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 « Gaza la Belle » et ses esclaves

Il y a ceux qui kidnappent des enfants et ceux qui les libèrent. L’Occident hypocrite préfère les ravisseurs, car c’est Israël qui a libéré ses prisonnières maltraitées.

Par Giulio Meotti, journaliste italien

5 juillet 2026

Texte en anglais ci-dessous

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Dans la rhétorique du mouvement « Libérez Gaza », rares sont ceux qui incarnent mieux l’hypocrisie de l’activisme de façade que Bella Hadid.

Lors du dernier Festival de Cannes, sous les flashs des photographes, Bella s’avançait telle une princesse orientale, tout droit sortie d’un conte de fées. Son père, Mohamed Hadid, milliardaire californien de l’immobilier, vit quant à lui au milieu de villas, de piscines à débordement et d’une fortune américaine. Pourtant, au milieu de tout ce luxe, ils ne font que répéter sans cesse le mot magique : « Palestine ».

On pourrait l’appeler « Gaza la Belle ».

Il y a ce Gaza mythique, celui des flottilles, des influenceurs, des sœurs Hadid posant pour les magazines. Il y a ensuite l'autre Gaza, celle qui échappe aux cadres idéologiques, car elle en révèle le mensonge structurel.

Fawzia Sido, enlevée dans une montagne irakienne et arrivée à Gaza, en est le visage douloureux. Hamas et Daech, deux faces d'une même idéologie totalitaire, se sont relayés dans la destruction de cette jeune Yézidie.

À l'été 2014, Daech massacre et enlève des milliers de Yézidis en Irak. Un véritable génocide, avec le viol de milliers de femmes et de filles réduites en esclavage sexuel et des charniers remplis d'hommes. Fawzia Sido est l'une d'elles. Âgée de onze ans, elle est enlevée, vendue cinq fois, droguée et violée, et, de Syrie, elle arrive à Gaza en 2020. Elle passe de main en main – « un Syrien, un Saoudien, un autre Syrien » – pour finalement tomber entre les mains d'un combattant djihadiste gazaoui qui l'« épouse ».

Elle le connaissait sous son nom de guerre, Abou Amar al-Makdisi. « Makdisi » est un terme courant chez les jihadistes palestiniens. Elle a eu deux enfants avec son violeur, un dirigeant du Hamas. Après le massacre du 7 octobre, Fawzia a été contrainte de travailler dans un hôpital servant de base aux terroristes.

Le 1er octobre 2024, Fawzia a été secourue par l'armée israélienne à Gaza. Aujourd'hui, elle se trouve en Allemagne, où elle reconstruit peu à peu sa vie grâce à l'hospitalité européenne. Le 26 juin, Fawzia Sido a pris la parole lors de la 62e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, à l'invitation d'Hillel Neuer de UN Watch.

 « Je suis devant vous aujourd'hui non pas pour vous fournir des chiffres et des statistiques qui finiront noyés dans les rapports et oubliés, mais en tant qu'être humain qui a enduré ce que personne sur cette terre ne devrait jamais avoir à endurer », a déclaré Fawzia à Genève. « À l'aube du 3 août 2014, le soleil ne s'est pas levé sur Sinjar : nous respirions la mort. »

La nuit où Daech est arrivé, Fawzia a fui en tenant la main de son petit frère de cinq ans. « Je n’avais que dix ans. J’ai été vendue d’un homme à l’autre comme un objet, sans sentiments, sans rêves, sans dignité. Ils m’ont enchaînée. Ils m’ont battue. Ils ont violé mon innocence et soumis mon corps à des chocs électriques.

En 2020, j’ai été kidnappée et emmenée dans la bande de Gaza, où j’ai été vendue à un djihadiste et, sous la menace de violences, forcée de l’épouser et de donner naissance à deux enfants. J’y ai vécu des années en esclavage. J’étais si épuisée et si terrifiée qu’ils m’obligeaient à dormir debout. J’ai été enfermée dans une pièce sombre sans fenêtres pendant trois mois et j’ai tenté de me suicider à plusieurs reprises pour échapper à cet enfer. Aujourd'hui, je ne suis qu'un corps sans âme ».

Pendant ce temps, dans un tunnel sous Gaza, Agam Goldstein-Almog, une jeune Israélienne, était prise en otage par le Hamas. Comme Fawzia, elle était contrainte de porter le voile intégral et une longue robe, obligée de baisser les yeux, forcée de réciter des prières islamiques et affublée d'un nom coranique par les terroristes : « Salsabil ».

Pendant la moitié de sa vie, Fawzia a été l'esclave de Daech et du Hamas.

Pourtant, des femmes pro-palestiniennes se battent pour soutenir ceux qui ont réduit cette jeune Yézidie en esclavage. L'Occident « woke », passé maître dans l'art d'inventer des micro-agressions, des espaces sécurisés et des génocides imaginaires, se trouve face à une véritable victime – une enfant, une « infidèle », réduite à un objet sexuel par un régime théocratique – et choisit le silence. (Sans parler du sort des otages israéliennes, ni de celles qui ont été violées et tuées le 7 octobre.)

Car sa libération porte l'étoile de David. Car son histoire ébranle le dogme de… Opprimés. Car admettre que Gaza abrite des camps de viol islamistes, c'est reconnaître que le mal se niche aussi au cœur du projet politique qui gouverne la bande de Gaza.

Gaza n'est pas seulement un champ de ruines. C'est aussi des kilomètres de prisons souterraines. Il y a ceux qui kidnappent des enfants et ceux qui les libèrent.

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"Gaza the Beautiful" and its slaves

There are those who kidnap child hostages and those who free them. The hypocritical West prefers the kidnappers because it is Israel who freed their abused female prisoners. Op-ed.

Giulio Meotti

PublishedJul 5, 2026,

In the rhetoric of “Free Gaza," few embody the hypocrisy of stage activism better than Bella Hadid.

At the latest Cannes Film Festival, under the flashes of photographers, Bella glided forward like an oriental princess stepped out of a fairy tale. Her father, Mohamed Hadid, a California real estate billionaire, meanwhile lives among villas, infinity pools, and American fortunes. Yet, in the midst of all this luxury, they do nothing but endlessly repeat the magic word: “Palestine."

Call it “Gaza the Beautiful".

There is this mythological Gaza, the one of the flotillas, of the influencers, of the Hadid sisters posing for glossy magazines. Then there is the other Gaza, which escapes ideological frameworks because it reveals their structural lie.

Fawzia Sido, kidnapped on an Iraqi mountain and ending up in Gaza, is its uncomfortable face. Hamas and ISIS, two sides of the same totalitarian ideology, passed the baton in the destruction of this Yazidi girl.

In the summer of 2014, ISIS massacres and kidnaps thousands of Yazidis in Iraq. A real genocide, with the rape of thousands of women and girls turned into sex slaves and mass graves full of men. Fawzia Sido is one of them. She was eleven years old, kidnapped, sold five times, drugged and raped, and from Syria she would end up in Gaza in 2020. She passed from hand to hand - “a Syrian, a Saudi, another Syrian" - and finally to a Gaza jihadist fighter, whomarried" her.

She knew him by his battle name, Abu Amar al Makdisi. “Makdisi" is a favorite term among Palestinian jihadists. She had two children with her rapist, a Hamas leader. After the October 7 massacre, Fawzia was forced to work in a hospital used as a terrorist base.

On October 1, 2024, Fawzia was rescued by the Israeli army in Gaza. Today she is in Germany, where she is slowly rebuilding a life thanks to European hospitality. On June 26, Fawzia Sido spoke at the 62nd session of the UN Human Rights Council at the invitation of UN Watch’s Hillel Neuer.

I stand before you today not to provide numbers and statistics that will end up buried in reports and forgotten, but as a human being who has endured what no one on this earth should ever have to endure," Fawzia said in Geneva. “At dawn on August 3, 2014, the sun did not rise over Sinjar: we breathed death."

The night ISIS arrived, Fawzia fled holding the hand of her five-year-old little brother. “I was only ten years old, I was sold from one man to another as if I were a piece of furniture, without feelings, without dreams, without dignity. They chained me. They beat me. They violated my innocence and subjected my body to electric shocks.

"In 2020, I was kidnapped and taken to the Gaza Strip, where I was sold to a jihadist and, under threat of violence, forced to marry him and give birth to two children. I lived there for years in slavery. I was so exhausted and terrified that they forced me to sleep standing up. I was locked in a dark room without windows for three months and I attempted suicide several times to escape that hell. Today I am just a body without a soul."

Meanwhile, in a tunnel under Gaza, Agam Goldstein-Almog 

was an Israeli girl held hostage by Hamas. Like Fawzia, she was forced to wear a full veil and a long dress, made to always look at the ground, forced to recite Islamic prayers, and given a Quranic name by the terrorists: “Salsabil."

For half her life, Fawzia was a slave to ISIS and Hamas.

Yet pro-Palestinian women fight to support those who enslaved this Yazidi girl. The woke West, master at inventing microaggressions, safe spaces, and imaginary genocides, meets a real victim - a child, an “infidel," reduced to a sex object by a theocratic regime - and chooses silence. (Let alone the story of the Israeli female hostages or those raped and killed on October 7.)

Because her liberation carries the Star of David. Because her story cracks the dogma of the oppressed. Because admitting that Gaza hides Islamist rape camps means acknowledging that evil also dwells in the heart of the political project that governs the Strip.

Gaza is not just war rubble. It is also kilometers of underground prisons. There are those who kidnap child hostages and those who free them.