du 7 octobre devant une juridiction spéciale pouvant
prononcer la peine de mort….
Car le 7 octobre ne fut
pas seulement un massacre: ce fut une mise en scène jubilatoire du massacre.
Une barbarie filmée par ses propres auteurs. Une volonté non seulement de tuer,
mais de profaner, d’humilier, de terroriser jusque dans l’image même de la
mort.
Des familles brûlées. Des
femmes violées. Des enfants massacrés. Des corps exhibés. Et surtout cette
promesse répétée, revendiquée, assumée : recommencer….
Il faut mesurer la gravité
historique d’un tel moment: Israël ne célèbre pas la mort, mais constate qu’une
certaine idée du mal est revenue, et qu’elle exige désormais d’être jugée comme
telle.
Le 7 octobre n’a pas
seulement changé Israël. Il a déplacé jusqu’aux frontières morales de ceux qui
croyaient encore savoir exactement où elles se trouvaient.
- Le 1er ministre Benjamin Netanyahou a
rencontré les dirigeants des communautés druzes et circassiennes lors d'un
sommet à la mer Morte.
S'exprimant
devant les chefs des autorités locales druzes et circassiennes, Benjamin
Netanyahou a affirmé que la mission la plus importante était de « préserver
la vie ». Il a également rendu hommage aux soldats, aux familles
endeuillées et aux combattants druzes engagés dans la défense du pays.
« Je le
vois chez les soldats héroïques. Je le vois dans les familles endeuillées qui
me brisent le cœur. Je le vois dans l'infinie bravoure des combattants et
commandants druzes ».
- Yvette Abergel -
- Il
y a quelque chose en Israël qui met les gens mal à l'aise, et ce n'est pas ce qu'ils disent. Ils évoqueront la politique, les
colonies, les frontières et les guerres. Mais grattez un peu sous
l'indignation, et vous découvrirez quelque chose de plus profond : un malaise non pas
face à ce que fait Israël, mais face à ce qu'est Israël.
Une nation aussi petite ne
devrait pas être aussi puissante. Point final. Israël n'a pas de pétrole. Pas
de ressources naturelles particulières. Une population à peine plus importante
qu'une ville américaine moyenne. Ils sont entourés d'ennemis. Détestés aux
Nations Unies. Cible du terrorisme. Condamnés par les célébrités. Boycottés,
calomniés et attaqués.
Et pourtant, ils
prospèrent comme si demain n'existait pas. Dans le domaine militaire. Dans le
domaine médical. Dans le domaine de la sécurité. Dans le domaine technologique.
Dans l'agriculture. Dans le renseignement. Dans le domaine moral. Dans une volonté inébranlable. Ils
transforment le désert en terres cultivables. Ils produisent de l'eau à partir
de l'air. Ils interceptent des roquettes en plein vol. Ils libèrent des otages
sous le nez des pires régimes du monde. Ils survivent à des guerres censées les
anéantir, et ils gagnent.
Le monde entier observe,
perplexe. Alors, comme face à une force
incompréhensible, il en déduit qu'il s'agit forcément de tricherie… Notre
boussole morale se réinitialise. Nos certitudes sur l'histoire, le pouvoir et
la justice s'effondrent. On réalise alors qu'on n'assiste pas à la fin d'un
empire, mais à la naissance de quelque chose d'éternel. Alors ils le nient. Ils
le diffament. Et ils s'y opposent avec véhémence. Parce qu’il est plus facile de qualifier un
miracle de « tricherie » que d’admettre que Dieu tient ses promesses. Et il les
tient encore."
Etats-Unis
- Les États-Unis jugent l’Iran « dangereusement proche »
de l’arme nucléaire
Le secrétaire américain à
l’Énergie, Chris Wright, affirme que Téhéran pourrait enrichir une tonne de son
uranium au niveau militaire en quelques semaines. La phase centrale
d’enrichissement est désormais presque achevée. Mais une étape distincte serait
encore nécessaire pour transformer cette matière en ogive nucléaire
opérationnelle.
L'AIEA estime que les
stocks d’uranium enrichi se trouvent toujours à Ispahan
Selon Chris Wright,
l’objectif devait être d’empêcher tout futur enrichissement et, à terme, de
mettre fin au programme nucléaire iranien.
- Pierre Rehov décrit avec précision « Le New York Times et
Israël : anatomie d’un long décrochage »
Le New York
Times n’est pas un journal antisémite. Affirmer le contraire serait facile et
serait faux. Ce qu’il est devenu, c’est un journal pour lequel l’idée que les
Juifs, et l’État qu’ils ont fondé, pourraient avoir leur propre récit légitime
de leur propre histoire est devenue, à tout le moins, une hypothèse qu’on
traite avec une suspicion permanente. Cette suspicion, accumulée article après
article, titre après titre, légende après légende, finit par produire quelque
chose qui ressemble beaucoup à un parti pris. Et un parti pris dans un journal
qui se revendique de l’objectivité n’est pas une opinion respectable. C’est une
trahison de contrat avec ses lecteurs.
Lundi
dernier, ce contrat a été déchiré en deux par un texte où l’on a osé écrire,
dans les colonnes du journal qu’Adolph Ochs avait fondé en promettant qu’il
accueillerait « toutes les nuances d’opinion », que des chiens étaient dressés
à violer des prisonniers. Il ne reste plus, à ce stade, qu’une question.
Combien d’épisodes de ce type faudra-t-il avant que le mot « référence » accolé
au New York Times devienne, simplement, une plaisanterie ?
France
- Professeur
Franklin - Résumé :
– Le 17 octobre 2025,
le Collège de France a organisé un colloque international lors duquel les Juifs
israéliens ont été accusés de : « génocide », « domicide », « urbicide »,
« écocide », « médicide »,
« culturocide », « épistémicide »,
« scholasticide », « mnémocide », « omnicide »
et « futuricide ».
– Cette avalanche de
néologismes barbares avait pour but de diaboliser les Juifs.
– L’Allemagne nazie a
utilisé des procédés similaires pour déshumaniser les Juifs, afin de faciliter
leur extermination.
– Les colloques
antisémites à répétition au Collège de France illustrent la dégénérescence des
institutions académiques de notre pays, prises en otage par des gangs de
militants islamogauchistes.
– En autorisant ces colloques
antisémites, l’administrateur du Collège de France, Thomas Römer, se rend
indirectement coupable d’incitation au pogrom.
Le programme de ce
colloque ressemble à une sinistre blague, qui aurait été inventée par un clown
nazi né du monstrueux croisement de Zavatta et de Goebbels.
Le colloque du 17 octobre
2025 a constitué un véritable pogrom oral, en plein Paris, avec l’approbation
de l’administrateur Thomas Römer, hôte des pogromistes.
https://ripostelaique.com/college-de-france-vol-au-dessus-dun-nid-dantisemites.html
- Yana Grinshpun - Lettre ouverte : à l’attention
du ministère de l’Éducation nationale : quand les manuels scolaires falsifient l’histoire
juive.
Je me
permets d’interpeller publiquement ceux qui conçoivent, valident et supervisent
les programmes et les manuels d’histoire de l’Éducation nationale après avoir
pris connaissance des matériaux historiques présentés à des élèves de sixième
au sujet de l’histoire du peuple juif.
Je sais que
les enseignants ne font souvent qu’appliquer les prescriptions officielles du
ministère. Mais il est de mon devoir d’universitaire, d’historienne des idées,
de spécialiste du langage et de parent de signaler les inexactitudes
historiques que les manuels et les supports pédagogiques transmettent
aujourd’hui aux enfants.
Deux
affirmations figurant dans les feuillets distribués aux enfants de sixième
devraient immédiatement alerter toute personne attachée à la rigueur
historique.
Les élèves
peuvent ainsi lire : « Les Hébreux y
(dans la Bible) racontent leur histoire que peu de traces archéologiques
peuvent confirmer. » -
Et, dans le
même cours : « Diaspora – dispersion des
communautés juives hors de la Palestine. »
Ces deux
affirmations sont historiquement fausses.
Pakistan
- Le Pakistan a
secrètement autorisé les avions militaires et de renseignement iraniens à être
stationnés sur son territoire afin de les protéger contre d'éventuelles frappes
américaines et israéliennes, tout en se présentant publiquement comme un
médiateur neutre entre les parties.
Vatican
- Mona Jafarian - Le Pape Leon XIV décerne la
plus haute distinction du Vatican, la Grand-Croix de l'Ordre pontifical de Pie IX, à
l'ambassadeur d’Iran, Mohammad Hossein Mokhtari….!
Oui, cette même République
islamique qui emprisonne, torture, pend ses opposants et transforme la vie des
chrétiens en parcours de persécution permanente.
Des églises surveillées.
Des conversions assimilées à des crimes.
Des fidèles arrêtés comme des trafiquants.
Des prêtres intimidés par des hommes en uniforme qui sentent la moisissure
idéologique et le sang séché…
On imagine presque les
sourires diplomatiques figés comme des masques mortuaires, les regards humides
de satisfaction progressiste, cette jubilation maladive de ceux qui confondent
“dialogue” avec soumission et “ouverture” avec abdication.
À ce niveau-là, ce n’est plus de la diplomatie.
C’est de la prosternation liturgique devant les bourreaux du Moyen-Orient….
Qui est encore réellement “le peuple de Dieu” aux yeux de ces gens-là ?
Ceux qu’on protège ?
Ou ceux qu’on sacrifie pour conserver une posture morale de pacotille devant
les caméras ?
Caucase
Les Circassiens d’Israël
entretiennent l’héritage ancestral par la langue et la nourriture
"C'est le seul endroit au monde où les enfants apprennent le circassien
dans le cadre du système éducatif," explique Zuher
Tchaocho en parlant de l'État juif.
La minuscule communauté
israélienne de Circassiens, 5000 hab sur 5 millions
dans le monde, est répartie entre deux villages du nord du pays Rehaniya, et Kfar Kama.
Les Circassiens sont
originaires du Caucase du Nord, une région montagneuse située entre la mer
Noire et la mer Caspienne, qui correspond au sud de la Russie. A cause de leur
réputation de combattants talentueux et loyaux, les Circassiens ont été amenés
au Moyen-Orient par l’Empire ottoman au milieu des années 1870 et ne l’ont
jamais quitté. Les Circassiens – des musulmans sunnites -- servent en grand
nombre dans l’armée.
« Quand les dirigeants changeaient, les Circassiens restaient fidèles ;
ce sont des gens de parole », affirme Zuher Tchaocho, directeur du musée circassien de Kfar Kama.
Judaïsme
- Richard Abitbol - Il faut désormais avoir le courage de dire
ce qu’une immense partie des Juifs français pense tout bas : le CRIF, le
Consistoire et une partie des institutions communautaires ne représentent plus
réellement la base juive française.
Ils représentent un
appareil. Un entre-soi.
Une sociologie vieillissante.
Un logiciel politique périmé.
Une respectabilité
médiatique devenue leur obsession principale.
Mais ils ne représentent
plus la peur, la colère, le sentiment d’abandon et la lucidité tragique qui
traversent aujourd’hui une grande partie des Juifs de France…
Pendant des décennies, les
Juifs de France ont largement voté pour la gauche républicaine, le centre ou la
droite modérée.
Pourquoi ? Parce qu’il
existait un contrat implicite : la République protégeait les Juifs,
l’antisémitisme était moralement disqualifié, Israël restait légitime, et
l’État garantissait la sécurité physique des citoyens juifs. Ce contrat a
explosé.
Depuis le 7 octobre,
beaucoup ont vu avec stupeur :
Des manifestations où l’on
hurlait des slogans éliminationnistes ;
Des élus incapables de
qualifier le Hamas de mouvement terroriste ;
Des médias transformant
systématiquement Israël en coupable ;
Des intellectuels
relativisant les massacres ;
Des universités devenues
des laboratoires de haine anti-israélienne ;
Des magistrats terrorisés
à l’idée de nommer l’antisémitisme lorsqu’il vient de certains milieux ;
Et une macronie
oscillant sans cesse entre lâcheté diplomatique, calcul électoral et paralysie
morale.
Les Juifs français
regardent alors autour d’eux. Et que voient-ils ?
Des écoles sous protection
militaire. Des synagogues barricadées.
Des quartiers perdus.
Des agressions
permanentes. Une haine décomplexée.
Et des institutions
communautaires davantage préoccupées par leur image médiatique que par la
hiérarchie réelle des dangers…
Antisémitisme
- Bernard-Henri Lévy - Une
vague antisémite sans précédent, je le dis depuis des mois, s’est levée dans
notre pays…. Et la vraie, la seule, question est de savoir comment on se
conduit face à ce déferlement, cette tempête suspendue, les toiles d’araignées
visqueuses que tissent ces Insoumis de tragi-comédie et où ce sont, non
seulement les Juifs, mais la France qui se voient soudain pris au piège….
Et puis parce que j’ai,
dans ma jeunesse, beaucoup lu et fréquenté un écrivain, Albert Cohen, qui a
enrichi l’âme juive d’un personnage de roman, Solal, dont la souveraineté, la
noblesse, le mépris des âmes basses et de leurs affronts, bref, l’affirmation
juive de soi, me sont un exemple jusqu’aujourd’hui.
Ne pas plier mais cingler.
Ne pas courber la tête mais toujours contre-attaquer.
Et, surtout, surtout, ne
céder ni sur la pensée ni sur la haute, solaire, cassante singularité de ceux
qui la portent depuis 3 000 ans.
Ceci n’est pas propos
d’orgueil mais conscience aiguë, et active, du legs juif à l’aventure humaine.
Maintenir, en France, la splendeur du judaïsme : c’est, aussi, une obligation
métaphysique.
- Claudine
Douillet - La flambée des actes antisémites dans de nombreux pays, la montée en
puissance des discours de haine dans les rues et sur les réseaux, l'incendie de
synagogues, des ambulances d'organisations juives de secours attaquées en
Grande-Bretagne tout cela pousse les Juifs d'Europe à une question
existentielle : quel avenir pour leur communauté sur ce continent?
Une
proposition audacieuse qui secoue l'Europe : « Reconnaître les Juifs comme
minorité ethnique protégée ».
Le texte
soumis au congrès de Bruxelles est précis et ambitieux. Il vise d'abord à
garantir le respect sans discrimination des droits fondamentaux des communautés
juives.
Il entend
ensuite contraindre les États à organiser un dialogue interculturel et à
financer un enseignement qui lui corresponde. Il prévoit également de protéger
les pratiques religieuses juives notamment la cacherisation
des viandes et la circoncision contre toute tentative d'interdiction, et
d'assurer la pérennité des établissements scolaires juifs même là où l'État ne
subventionne pas les écoles confessionnelles.
Enfin, et
c'est peut-être le point le plus sensible, la proposition exigerait que les
autorités publiques financent directement la sécurité des communautés juives.
- La mise en cause
d’Albanese par le département d’État repose sur le fait qu’elle « s’est
directement engagée auprès de la CPI dans des efforts visant à enquêter sur des
ressortissants américains ou israéliens, à les arrêter, à les détenir ou à les
poursuivre en justice », a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio, notamment en « envoyant des lettres menaçantes
à des dizaines d’entités dans le monde, dont de grandes entreprises
américaines…, formulant des accusations extrêmes et infondées et recommandant à
la CPI d’engager des enquêtes et des poursuites contre ces entreprises et leurs
dirigeants ».
Albanese, a poursuivi Rubio, s’est depuis longtemps révélée « inapte à
exercer les fonctions de Rapporteuse spéciale. Elle a
déversé un antisémitisme décomplexé, exprimé son soutien au terrorisme et
affiché un mépris ouvert envers les États-Unis, Israël et l’Occident ».
Les conclusions de Rubio rejoignent celles de l’Anti-Defamation League,
qui soutient qu’Albanese « a depuis longtemps récupéré des
tropes antisémites et légitimé le soutien au terrorisme dans ses critiques
d’Israël, se servant de sa tribune pour diffuser une rhétorique
anti-israélienne virulente »….
L’objectif premier de son
livre « Quand le monde dort » est, en principe, d’étayer l’accusation
de génocide contre Israël. Le mot « génocide » ou
« génocides » est déployé 134 fois ,
présenté comme un fait établi plutôt que comme un objet d’enquête :
« Au moment où ce livre est traduit, le génocide de Gaza fait partie de
notre histoire » — et ainsi de suite…
La figure centrale
de « Quand le monde dort » est l’auteure elle-même :
un astre autour duquel les Palestiniens ne font que graviter.
Islamisme
L'islamisme
est l'épicentre de la terreur.
Cet
épicentre génère des vagues meurtrières, notamment en raison de 4
phénomènes :
-
Des politiques d'immigration irresponsables, conjuguées à une négligence face
aux prêches radicaux dans les mosquées d'Europe et d'Amérique du Nord ;
-
La diffusion, par les médias traditionnels et des universitaires influents,
d'une propagande qatarie diabolisant Israël ;
-
L'intimidation de personnalités politiques et de journalistes par des
islamistes et des militants « woke » ;
-
L'idée grandissante qu'Israël, et non l'islamisme, est en fin de compte
responsable des violences antisémites, et que les Juifs de la diaspora qui ne
condamnent pas Israël méritent d'une certaine manière les violences dont ils
sont victimes.
* * *
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